Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Космическая фантастика » L'homme des jeux [The Player of Games - fr]
L'homme des jeux [The Player of Games - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

L'homme des jeux [The Player of Games - fr]

Электронная книга - «L'homme des jeux [The Player of Games - fr]». Краткое содержание книги:

Gurgeh est l’un des plus célèbres joueurs de jeux que la Culture ait jamais connu. Il joue, gagne, enseigne, théorise. La Culture est une immense société galactique, pacifiste, multiforme, anarchiste, tolérante, éthique et cynique. Elle est composée d’humains, d’Intelligences Artificielles et d’espèces étrangères qui ont accepté ses valeurs. Elle cultive les loisirs et les jeux qui ont le statut d’un art majeur.
Le Contact, service de la Culture spécialisé dans l’évaluation et l’infiltration de civilisations étrangères nouvellement découvertes, considère l’Empire d’Azad, terrifiant de puissance et de cruauté, comme un danger potentiel. L’Empire repose, historiquement, sur un jeu infiniment complexe dont le gagnant devient Empereur.
Si bien que Gurgeh, contre son gré, manipulé mais fasciné par le défi, se retrouve à cent mille années-lumière de sa confortable demeure, devenu un pion des IA qui régissent la Culture et lancé dans le formidable jeu d’Azad.
Avec la série de la Culture, Iain Banks renouvelle avec panache et humour l’aventure spatiale. Comme dans L’usage des armes, il construit une société d’envergure galactique, bigarrée, baroque et attachante qui deviendra une référence dans l’histoire des futurs.
1 ... 80 81 82 83 84 85 86 87 88 ... 114
Перейти на страницу:

Puis ce fut le tour d’Olos.

« Vous voyez donc, Gurgeh, que vous irez peut-être à Echronédal. Seulement, ce serait aller à la défaite. Une défaite absolument certaine. Allez-y en tant que touriste de luxe, si vous voulez, ou bien restez ici et profitez de notre offre ; mais ce n’est plus la peine de jouer.

« Hmm… », fit Gurgeh.

Les danseurs perdaient progressivement leurs vêtements : ils se dénudaient les uns les autres. Tout en dansant, quelques-uns s’efforçaient de se caresser et de s’effleurer mutuellement avec des gestes exagérément évocateurs. Gurgeh hocha la tête.

« Je vais y réfléchir, dit-il. (Il sourit aux deux apicaux.) Quoi qu’il en soit, je tiens absolument à voir cette fameuse Planète du Feu. (Il prit une gorgée de liquide dans son verre bien frais et regarda se préciser la chorégraphie érotique qui prenait place derrière les musiciens.) Mais à part ça… Je ne me casserai pas trop la tête. »

Hamin examinait sa pipe. Olos avait l’air pénétré de sérieux.

Gurgeh ouvrit les mains en un geste d’impuissance résignée.

« Que puis-je dire de plus ?

« Seriez-vous disposé à… à collaborer ? » s’enquit Olos.

Gurgeh lui jeta un regard inquisiteur. Olos tendit lentement le bras et tapota le bord du verre de Gurgeh.

« Quelque chose qui… sonne vrai », ajouta-t-il d’une voix douce.

Gurgeh vit les deux apicaux échanger un regard, et attendit qu’ils dévoilent leur jeu.

« Des preuves matérielles, déclara enfin Hamin en s’adressant à sa pipe. Un film vous montrant en train de regarder d’un air inquiet vos pièces en mauvaise posture sur le tablier. Peut-être même une interview. Naturellement, nous pouvons nous passer de votre collaboration pour cela, mais avec votre aide, ce serait plus facile, moins risqué pour toutes les personnes concernées. »

Le vieil apical suçota sa pipe. Olos buvait en contemplant les cabrioles romantiques du corps de ballet. Gurgeh prit un air étonné.

« Vous voulez dire… mentir ? Participer à l’élaboration de votre réalité truquée ?

« Notre réalité authentique, Gurgeh, rectifia tranquillement Olos. La version officielle, celle que viendront corroborer les documents adéquats… Celle que tout le monde croira. »

Gurgeh sourit de toutes ses dents.

« Bien sûr. Je serais enchanté de vous être utile. Je me ferai un véritable défi de fournir l’interview parfaitement ignoble qui sera communiquée au peuple. J’irai même jusqu’à vous aider à concevoir des positions de jeu tellement désastreuses que même moi je ne pourrais pas m’en dépêtrer. (Il leva son verre devant eux.) Après tout, c’est le jeu qui compte, n’est-ce pas ? »

Hamin renifla et haussa les épaules. Puis il se remit à sucer sa pipe ; à travers un voile de fumée, il déclara :

« Nul véritable joueur-de-jeu ne saurait mieux dire. (Il donna de petites tapes sur l’épaule de Gurgeh.) Monsieur Gurgeh, même si vous choisissez de ne pas profiter des possibilités que renferme ma maison, j’espère que vous resterez quelque temps avec nous. Je serais heureux de bavarder avec vous. Resterez-vous ?

