Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Le Seigneur des anneaux [- Tome 2 - Les deux tours]
Le Seigneur des anneaux [- Tome 2 - Les deux tours] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le Seigneur des anneaux [- Tome 2 - Les deux tours]

Электронная книга - «Le Seigneur des anneaux [- Tome 2 - Les deux tours]». Краткое содержание книги:

Le Seigneur des anneaux [- Tome 2 - Les deux tours]
1 ... 78 79 80 81 82 83 84 85 86 ... 128
Перейти на страницу:

« Le malheureux ! dit-il presque contrit. Je me demande bien où il est passé ! »

« Pas loin, pas loin ! » dit une voix au-dessus de lui. Il leva les yeux et vit la grosse tête et les larges oreilles de Gollum se détacher devant le ciel du soir.

« Hé là, qu’est-ce que tu fais ? » s’écria Sam, ses soupçons ravivés du moment où il distingua cette forme.

« Sméagol a faim, dit Gollum. De retour bientôt. »

« Reviens tout de suite ! s’écria Sam. Hé ! Reviens ! » Mais Gollum avait disparu.

Frodo se réveilla au son des hurlements de Sam ; il se redressa et se frotta les yeux. « Ho ! dit-il. Quelque chose ne va pas ? Quelle heure est-il ? »

« Chais pas, dit Sam. Le soleil est déjà couché, on dirait. Et il s’est sauvé. Il dit qu’il a faim. »

« Ne t’inquiète pas ! dit Frodo. Il n’y a rien qu’on puisse faire. Mais il reviendra, tu vas voir. Sa promesse le tiendra encore un bout de temps. Et il n’abandonnera pas son Trésor, de toute façon. »

Frodo ne s’émut pas outre mesure en apprenant qu’ils avaient dormi à poings fermés pendant des heures alors que Gollum, a fortiori un Gollum très affamé, était en liberté à leurs côtés. « Pas la peine de penser aux vilains noms que te donnerait ton ancêtre, dit-il. Tu étais épuisé, et tout est pour le mieux en fin de compte : nous sommes tous les deux reposés. Et une dure route nous attend, la pire de toutes. »

« Pour ce qui est de la nourriture…, dit Sam. Combien de temps ça va nous prendre pour faire le boulot ? Et quand ce sera fait, qu’est-ce qu’on va faire, nous ? Ce pain de route vous garde sur vos jambes de merveilleuse façon, encore qu’il soit pas tellement satisfaisant pour les entrailles, comme on dit – pas à mon goût, en tout cas, sans vouloir manquer de respect à ceux qui l’ont fait. Mais il faut en manger chaque jour, et il n’en pousse pas. D’après moi, il nous en reste pour mettons trois semaines ou à peu près ; et ça, c’est en nous serrant la ceinture et en ayant la dent économe. Jusqu’ici, on n’a pas été tellement regardants. »

« Je ne sais pas combien de temps il nous faudra pour… pour en finir, dit Frodo. Nous avons essuyé un retard lamentable dans les collines. Mais Samsaget Gamgie, mon cher hobbit – ou plutôt Sam, mon très cher hobbit, le meilleur des amis… je ne crois pas qu’il nous faille songer à ce qui viendra après. Faire le boulot, dis-tu ; mais quel espoir avons-nous d’y parvenir jamais ? Et si nous y parvenons, qui sait ce qu’il adviendra ? Si l’Unique va au Feu, et que nous sommes à portée ? Je te le demande, Sam, y a-t-il la moindre chance que nous ayons encore besoin de pain ? Je ne le pense pas. Si nous parvenons à soigner nos membres pour atteindre le mont Destin, c’est tout ce que nous serons en mesure de faire. C’est plus que ce que je puis faire, moi, ai-je maintenant tendance à croire. »

Sam hocha la tête en silence. Il prit la main de son maître et se pencha sur elle. Il ne la baisa pas, mais y laissa tomber ses larmes. Puis il se détourna et passa sa manche sur son nez ; il se leva et piétina, essayant de siffler, et disant entre chaque tentative : « Où est cette fichue créature ? »

De fait, Gollum revint peu après ; mais il arriva si discrètement qu’ils ne l’entendirent pas avant qu’il se tînt devant eux. Il avait les doigts et le visage couverts de boue noire, la bouche baveuse, et il mastiquait encore quelque chose. Ce que c’était au juste, ils ne voulaient pas le savoir ni se l’imaginer.

