Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr]
Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr]

Электронная книга - «Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr]». Краткое содержание книги:

Les paqueninos, la Reine et les humains de Lusitania sont menacés par l’arrivée de la Flotte Stellaire qui compte utiliser le « Petit Docteur », un désintégrateur moléculaire, pour préserver la race humaine du terrible virus de la descolada.
Seule Jane, l’intelligence artificielle alliée d’Ender, est capable de sauver Lusitania et les espèces qui y vivent. Mais son action est menacée par le Congrès Stellaire, qui s’efforce de déconnecter tous les réseaux informatiques qu’elle utilise.
Quant à Ender, il doit maintenir toute son attention, malgré ses forces déclinantes, pour que les enfants nés de son esprit — Peter et Val — puissent mener à bien leurs quêtes respectives : la recherche sur la planète Pacifica d’un puissant leader d’opinion susceptible d’influer sur la décision du Congrès et l’exploration de planètes colonisables pour préparer l’exode des habitants de Lusitania. Le compte à rebours va bientôt s’achever...
1 ... 59 60 61 62 63 64 65 66 67 ... 99
Перейти на страницу:

Mais à un certain stade il se désintéressa complètement de ces questions et finit par s’endormir.

Telle fut l’impression qu’il eut. De s’endormir.

Les trois femmes autour du lit virent ses yeux se fermer. Novinha lâcha un soupir, pensant avoir échoué ; elle avait même commencé à faire demi-tour. Puis Plikt eut un haut-le-cœur. Novinha se retourna. Des cheveux d’Ender s’étaient mis à tomber. Elle posa la main à l’endroit où ils se détachaient du cuir chevelu, voulant le toucher, s’assurant que tout se passait bien, même si la meilleure chose à faire était de ne pas le toucher, de ne pas le réveiller et de le laisser partir.

« Ne regarde pas », murmura Valentine. Mais aucune d’elles ne quitta la pièce. Elles le regardaient sans rien dire, sans le toucher, alors que sa peau se desséchait autour des os pour finir par s’effriter, puis il ne resta plus qu’un tas de poussière sous les draps, sur l’oreiller, et la poussière elle-même se désagrégea jusqu’à être à peine visible. Il ne restait plus rien. Plus personne, à part la mèche de cheveux tombée un instant plus tôt.

Valentine se pencha pour réunir les cheveux en un petit tas. Novinha en fut choquée l’espace d’un instant. Puis elle comprit. Il fallait pouvoir enterrer quelque chose. Il fallait organiser les funérailles et mettre sous terre ce qui restait d’Andrew Wiggin. Novinha se pencha pour l’aider. Et lorsque Plikt entreprit de l’imiter, Novinha ne chercha pas à l’éviter mais lui tendit les mèches qu’elle venait de prendre des mains de Valentine. Ender était libre. Novinha l’avait libéré. Elle avait prononcé les paroles qu’il fallait pour le laisser partir.

Valentine avait-elle raison ? Serait-ce différent au bout du compte de ceux qu’elle avait aimés et perdus ? Elle le saurait plus tard. Mais pour l’instant, aujourd’hui, en cet instant, tout ce qu’elle ressentait c’était le poids insupportable du chagrin qu’elle éprouvait. Non, voulait-elle crier. Non, Ender, ce n’est pas vrai, j’ai toujours besoin de toi, par devoir ou par promesse, qu’importe la raison, je te veux toujours avec moi, personne ne m’a aimée comme toi, et j’en avais besoin, j’avais besoin de toi, où es-tu maintenant, où es-tu au moment où je t’aime tant ?

« Il est en train de lâcher prise, dit la Reine.

— Mais peut-il trouver son chemin vers un autre corps ? demanda Humain. Ne le laisse pas se perdre !

— Tout dépend de lui. Lui et Jane.

— Est-elle au courant ?

— Où qu’elle soit, elle est toujours liée à lui. Oui, elle sait. Elle est en train de le chercher en ce moment même. Et la voilà qui part. »

Elle quitta la toile qui l’avait si gentiment, si tendrement accueillie ; elle s’accrochait encore à elle ; je reviendrai, pensa-t-elle. Je reviendrai vers toi, mais je ne pourrai pas rester aussi longtemps ; cela te fait du mal si je reste trop longtemps.

Elle se retrouva près de cet aiúa si familier à qui elle avait été liée pendant trois mille ans. Il semblait perdu, en pleine confusion. Un de ses corps manquait à l’appel, voilà pourquoi. Le plus vieux. La forme si familière. Il tenait à peine aux deux autres. Sans racine ni point d’ancrage, il ne semblait appartenir ni à l’un ni à l’autre. Un étranger dans sa propre chair.

Elle s’approcha de lui. Cette fois-ci, elle savait un peu mieux ce qu’elle faisait et comment se contrôler. Cette fois-ci, elle garda ses distances, s’abstenant de prendre ce qui était à lui. Sans contester ce qu’il possédait. Elle se contenta de s’approcher.

