Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Историческая проза » La Reine Margot Tome II
La Reine Margot Tome II - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La Reine Margot Tome II

Электронная книга - «La Reine Margot Tome II». Краткое содержание книги:

Sur fond de guerres sanglantes, de Saint Barthélémy ainsi que de la lutte entre Catherine de Médicis et Henri de Navarre, la première épouse de ce dernier, Marguerite de Valois, appelée la reine Margot, entretient des intrigues amoureuses notoires et violentes… Roman historique qui reste avant tout un roman, ce livre nous fait sentir l'atmosphère de cette époque et appréhender l'histoire de notre pays!
1 ... 48 49 50 51 52 53 54 55 56 ... 84
Перейти на страницу:

Bientôt un bruit égal et cadencé frappa l’oreille des deux amis: le hennissement d’un cheval fit dresser l’oreille aux chevaux qu’ils tenaient prêts à dix pas d’eux, et dans l’allée passa, comme une ombre blanche, une femme qui, se tournant de leur côté, fit un signe étrange et disparut.

– La reine! s’écrièrent-ils ensemble.

– Qu’est-ce que cela signifie? dit Coconnas.

– Elle a fait ainsi, dit La Mole, ce qui signifie: Tout à l’heure…

– Elle a fait ainsi, dit Coconnas, ce qui signifie: Partez…

– Ce signe répond à: Attendez-moi.

– Ce signe répond à: Sauvez-vous.

– Eh bien, dit La Mole, agissons chacun selon notre conviction. Pars, je resterai. Coconnas haussa les épaules et se recoucha.

Au même instant, en sens inverse du chemin qu’avait suivi la reine, mais par la même allée, passa, bride abattue, une troupe de cavaliers que les deux amis reconnurent pour des protestants ardents, presque furieux. Leurs chevaux bondissaient comme ces sauterelles dont parle Job: ils parurent et disparurent.

– Peste! cela devient grave, dit Coconnas en se relevant. Allons au pavillon de François Ier.

– Au contraire, n’y allons pas! dit La Mole. Si nous sommes découverts, c’est sur ce pavillon que se portera d’abord l’attention du roi! puisque c’était là le rendez-vous général.

– Cette fois, tu peux bien avoir raison, grommela Coconnas.

Coconnas n’avait pas prononcé ces paroles, qu’un cavalier passa comme l’éclair au milieu des arbres, et, franchissant fossés, buissons, barrières, arriva près des deux gentilshommes.

Il tenait un pistolet de chaque main et guidait des genoux seulement son cheval dans cette course furieuse.

– M. de Mouy! s’écria Coconnas inquiet et devenu plus alerte maintenant que La Mole; M. de Mouy fuyant! On se sauve donc?

– Eh! vite! cria le huguenot, détalez, tout est perdu! J’ai fait un détour pour vous le dire. En route!

Et comme il n’avait pas cessé de courir en prononçant ces paroles, il était déjà loin quand elles furent achevées, et par conséquent lorsque La Mole et Coconnas en saisirent complètement le sens.

– Et la reine? cria La Mole. Mais la voix du jeune homme se perdit dans l’espace; de Mouy était déjà à une trop grande distance pour l’entendre, et surtout pour lui répondre. Coconnas eut bientôt pris son parti. Tandis que La Mole restait immobile et suivait des yeux de Mouy qui disparaissait entre les branches qui s’ouvraient devant lui et se refermaient sur lui, il courut aux chevaux, les amena, sauta sur le sien, jeta la bride de l’autre aux mains de La Mole, et s’apprêta à piquer.

– Allons, allons! dit-il, je répéterai ce qu’a dit de Mouy: En route! Et de Mouy est un monsieur qui parle bien. En route, en route, La Mole!

– Un instant, dit La Mole; nous sommes venus ici pour quelque chose.

– À moins que ce ne soit pour nous faire pendre, répondit Coconnas, je te conseille de ne pas perdre de temps. Je devine, tu vas faire de la rhétorique, paraphraser le mot fuir, parler d’Horace qui jeta son bouclier et d’Épaminondas qu’on rapporta sur le sien; mais, je dirai un seul mot: Où fuit M. de Mouy de Saint-Phale, tout le monde peut fuir.

