Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Le Seigneur des anneaux [- Tome 2 - Les deux tours]
Le Seigneur des anneaux [- Tome 2 - Les deux tours] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le Seigneur des anneaux [- Tome 2 - Les deux tours]

Электронная книга - «Le Seigneur des anneaux [- Tome 2 - Les deux tours]». Краткое содержание книги:

Le Seigneur des anneaux [- Tome 2 - Les deux tours]
1 ... 84 85 86 87 88 89 90 91 92 ... 128
Перейти на страницу:

Tandis qu’il regardait, Frodo prit conscience d’un formidable grouillement sur la plaine. C’était comme si des armées entières étaient en mouvement, bien que la plupart eussent été voilées par la fumée et les vapeurs venues des landes et des marais au-delà. Mais par endroits, il distinguait des reflets de lances et de heaumes ; et sur le plat en bordure des routes, des cavaliers s’avançaient en de nombreuses compagnies. Il se rappela la vision lointaine qu’il avait eue sur l’Amon Hen, à peine quelques jours auparavant ; même si à présent, cela lui semblait faire des années. Il sut alors que le fol espoir né en son cœur, l’espace d’un instant, était vain. Les trompettes n’avaient pas sonné en manière de défi, mais d’accueil. Ce n’était pas un assaut lancé contre le Seigneur Sombre par les Hommes du Gondor, resurgis comme des spectres vengeurs du tombeau des braves emportés de longtemps. C’étaient des Hommes d’autre origine, issus des vastes Terres de l’Est, appelés par leur Suzerain à se rassembler sous sa bannière ; des armées ayant campé devant sa Porte et qui, l’aube venue, passaient à l’intérieur pour aller encore grossir ses forces. Comme s’il s’avisait tout à coup du péril de leur situation, seuls dans la lumière du jour croissant, si proches de cette menace incommensurable, Frodo ramena vivement son mince capuchon gris sur sa tête et redescendit dans le vallon. Puis il se tourna vers Gollum.

« Sméagol, dit-il, je vais t’accorder ma confiance une fois de plus. Il semble en fait que je n’aie pas le choix, que ce soit mon destin de recevoir de l’aide de toi, où j’en attendais le moins, et que ton destin soit de m’aider, moi que tu as longtemps poursuivi avec de mauvaises intentions. Jusqu’à présent, tu as bien mérité de moi, et tu es resté fidèle à ta promesse. Oui, fidèle, je le dis et je le pense, ajouta-t-il avec un coup d’œil vers Sam ; car voici deux fois que nous sommes laissés à ta merci, et tu ne nous as fait aucun mal. Pas plus que tu n’as tenté de me prendre ce que tu recherchais naguère. Que la troisième fois soit la plus probante ! Mais je t’avertis, Sméagol, tu es en danger. »

« Oui, oui, maître ! dit Gollum. Terrible danger ! Les os de Sméagol en tremblent rien que d’y penser, mais il ne se sauve pas. Il doit aider le gentil maître. »

« Je ne parlais pas du danger que nous courons tous, dit Frodo. Je parle d’un danger qui ne guette que toi. Tu as juré ta promesse sur ce que tu nommes le Trésor. Souviens-t’en ! Il t’obligera à la tenir ; mais il cherchera à la déformer pour mieux te perdre, toi. Déjà, tu te fais mener par lui. Tu t’es révélé à moi, là, stupidement. Redonnez-le à Sméagol, as-tu dit. Ne répète jamais cela ! Ne laisse pas cette pensée grandir en toi ! Tu ne le recouvreras jamais. Mais le désir que tu en conçois pourrait te conduire à une fin amère. Tu ne le recouvreras jamais. En dernière nécessité, Sméagol, je mettrais moi-même le Trésor ; et le Trésor est maître de toi depuis longtemps. Si, le portant, je te commandais, tu obéirais, même si je t’ordonnais de sauter d’un précipice ou de te jeter au feu. Et tel serait mon commandement. Alors prends garde, Sméagol ! »

Sam regarda son maître avec approbation, mais aussi avec surprise : il y avait sur son visage une expression qu’il ne lui connaissait pas, et le ton de sa voix était différent. Il avait toujours considéré que son cher M. Frodo était d’une gentillesse telle qu’elle devait supposer une bonne part d’aveuglement. Bien sûr, il avait en même temps l’intime et inconciliable conviction que M. Frodo était la personne la plus sage du monde (en dehors, peut-être, du Vieux M. Bilbo et de Gandalf). Gollum, à sa façon (et de manière beaucoup plus excusable, puisqu’il le connaissait depuis bien moins longtemps), faisait peut-être la même erreur, prenant sa gentillesse pour de l’aveuglement. Quoi qu’il en soit, son discours le confondit et le terrifia. Il se traîna sur le sol, et rien d’autre ne sortit clairement de sa bouche que les mots gentil maître.