Dans sa confusion, il sentit qu’elle ne lui était pas inconnue. Déraciné de sa dernière demeure, il savait désormais qu’il la connaissait, et ce depuis longtemps. Il s’approcha d’elle, sans crainte. De plus en plus près.

Suis-moi.

Elle passa dans le corps de Val. Il la suivit. Elle passa au travers, sans la toucher, sans goûter à cette vie ; c’était à lui de le faire. Il sentit ses membres, ses lèvres, sa langue ; il ouvrit les yeux et observa ; il put lire dans ses pensées, plonger dans sa mémoire.

Des joues ruisselantes de larmes. Une profonde peine dans le cœur. Je ne peux pas me supporter ici, pensa-t-il. Ce n’est pas ma place. Personne ne me veut ici. Ils veulent tous me voir partir.

Brisé par l’émotion, il fut forcé de s’en aller. L’endroit lui était insupportable.

L’aiúa qui avait jadis été Jane s’avança timidement, pour toucher un endroit précis, une simple cellule.

Il paniqua l’espace d’un instant, mais un instant seulement. Ceci n’est pas à moi, pensa-t-il. Je n’ai pas ma place ici. C’est à toi. Tu peux l’avoir.

Elle le guida, ici et là dans le corps, le touchant systématiquement, le maîtrisant progressivement ; mais cette fois, au lieu de la repousser, il lui en donna le contrôle, petit à petit. On ne me veut pas ici. Prends-le. C’est ton bonheur. Il est à toi. Il ne m’a jamais appartenu de toute manière.

Elle sentit la chair devenir sienne, progressivement, des centaines, des milliers de cellules quittant la domination du vieux maître qui ne voulait plus rester là, pour se placer sous celle de la nouvelle maîtresse qui les vénérait. Elle ne leur dit pas : Vous êtes à moi, comme lors de sa précédente tentative. Son cri en cet instant était plutôt : Je suis à vous. Et puis enfin : Vous êtes moi.

Elle était étonnée par le sentiment de cohérence de ce corps. Elle comprenait que jusqu’à ce jour elle n’avait jamais été un être à part entière. Ce qu’elle avait eu tous ces siècles durant n’était qu’un instrument, pas une identité. Elle avait été maintenue en animation suspendue en attendant une vie. Mais maintenant, en essayant ces bras telles des manches, elle se rendait compte qu’en effet, ils étaient aussi longs que ça ; en effet, cette langue et ces lèvres bougent là où ma bouche et mes lèvres doivent bouger.

Puis, remontant à la surface, focalisant son attention – jadis dispersée parmi des milliers de pensées à la fois –, vinrent des souvenirs qu’elle n’avait jamais eus auparavant. Des souvenirs de paroles prononcées par sa bouche dans un souffle de vie. Des souvenirs visuels grâce à de véritables yeux, et des auditifs grâce à de véritables oreilles. Des souvenirs de promenades, de courses.

Puis vinrent les souvenirs de personnes. Celles qui se trouvaient dans ce premier vaisseau, la voyant pour la première fois – Andrew Wiggin, et l’expression de son visage, son émerveillement, son regard allant d’elle à…

À Peter.

Ender.

Peter.

Elle avait oublié. Elle était tellement occupée par son nouveau corps qu’elle venait de se rendre compte qu’elle avait complètement oublié l’aiúa errant qui le lui avait donné. Où était-il ?

Perdu, perdu. Pas dans l’autre, nulle part. Comment avait-elle pu l’abandonner ? Depuis combien de secondes, de minutes, d’heures était-il parti ? Où était-il ?

S’éloignant de son corps, de ce moi qui s’appelait Val, elle sonda les environs, le chercha, mais en vain.

Il est mort. Je l’ai perdu. Il m’a donné cette vie et n’avait aucun moyen de se fixer ici, pourtant je l’ai oublié et il est parti.

Puis elle se rappela qu’il était déjà parti auparavant. Lorsqu’elle l’avait suivi à travers les trois corps jusqu’à ce qu’il s’échappe enfin l’espace d’un instant, c’était grâce à cela qu’elle avait atterri dans les fines dentelles de la toile des arbres. Il pourrait certainement recommencer. Il plongerait de nouveau dans le seul autre endroit qu’il ait jamais connu.

Elle le suivit jusque-là, et le trouva, mais pas là où elle avait déjà été, pas parmi les arbres-mères ni même les arbres-pères. Ni parmi aucun arbre, d’ailleurs. Non, il était là où elle n’avait pas voulu aller un peu plus tôt, parmi les épaisses lianes enchevêtrées qui menaient vers eux ; non, pas vers eux, vers elle. La Reine. Celle qu’il avait transportée dans son cocon desséché pendant trois mille ans, d’une planète à une autre, jusqu’à ce qu’il lui trouve enfin une terre d’accueil. Maintenant elle avait l’occasion de lui rendre ce cadeau ; lorsque l’aiúa de Jane sonda les lianes qui menaient jusqu’à elle, elle le trouva là, indécis, perdu.

1 ... 59 60 61 62 63 64 65 66 67 ... 99
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)