Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » La Grande Quête
La Grande Quête - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La Grande Quête

Электронная книга - «La Grande Quête». Краткое содержание книги:

À peine arrivé à la forteresse de Fal Dara, le jeune Rand n’a déjà qu’une idée en tête : fuir les noirs secrets qu’il a appris sur lui-même.
Moiraine, la puissante magicienne qui seule pourrait lui fournir des réponses, l’évite désormais comme la peste. Rand sait qu’il devrait quitter ces lieux, partir où personne ne le connaît et où il ne pourrait faire aucun mal.
Mais il est trop tard : les Aes Sedai l’ont enfermé et son seul espoir d’obtenir de l’aide à présent est Egwene, la femme qu’il pensait épouser un jour… et qui est en train de devenir elle-même une Aes Sedai.
1 ... 65 66 67 68 69 70 71 72 73 ... 234
Перейти на страницу:

Et une vision explosa dans sa tête.

Un homme chauve vêtu comme un fermier pose en souriant une tranche de viande sur l’assiette que lui tend sa femme au visage tanné par le soleil. Après avoir ajouté des légumes, elle donne l’assiette à un des gosses assis à la table. Ils sont six, de toutes les tailles et de tous les âges, le plus vieux presque adulte et le plus jeune à peine assez grand pour regarder par-dessus la table. La femme dit quelque chose et la fillette qui s’est emparée de l’assiette éclate de rire.

L’homme entreprend de couper une nouvelle tranche de viande.

Mais une autre fillette crie soudain en désignant la porte du doigt. L’homme lâche le couteau, se retourne… et crie également. Puis il prend un enfant dans ses bras. Sa femme l’imitant, elle pousse ensuite les quatre autres gamins vers la porte de derrière en leur criant des ordres muets, car la terreur la prive de sa voix. Tout ce petit monde fuit vers ce qui semble être le salut…

Mais cette porte-là s’ouvre aussi.

Rand voulut bouger, mais ses muscles semblaient pétrifiés. Alors qu’il faisait de plus en plus froid dans la pièce, il aurait aimé frissonner, mais il n’était même pas capable de ça. Tandis que les mouches grouillaient sur la table, il invoqua le vide. La lumière maladive y brillait, mais il s’en ficha, car…

Une vision explosa dans sa tête.

Un homme chauve vêtu comme un fermier pose en souriant une tranche de viande sur l’assiette que lui tend sa femme au visage tanné par le soleil. Après avoir ajouté des légumes, elle donne l’assiette à un des gosses assis à la table. Ils sont six, de toutes les tailles et de tous les âges, le plus vieux presque adulte et le plus jeune à peine assez grand pour regarder par-dessus la table. La femme dit quelque chose et la fillette qui s’est emparée de l’assiette éclate de rire.

L’homme entreprend de couper une nouvelle tranche de viande.

Mais une autre fillette crie soudain en désignant la porte du doigt. L’homme lâche le couteau, se retourne… et crie également. Puis il prend un enfant dans ses bras. Sa femme l’imitant, elle pousse ensuite les quatre autres gamins vers la porte de derrière en leur criant des ordres muets, car la terreur la prive de sa voix. Tout ce petit monde fuit vers ce qui semble être le salut…

Mais cette porte-là s’ouvre aussi.

On gelait dans cette pièce ! La table était maintenant noire de mouches, comme les murs, le sol et le plafond. Des mouches grouillaient sur Rand, rampant sur ses yeux et s’introduisant dans ses narines et sa bouche.

Lumière, au secours ! Je meurs de froid !

Le bourdonnement des mouches, à présent, résonnait comme le tonnerre.

Froid… Si froid !

La glace s’insinua dans le vide, emprisonnant Rand dans un carcan de gel. Désespéré, il s’accrocha à la lumière maladive comme à un morceau de bois flotté. Son estomac se retourna, mais, au moins, cette lumière était chaude.

Il se réchauffait. Oui, le sang n’était plus glacé dans ses veines.

Soudain, il eut l’impression de déchirer quelque chose. Quoi ? Il n’aurait pu le dire. Peut-être une toile d’araignée en fils d’acier… Ou des rayons de lune sculptés dans de la pierre. Alors qu’il ne touchait rien, en réalité – ça, il l’aurait juré –, les fils s’effritèrent, puis ils semblèrent se dessécher et fondre sous l’effet de la chaleur que diffusait le corps de Rand. La chaleur d’une forge, d’un incendie, de la fin du monde, de…

Tout s’arrêta. Le souffle court, Rand regarda autour de lui. Des mouches mortes gisaient sur le rôti et dans le plat.

Six mouches mortes. Six seulement…

Il y en avait d’autres dans les assiettes. Une demi-douzaine de petits cadavres noirs au milieu des navets et des pois.