– M. de Mouy de Saint-Phale, dit La Mole, n’est pas chargé d’enlever la reine Marguerite, M. de Mouy de Saint-Phale n’aime pas la reine Marguerite.

– Mordi! et il fait bien, si cet amour devait lui faire faire des sottises pareilles à celle que je te vois méditer. Que cinq cent mille diables d’enfer enlèvent l’amour qui peut coûter la tête à deux braves gentilshommes! Corne de bœuf! comme dit le roi Charles, nous conspirons, mon cher; et quand on conspire mal, il faut se bien sauver. En selle, en selle, La Mole!

– Sauve-toi, mon cher, je ne t’en empêche pas, et même je t’y invite. Ta vie est plus précieuse que la mienne. Défends donc ta vie.

– Il faut me dire: Coconnas, faisons-nous pendre ensemble, et non me dire: Coconnas, sauve-toi tout seul.

– Bah! mon ami, répondit La Mole, la corde est faite pour les manants, et non pour des gentilshommes comme nous.

– Je commence à croire, dit Coconnas avec un soupir, que la précaution que j’ai prise n’est pas mauvaise.

– Laquelle?

– De me faire un ami du bourreau.

– Tu es sinistre, mon cher Coconnas.

– Mais enfin que faisons-nous? s’écria celui-ci impatienté.

– Nous allons retrouver la reine.

– Où cela?

– Je n’en sais rien… Retrouver le roi!

– Où cela?

– Je n’en sais rien… mais nous le retrouverons, et nous ferons à nous deux ce que cinquante personnes n’ont pu ou n’ont osé faire.

– Tu me prends par l’amour-propre, Hyacinthe; c’est mauvais signe.

– Eh bien, voyons, à cheval et partons.

– C’est bien heureux! La Mole se retourna pour prendre le pommeau de la selle; mais au moment où il mettait le pied à l’étrier, une voix impérieuse se fit entendre.

– Halte-là! rendez-vous, dit la voix. En même temps une figure d’homme parut derrière un chêne, puis une autre, puis trente: c’étaient les chevau-légers, qui, devenus fantassins, s’étaient glissés à plat ventre dans les bruyères et fouillaient dans le bois.

– Qu’est-ce que je t’ai dit? murmura Coconnas. Une espèce de rugissement sourd fut la réponse de La Mole.

Les chevau-légers étaient encore à trente pas des deux amis.

– Voyons! continua le Piémontais parlant tout haut au lieutenant des chevau-légers et tout bas à La Mole; messieurs, qu’y a-t-il?

Le lieutenant ordonna de coucher en joue les deux amis. Coconnas continua tout bas:

– En selle! La Mole, il en est temps encore: saute à cheval, comme je t’ai vu cent fois, et partons. Puis se retournant vers les chevau-légers:

– Eh! que diable, messieurs, ne tirez pas, vous pourriez tuer des amis. Puis à La Mole:

– À travers les arbres, on tire mal; ils tireront et nous manqueront.

– Impossible, dit La Mole; nous ne pouvons emmener avec nous le cheval de Marguerite et les deux mules, ce cheval et ces deux mules la compromettraient, tandis que par mes réponses j’éloignerai tout soupçon. Pars! mon ami, pars!

– Messieurs, dit Coconnas en tirant son épée et en l’élevant en l’air, messieurs, nous sommes tout rendus. Les chevau-légers relevèrent leurs mousquetons.

– Mais d’abord, pourquoi faut-il que nous nous rendions?

– Vous le demanderez au roi de Navarre.

– Quel crime avons-nous commis?

– M. d’Alençon vous le dira. Coconnas et La Mole se regardèrent: le nom de leur ennemi en un pareil moment était peu fait pour les rassurer.

Cependant ni l’un ni l’autre ne fit résistance. Coconnas fut invité à descendre de cheval, manœuvre qu’il exécuta sans observation. Puis tous deux furent placés au centre des chevau-légers, et l’on prit la route du pavillon de François Ier.

1 ... 48 49 50 51 52 53 54 55 56 ... 84
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)