Frodo attendit patiemment et, quelques instants plus tard, il reprit d’un ton moins sévère. « Allons, Gollum, ou Sméagol si tu préfères, parle-moi de cet autre chemin, et montre-moi, si tu peux, en quoi il y a là suffisamment d’espoir pour que je me détourne de ma route. J’ai grand’hâte. »

Mais Gollum se trouvait dans un état pitoyable ; la menace de Frodo l’avait grandement perturbé. Obtenir de lui une explication claire fut loin d’être aisé, entre ses marmottements et ses couinements, et les fréquentes interruptions au cours desquelles il se trouvait à ramper par terre ou à les supplier d’être gentils avec le « pauvre petit Sméagol ». Au bout d’un moment, il se calma un peu, et Frodo comprit bribe par bribe qu’en suivant la route qui descendait à l’ouest de l’Ephel Dúath, un voyageur finirait par arriver à un croisement au milieu d’un cercle d’arbres sombres. À droite, une route partait vers Osgiliath et les ponts de l’Anduin ; au milieu, la route continuait vers le sud.

« Plus loin, toujours plus loin, dit Gollum. On n’est jamais allés de ce côté, mais on a entendu dire qu’en une centaine de lieues, elle mène au bord de la Grande Eau qui ne se repose jamais. Il y a beaucoup de poissons là-bas, et des gros oiseaux qui en mangent, bons oiseaux ; mais on n’y est jamais allés, hélas non ! on n’en a jamais eu la chance. Et plus loin encore, il y a d’autres terres, à ce qu’on dit, mais la Face Jaune là-bas est très chaude, et il y a très peu de nuages, et les hommes sont féroces et ils ont la face sombre. On ne veut pas voir ce pays-là. »

« Non ! dit Frodo. Mais ne t’écarte pas de ta voie. Qu’en est-il du troisième chemin ? »

« Oh oui, oh oui, il y en a un troisième, dit Gollum. C’est celui de gauche. Il commence tout de suite à grimper, grimper, et il monte en zigzag vers les grandes ombres. Et au moment de contourner le rocher noir, vous la verrez, soudain vous la verrez au-dessus de vous, et vous voudrez vous cacher. »

« La voir, la voir ? Que va-t-on voir ? »

« L’ancienne forteresse, très vieille, très horrible de nos jours. On avait coutume d’entendre des contes venus du Sud, quand Sméagol était jeune, il y a longtemps. Oh oui, on avait coutume de raconter bien des histoires, le soir, assis sur les rives du Grand Fleuve, dans les saulaies, quand le Fleuve était plus jeune lui aussi, gollum, gollum. » Il se mit à pleurnicher et à murmurer. Les hobbits attendirent patiemment.

« Des contes du Sud, poursuivit Gollum, sur les grands Hommes aux yeux brillants, et leurs maisons comme des montagnes de pierre, et leur Roi à la couronne d’argent, et son Arbre Blanc : des merveilleux contes. Ils construisaient des tours très hautes, et il y en avait une, blanche et argent. Et dedans, il y avait une pierre pareille comme la Lune, et autour, des grands murs blancs. Oh oui, il y avait bien des contes sur la Tour de la Lune. »

« Tu veux parler de Minas Ithil, bâtie par Isildur, le fils d’Elendil, dit Frodo. C’est Isildur qui a coupé le doigt de l’Ennemi. »

« Oui, Il n’a que quatre doigts sur la Main Noire, mais c’est suffisant, dit Gollum avec un frisson. Et Il détestait la cité d’Isildur. »

1 ... 84 85 86 87 88 89 90 91 92 ... 128
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)