Des mouches mortes… Hébété, Rand sortit à reculons de la maison.

Mat émergea d’une autre demeure, non loin de là, et secoua la tête.

— Personne, annonça-t-il à Perrin, qui n’avait toujours pas mis pied à terre. On dirait qu’ils sont partis au milieu d’un repas, sans rien emporter…

Un cri retentit sur la place.

— Ils ont trouvé quelque chose, dit Perrin.

Il talonna sa monture et partit au galop. Mat sauta en selle et l’imita.

Rand enfourcha Rouquin avec quelque difficulté. Très nerveux, le cheval piaffa. Le faisant avancer au pas, son cavalier tenta d’étudier les maisons, sur le chemin, mais il dut très vite en détourner le regard.

Mat en a exploré une, et il ne lui est rien arrivé.

Quoi qu’il advienne, Rand décida de ne plus mettre un pied à l’intérieur d’une de ces demeures. Un peu rassuré, il talonna Rouquin et ne tarda pas à atteindre la place.

Tous ses compagnons, pétrifiés comme des statues, se tenaient devant un bâtiment muni d’une grande porte à deux battants. Une auberge ? Non, probablement pas, vu l’absence d’enseigne. Une salle des fêtes ? Peut-être…

Le jeune homme se joignit au cercle silencieux et regarda à son tour.

Un homme était cloué sur les deux portes, les membres en croix. De gros pieux lui traversaient les poignets et les épaules, et deux autres avaient été enfoncés dans ses yeux afin de lui tenir la tête droite. Des éraflures sur le bois, au niveau de ses talons, indiquaient que le supplicié était vivant quand on lui avait infligé ces horreurs. Au début, en tout cas.

Rand eut soudain le souffle court. En y regardant un peu mieux, il ne s’agissait pas d’un homme. Aucun être humain, jamais, n’avait porté des vêtements si noirs qu’ils en faisaient pâlir la nuit. Étrangement, le vent faisait bouger un pan de la cape du mort – en principe, ces vêtements-là n’étaient pas sensibles aux bourrasques, mais il devait y avoir une explication – mais, à l’évidence, il n’y avait jamais eu d’yeux sur ce visage désormais exsangue.

— Un Myrddraal…, souffla Rand.

Cela brisa le sortilège qui empêchait ses compagnons de bouger et de parler.

— Qui… ? (Mat dut s’y reprendre à deux fois pour formuler sa question.) Qui a pu faire ça à un Blafard ?

— Je n’en sais rien…, avoua Ingtar. Rien du tout… (Il regarda autour de lui, sondant les visages – ou s’assurant que personne ne manquait.) Ici, nous n’apprendrons rien de plus. Allons, tous en selle ! Hurin, la piste ! Guide-nous hors de ce lieu.

— Oui, seigneur, avec plaisir… Le sud, ils se dirigent toujours vers le sud.

Les cavaliers s’éloignèrent, laissant le Myrddraal là où il était, sa cape livrée aux caprices du vent. Sans attendre Ingtar, contrairement à ses habitudes, Hurin fut le premier à franchir le mur d’enceinte.

Mais Rand lui collait aux basques.

11

Les chatoiements de la Trame

Pour une fois, Ingtar ordonna l’arrêt de la colonne alors que le soleil n’avait pas encore sombré à l’horizon. Si endurcis qu’ils soient, les guerriers avaient été ébranlés par l’horrible spectacle. Depuis le départ, leur chef n’avait jamais fait dresser le camp si tôt, ni choisi un site qui fût si ostensiblement facile à défendre. Cette grande cuvette, presque ronde, accueillerait sans peine les hommes et les chevaux. Les versants étaient couverts de végétation – toute une variété d’arbustes et de buissons – et ils se révélèrent largement assez hauts pour dissimuler le camp, même s’il n’y avait pas eu le rideau végétal. Dans cette région, une telle élévation passait pour une colline, tant le terrain était plat.

— Je ne dis qu’une fichue chose, lança Uno à Ragan alors que tous les cavaliers mettaient pied à terre, et c’est que j’ai vu cette sacrée bonne femme ! Elle était là, bon sang ! Juste avant qu’on trouve le maudit Blafard, j’ai aperçu la même fichue bonne femme que dans ce village de malheur, près du fleuve. Elle était là, et tout d’un coup elle s’est volatilisée. Alors, pense ce que tu veux – et dis ce qui te chante – mais fais quand même attention à comment tu racontes les choses ! Sinon, je t’écorcherai vif et je ferai brûler ta peau, fichu buveur de lait de chèvre à la noix !

1 ... 65 66 67 68 69 70 71 72 73 ... 234
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)