« Pourquoi pas ? » répondit Gurgeh.

Hamin et lui levèrent leurs verres pour se saluer mutuellement ; Olos se renfonça dans son siège en riant en silence. Tous trois se retournèrent d’un même mouvement pour regarder les danseurs, qui formaient maintenant un entrelacement amoureux complexe, un puzzle de chair qui continuait à se mouvoir en rythme, nota Gurgeh avec admiration.

Il passa les quinze jours suivants chez Hamin à s’entretenir – en se tenant sur ses gardes – avec le vieux recteur. Au moment de partir, il avait l’impression qu’ils ne se connaissaient pas encore tout à fait, mais qu’ils en savaient tout de même un peu plus sur leurs civilisations respectives.

Hamin avait manifestement beaucoup de mal à croire que la Culture réussissait réellement à se passer d’argent.

« Mais si je désirais vraiment quelque chose de déraisonnable, comment devrais-je m’y prendre ?

« Quoi, par exemple ?

« Eh bien… mettons, ma propre planète, répondit Hamin avec un rire sifflant.

« Comment voulez-vous posséder une planète ? fit Gurgeh en secouant la tête.

« Supposons que ce soit cela que je veuille.

« Eh bien, à condition d’en trouver une inoccupée où vous pourriez vous poser sans que cela dérange personne… cela marcherait peut-être. Mais comment feriez-vous pour empêcher d’autres gens de venir s’y poser aussi ?

« Je ne pourrais pas acquérir une flotte de guerre ?

« Tous nos vaisseaux sont de type conscient. Vous pourriez toujours essayer de leur donner des ordres… mais je crois que vous n’iriez pas très loin.

« Vos vaisseaux se croient intelligents et conscients ! gloussa Hamin.

« C’est aussi une erreur assez communément répandue parmi certains de nos compatriotes humains. »

Hamin trouvait les mœurs sexuelles de la Culture encore plus fascinantes. Il se montra à la fois ravi et scandalisé qu’on y considère l’homosexualité, l’inceste, la transsexualité, l’hermaphrodisme et l’altération des caractères sexuels comme de simples pratiques courantes, qu’on s’y livre comme on part en croisière ou comme on change de coiffure.

D’après lui, cet état de fait devait enlever tout son sel à la chose. La Culture n’interdisait-elle donc rien ?

Gurgeh essaya bien de lui expliquer qu’il n’existait pas de lois écrites, mais pas de délits non plus. On assistait de temps en temps à un « crime passionnel », (selon la formulation de Hamin), mais il ne se passait pas grand-chose d’autre d’illégal. Et puis, dans un monde où chacun possédait un terminal, il était difficile de s’en tirer comme ça. Mais les mobiles aussi s’étaient faits très rares.

« Mais si un individu en tue un autre ? »

Gurgeh haussa les épaules.

« Dans ce cas, il se fait drone-assigner.

« Ah ! On y vient. Et le drone en question, que fait-il ?

« Il le suit partout et s’assure qu’il ne recommence pas.

« Et c’est tout ?

« Que voulez-vous de plus ? Socialement, c’est la mort, Hamin. Vous n’êtes presque plus jamais invité dans les soirées.

« Ah… Mais on ne peut donc pas s’infiltrer ou rentrer de force dans les soirées, dans votre Culture ?

« Si, concéda Gurgeh, mais alors personne ne vous adresserait la parole. »

Quant aux révélations de Hamin sur l’Empire, elles ne lui firent qu’apprécier davantage ce que lui en avait dit Shohobohaum Za : que c’était un joyau, même si les arêtes en étaient coupantes, vicieuses et sans discrimination aucune. Il n’était pas si difficile de comprendre le jugement déformé que portaient les Azadiens sur ce qu’ils appelaient « la nature humaine » – ils employaient cette expression chaque fois qu’ils devaient justifier un phénomène inhumain et contre nature – ; il suffisait de voir le monstre qui les cernait et les subsumait, ce monstre autoproduit qu’était l’Empire d’Azad et qui faisait preuve d’un instinct (Gurgeh ne voyait pas d’autre terme) de conservation à ce point farouche.

L’Empire voulait survivre ; c’était une espèce d’animal, un organisme massif et puissant qui ne laissait survivre à l’intérieur de lui que certaines cellules, certains virus, et éliminait tout le reste sans autre forme de procès, automatiquement et sans même y penser. Hamin lui-même employa cette analogie lorsqu’il voulut comparer les révolutionnaires au cancer. Gurgeh essaya de lui faire comprendre que les cellules individuelles, c’étaient des cellules individuelles, mais qu’un ensemble conscient composé de milliards et de milliards d’entre elles – ou un dispositif conscient fait de séries de pico-circuits, d’ailleurs –, c’était tout à fait autre chose… Mais Hamin refusa de l’entendre. C’était Gurgeh, et non lui, qui ne voulait pas comprendre.

1 ... 80 81 82 83 84 85 86 87 88 ... 114
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)