Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Le grand silence [The Alien Years - fr]
Le grand silence [The Alien Years - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le grand silence [The Alien Years - fr]

Электронная книга - «Le grand silence [The Alien Years - fr]». Краткое содержание книги:

Cette fois, ce n’est plus du cinéma ! Surgis de nulle part, les extraterrestres ont débarqué sur la Terre pour s’installer dans les principales métropoles du globe : Los Angeles, New York, Londres, Prague, Paris…
Indiciblement beaux ou incroyablement hideux – les avis sont partagés sur les géants d’outre-espace –, refusant toute communication depuis les enclaves impénétrables où ils se sont enfermés, ils dirigent la planète selon des voies mystérieuses par l’intermédiaire de collaborateurs humains télépathiquement asservis. Communications, gouvernements et systèmes bancaires disparaissent, plongeant le monde dans le chaos. Coupures d’électricité à grande échelle, pandémies, déportations et exécutions massives sanctionnent les tentatives de rébellion. Les Entités, comme on les appelle, sont venues, Elles ont vu, Elles ont vaincu. Mais pas sur toute la ligne… En Californie du Sud, le vieux colonel Carmichael prêche la Résistance au milieu de son clan rassemblé dans les collines de Santa Barbara. Ex-hippie ou ex-militaire, escroc repenti ou musulman mystique, professeurs d’université ou informaticiens de haute volée, au fil des générations, la pittoresque tribu Carmichael va unir ses compétences pour bouter l’envahisseur hors de la Terre…
A la fois étrange et familière, une chronique de cinquante ans d’occupation extraterrestre qui atteint à l’ampleur d’Autant en emporte le vent.
1 ... 54 55 56 57 58 59 60 61 62 ... 130
Перейти на страницу:

Il avait alors seize ans et manquait odieusement d’assurance. De deux ans plus jeune que lui, c’était une blonde mince aux longues jambes comme sa mère Carole, jolie, athlétique, pleine de vie. Il ne serait pas venu à l’idée de Steve qu’il se passe quoi que ce soit entre eux. Pourquoi une fille splendide comme elle – sa cousine, en plus – s’intéresserait-elle précisément à lui ? Elle ne lui avait jamais témoigné la moindre sympathie et s’était même montrée froide, distante. Il n’était que Steve, son connard de cousin, c’est-à-dire personne en particulier, juste quelqu’un qui se trouvait habiter au ranch. Et puis, par une torride journée d’été où il était seul, très haut dans la montagne, sur un escarpement abrité, derrière le champ de pommiers où il aimait s’asseoir pour méditer, Jill avait tout à coup surgi de nulle part et dit : « Je t’ai suivi. Je voulais savoir où tu allais quand tu partais tout seul. Je peux m’asseoir ici ?

— Comme tu veux.

— C’est chouette par ici. C’est calme. On est vraiment loin de tout. Et quelle vue super ! »

Qu’elle manifeste la moindre curiosité à son égard, qu’elle se soucie le moins du monde de l’endroit où il allait quand il voulait s’isoler, voilà qui l’étonnait et l’intriguait. Elle s’assit à côté de lui sur la dalle rocheuse d’où il voyait pratiquement toute la vallée. Sa proximité était troublante. Elle ne portait qu’un bain-de-soleil et un short ; il émanait d’elle une odeur de transpiration douce et musquée après la montée abrupte.

Steve ne savait pas du tout quoi lui dire. Il ne dit rien.

Au bout d’un moment, elle lâcha brusquement : « Tu sais, tu peux me toucher, si tu veux.

— Te toucher ?

— Si tu veux. »

II ouvrit de grands yeux. Que se passait-il ? Était-elle sérieuse ? Prudemment, comme s’il examinait une mine qui n’avait pas explosé, il mit la main sur le genou de Jill, l’enserra un instant du bout des doigts et, n’entendant aucune objection, la laissa remonter sur sa cuisse longue et douce, se permettant à peine de reprendre sa respiration. Il n’avait jamais caressé quelque chose d’aussi doux. Il atteignit l’ourlet du short et s’arrêta, doutant que ses doigts puissent aller très loin au delà. De toute façon, il avait peur d’essayer.

« Pas ma jambe », dit-elle, avec un léger agacement dans la voix.

Steve leva les yeux sur elle. Frappé de stupeur, il vit qu’elle avait dégrafé son bain-de-soleil, qui glissa jusqu’à sa taille. Elle avait des seins adorables, d’un blanc laiteux, qui pointaient droit devant elle. Il les avait déjà vus, une nuit où il l’avait épiée à sa fenêtre, l’été précédent, mais c’était à cinquante mètres. Il les fixait à présent, les yeux exorbités, tétanisé. Jill le regardait, attendant qu’il continue. Il se tortilla sur le rocher pour se rapprocher d’elle et l’enlaça du bras droit, élevant sa main de façon à ce qu’elle épouse la douce courbe inférieure du sein droit. Jill émit un petit sifflement de plaisir. Il serra un peu plus fort. Il n’osait toucher le mamelon durci, de peur qu’il soit fragile, de peur de lui faire mal. Il n’essaya pas non plus de l’embrasser ou de faire autre chose, même si tout son corps était prêt à exploser de désir.

Ils restèrent assis là un long moment. Il la sentait aussi terrifiée que lui, aussi troublée par ce qui pourrait se passer ensuite. Finalement, elle repoussa la main de Steve d’un mouvement du buste et rajusta méticuleusement son bain-de-soleil. « Vaudrait mieux que je rentre maintenant, dit-elle.

— T’es obligée ?