« Des vers, des scarabées, ou des choses visqueuses prises dans des trous, pensa Sam. Brrr ! La sale créature ; le pauvre malheureux ! »

Gollum ne dit rien avant d’être allé au ruisseau pour y boire goulûment et s’y laver. Puis il s’approcha d’eux, se léchant les lèvres. « Mieux maintenant, dit-il. Sommes-nous reposés ? Prêts à repartir ? Gentils hobbits, ils dorment joliment. Ils font confiance à Sméagol, maintenant ? Très, très bien. »

L’étape suivante de leur voyage fut assez semblable à la précédente. À mesure qu’ils avançaient, le ravin se fit de moins en moins profond, et sa pente plus graduelle. Le fond devenait moins pierreux et plus terreux ; et ses bords se réduisirent peu à peu à de simples berges. Bientôt, elles se mirent à onduler et à serpenter. La nuit tirait à sa fin, mais des nuages couvraient à présent la lune et les étoiles, et seule la lente apparition d’une lueur grise et diffuse les avertit de la venue du jour.

Dans le froid du matin, ils arrivèrent à la fin du cours d’eau. Les berges étaient devenues des monticules couverts de mousse. Le ruisseau sautait bruyamment de son dernier lit de pierre pourrissante pour aller se perdre dans une bourbe brunâtre. Des roseaux desséchés sifflaient et s’entrechoquaient, bien qu’il n’y eût aucun souffle de vent.

En avant et de chaque côté se trouvaient à présent de vastes bourbiers et marécages que l’on voyait s’étendre au sud et à l’est dans le faible demi-jour. Des brumes fumaient et tourbillonnaient au-dessus des mares, sombres et répugnantes. Leurs relents suffocants planaient dans l’air immobile. Au loin, presque droit au sud à présent, se dressaient les murailles montagneuses du Mordor, tel un banc de nuages noirs aux contours déchiquetés, flottant sur une mer traîtresse, nappée de brouillard.

Les hobbits étaient désormais entièrement livrés à Gollum. Ils ne savaient pas (et, dans cette lumière brumeuse, ne pouvaient deviner) qu’ils étaient tout juste à la lisière septentrionale des marais, lesquels s’étendaient principalement au sud. S’ils avaient mieux connu la région, ils auraient pu, en se retardant un peu, revenir légèrement sur leur pas et prendre ensuite vers l’est pour faire le tour jusqu’à la plaine déserte de Dagorlad, l’ancien champ de bataille devant les portes du Mordor. Non qu’il y eût beaucoup d’espoir en un semblable itinéraire. Cette plaine rocailleuse, entièrement à découvert, était traversée de surcroît par les grand-routes des Orques et des soldats de l’Ennemi. Pas même les capes de Lórien ne les y auraient dissimulés.

« Quel chemin allons-nous prendre maintenant, Sméagol ? demanda Frodo. Doit-on traverser ces marécages infects ? »

« Pas besoin, pas besoin du tout, dit Gollum. Pas si les hobbits veulent arriver aux montagnes noires et venir à Lui très rapidement. Un peu en arrière, un peu alentour – son bras squelettique montra le nord et l’est – et on peut arriver par des chemins froids et durs aux portes mêmes de Son pays. Il y aura beaucoup de Ses gens pour guetter les arrivants, très contents de les amener à Lui, oh oui. Son Œil surveille toujours cette porte-là. C’est là qu’il a pris Sméagol, il y a longtemps. » Gollum frissonna. « Mais Sméagol s’est servi de ses yeux depuis ce temps-là, oui, oui : mes yeux, mes pieds et mon nez, ils m’ont servi depuis ce temps. Je connais d’autres chemins. Plus ardus, pas si rapides ; mais mieux, si on ne veut pas qu’Il nous voie. Suivez Sméagol ! Il peut vous conduire à travers les marais, à travers les brumes, les belles brumes épaisses. Suivez Sméagol très prudemment, et vous pourriez aller loin, très loin, avant qu’Il vous attrape, oui, peut-être. »

Il faisait déjà jour, un matin gris et sans vent, et les vapeurs des marécages formaient de lourds bancs de brouillard. Aucun rayon de soleil ne perçait le ciel bas et nuageux ; d’ailleurs, Gollum semblait tenir à ce qu’ils continuent sans attendre. Ainsi, après une courte pause, ils se remirent en chemin et furent bientôt perdus dans un monde silencieux et indécis, coupé de toute vision des terres environnantes, que ce fussent les collines qu’ils avaient quittées ou les montagnes qu’ils recherchaient. Ils allaient lentement et à la file : Gollum, Sam, Frodo.

1 ... 78 79 80 81 82 83 84 85 86 ... 128
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)