— Je crois que c’est une bonne idée. Mais on recommencera. » Ce qu’ils firent. Ils se donnèrent des rendez-vous sur l’affleurement rocheux, élaborèrent des itinéraires complexes leur permettant de redescendre sur des versants opposés de la montagne. Ils progressèrent facilement jusqu’à l’exploration totale de son corps à elle, puis de son corps à lui, et enfin, un matin d’automne d’une stupéfiante beauté, il se glissa en elle pendant quelques secondes haletantes suivies d’une chute folle dans une extase explosive puis, vingt minutes plus tard, d’une réitération plus longue et moins frénétique.

Ils renouvelèrent l’expérience cinq ou six fois cette saison-là, et en une douzaine d’occasions largement espacées les deux années suivantes, toujours à l’instigation de Jill, jamais à la sienne. Puis ils cessèrent.

Les risques devenaient par trop importants. Il n’était pas difficile d’imaginer ce que dirait ou ferait le Colonel, ou le père de Jill, ou celui de Steve si elle tombait enceinte. Bien sûr, ils pourraient toujours se marier ; mais ils avaient l’un et l’autre entendu des histoires sinistres sur les dangers des mariages entre cousins, et tout compte fait, Steve n’avait pas grand désir d’être marié avec Jill. Il ne l’aimait pas, dans la mesure où il comprenait ce terme, n’éprouvait même pas beaucoup d’affection pour elle ; seulement de la gratitude pour lui avoir donné confiance en sa propre masculinité.

Il fut déçu quand leur relation prit fin, mais il n’avait de tout façon jamais escompté qu’elle dure. Il comprit alors ce qui, à l’origine, avait poussé Jill vers lui. Ce n’était pas qu’elle l’ait trouvé séduisant, oh, non, loin de là ! Mais les hormones avaient commencé à circuler librement dans son corps de future femme et il n’y avait pour elle que lui dans tout le ranch, le seul mâle de moins de quarante ans à part ses frères et le petit Anson. Il s’était toujours douté qu’elle se servait simplement de lui, qu’elle n’éprouvait rien pour lui. C’était pratique pour elle, voilà tout. N’importe quel autre individu de sexe masculin aurait pu convenir. Qu’elle ait merveilleusement transformé sa morne existence en lui accordant sa désirable personne était accessoire. Elle ne s’était probablement jamais avisé de son rôle en cette affaire.

Ce n’était pas très flatteur pour lui, réflexion faite. Mais tout de même, tout de même, quelles qu’aient pu être les motivations de Jill, il n’en restait pas moins vrai qu’ils avaient fait la chose, qu’ils avaient mutuellement satisfait leurs désirs, qu’elle l’avait initié à la virilité sur cette colline et qu’il lui en serait à jamais reconnaissant.

Toutefois, ce que Jill avait éveillé en lui ne pouvait facilement être remis en sommeil. Steve commença à battre la campagne au delà du ranch à la recherche de l’âme sœur. Tout le monde dans la famille comprenait ces vagabondages et personne ne lui en voulait, même s’il utilisait à cet effet beaucoup de précieux carburant. De tous les cousins de sa génération – lui, Jill, Mike, Charlie, Cassandra et Anson, le fils de Ronnie – il fut le premier à atteindre l’âge adulte. S’ils voulaient éviter les unions consanguines au sommet de leur montagne, les membres du clan n’avaient d’autre ressource que de chercher fortune à l’extérieur.

Mais lorsqu’il se trouva enfin une fille, fallait-il qu’elle habite – suprême handicap – aux cinq cents diables, à Ventura ? La drague ne marchait pas fort sur la côte dépeuplée, et même un Steve Gannett nouveau et plus sûr de lui n’était pas exactement un tombeur de minettes chevronné. Il ne pouvait guère arriver en roulant les mécaniques dans un bled voisin comme Summerland ou Carpinteria où, de toute façon, il risquait de n’y avoir pas plus de cinq ou six jeunes femmes disponibles, et annoncer que lui, le grand Steverino, faisait un casting pour se trouver une compagne. Il ne cessa donc d’élargir la zone géographique de ses recherches. Mais sans aucun succès.

C’est alors qu’il rencontra Lisa Clive – non pas dans ses pérégrinations mais d’une manière qui correspondait beaucoup plus à sa nature : par l’intermédiaire des réseaux télématiques qui fonctionnaient à nouveau, avec une régularité et une fiabilité variables, tout au long de la côte. Elle se faisait appeler « Guenièvre », ce qui, d’après l’oncle Ron, était le nom de l’héroïne d’une légende célèbre. « Fais-toi appeler Lancelot si tu veux attirer son attention », lui conseilla Ron. Il avait raison. Ils se firent la coeur à distance pendant six mois, se lançant des mots d’esprit, programmant des questions, échangeant de petits fragments d’autobiographie soigneusement voilés. Bien sûr, derrière le pseudo qu’elle utilisait pouvait se cacher une personne d’un sexe ou d’un âge différent. Mais Steve croyait percevoir une tonalité authentique-ment juvénile, féminine et décidément agréable. Il finit par lui communiquer prudemment qu’il habitait du côté de Santa Barbara et qu’il aimerait faire sa connaissance si elle était dans les parages. Elle lui répondit qu’elle habitait plus au sud sur la côte, mais pas aussi loin que Los Angeles. Ils convinrent de se rencontrer à Ventura, devant la Mission, ce qui, supposait-il, serait à mi-chemin de leurs domiciles respectifs. Il se trompait, car elle habitait en fait à Ventura.

1 ... 54 55 56 57 58 59 60 61 62 ... 130
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)