Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Le Seigneur des anneaux [1 La fraternité de l'anneau]
Le Seigneur des anneaux [1 La fraternité de l'anneau] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le Seigneur des anneaux [1 La fraternité de l'anneau]

Электронная книга - «Le Seigneur des anneaux [1 La fraternité de l'anneau]». Краткое содержание книги:

Depuis sa publication en 1954-1955, le récit des aventures de Frodo et de ses compagnons, traversant la Terre du Milieu au péril de leur vie pour détruire l’Anneau forgé par Sauron, a enchanté des dizaines de millions de lecteurs, de tous les âges. Chef-d’œuvre de la fantasy, découverte d’un monde imaginaire, de sa géographie, de son histoire et de ses langues, mais aussi réflexion sur le pouvoir et la mort, Le Seigneur des Anneaux est sans équivalent par sa puissance d’évocation, son souffle et son ampleur. Cette nouvelle traduction prend en compte la dernière version du texte anglais, les indications laissées par Tolkien à l’intention des traducteurs et les découvertes permises par les publications posthumes proposées par Christopher Tolkien. Ce volume contient 18 illustrations d’Alan Lee, entièrement re-numérisées, d’une qualité inégalée, ainsi que deux cartes (en couleur) de la Terre du Milieu et du Comté.
Version 104826 - 2014-09-30 14:40:02 +0200
1 ... 46 47 48 49 50 51 52 53 54 ... 154
Перейти на страницу:

« Maintenant, soyez en paix, dit-elle, jusqu’au matin ! Faites fi des bruits nocturnes ! Car rien ici ne franchit porte ni fenêtre, hormis le clair de lune, la lueur des étoiles et le vent sur la colline. Bonne nuit ! » Elle quitta la pièce avec un reflet d’argent et un bruissement. Le son de ses pas était comme un ruisselet descendant des hauteurs, arrosant la pierre fraîche dans le calme de la nuit.

Tom resta assis près d’eux en silence, tandis que chacun se cherchait le courage de poser l’une des nombreuses questions qu’il avait voulu poser à table. Le sommeil alourdissait leurs paupières. Enfin, Frodo se décida :

« M’avez-vous entendu appeler, Maître, ou est-ce simplement le hasard qui vous amenait à ce moment-là ? »

Tom remua comme celui que l’on tire d’un rêve agréable. « Hein, quoi ? dit-il. T’ai-je entendu appeler ? Non, je n’ai point entendu : j’étais à chanter. Le hasard m’amenait, si hasard tu l’appelles. Je n’avais rien prévu, mais je vous attendais. Nous avions eu vent de vous et savions que vous erriez. Nous devinions que vous descendriez bientôt à l’eau : tous les sentiers y mènent, tous à l’Oserondule, au creux de la vallée. L’Homme-Saule vieux et gris est un puissant chanteur : bien malaisé pour les petites gens d’échapper à ses rusés dédales. Mais Tom avait là-bas une affaire, une affaire qu’il n’osait différer. » Tom dodelina de la tête, comme si le sommeil l’emportait de nouveau ; mais il poursuivit d’une voix douce et chantante :

J’avais là une affaire : ramasser des lis d’eau,

feuille verte et lis blanc pour combler ma belle dame,

les derniers de l’année, protégés de l’hiver,

fleurissant à ses pieds jusqu’à la fonte des neiges.

Chaque année, à l’automne, je pars les lui chercher

dans un bel étang clair, loin sur l’Oserondule ;

là ils s’ouvrent en premier et se fanent au plus tard.

Je l’y trouvai jadis, la fille de la Rivière,

Baie-d’or la jeune et belle, assise dans les roseaux.

Doucement elle chantait, et son cœur palpitait !

Il ouvrit les yeux et les regarda avec une soudaine lueur bleue :

Et c’est heureux pour vous ; car je n’ai plus à faire

loin dans le creux des bois, le long de la rivière,

tant que l’année décline. Auprès de Vieil Homme-Saule

je ne passerai plus de ce côté de l’hiver :

pas avant le printemps, quand celle de la Rivière,

traversant l’oseraie, ira à la baignade.

Il retomba dans le silence ; mais Frodo ne put s’empêcher de poser une dernière question : celle qu’il désirait avant tout élucider. « Maître, dit-il, parlez-nous donc de l’Homme-Saule. Qu’est-il en réalité ? C’est la première fois que j’entends parler de lui. »

« De grâce, non ! s’écrièrent Merry et Pippin ensemble, se redressant tout à coup. Pas maintenant ! Pas avant le matin ! »

« C’est juste ! dit le vieil homme. Nous sommes à l’heure du repos. Il est des choses trop funestes à entendre quand le monde est dans l’ombre. Dormez jusqu’aux lueurs de l’aube, reposez-vous sur l’oreiller ! Faites fi de tout bruit nocturne. Ne craignez aucun saule gris ! » Et sur ce, il décrocha la lampe et la souffla ; et saisissant une bougie dans chaque main, il les conduisit hors de la pièce.

Leurs lits et oreillers étaient doux comme du duvet, et leurs couvertures étaient de laine blanche. À peine eurent-ils le temps de s’allonger sur les épais matelas et de rabattre les minces couvertures sur eux qu’ils étaient déjà endormis.

Il faisait nuit noire, et Frodo était plongé dans un rêve sans lumière. Puis il vit la jeune lune se lever ; sous sa frêle lumière se dessina une muraille de roc noir où s’ouvrait une grande arche sombre, comme un immense portail. Frodo eut l’impression d’être soulevé, et, passant au-dessus, il vit que la muraille était en fait un cercle de collines, et qu’à l’intérieur s’étendait une plaine, et qu’au centre de cette plaine s’élevait un piton rocheux, semblable à une imposante tour qu’aucune main n’aurait su bâtir. Au sommet se dressait la silhouette d’un homme. Pendant un instant, la lune montante sembla suspendre son cours au-dessus de la tête de celui-ci, et luisit dans ses cheveux blancs alors que le vent les secouait. De la plaine sombre en contrebas montaient des cris barbares, et le hurlement de nombreux loups. Soudain une ombre, pareille à de grandes ailes, passa devant la lune. La silhouette leva les bras et un éclair de lumière jaillit du bâton qu’elle maniait. Un grand aigle plongea du haut des airs et l’emporta. Les cris se changèrent en plaintes et les loups piaulèrent. Il y eut un bruit comme d’un vent déchaîné, portant la rumeur de sabots qui galopaient, galopaient, galopaient depuis l’Est. « Des Cavaliers Noirs ! » pensa Frodo en se réveillant, alors que le son des sabots résonnait encore dans sa tête. Il se demanda s’il trouverait un jour le courage de quitter la protection de ces murs de pierre. Il demeura étendu sans bouger, prêtant l’oreille ; mais tout était à présent silencieux, et au bout d’un moment il se retourna et se rendormit, ou plongea dans quelque autre rêve qui ne lui laissa aucun souvenir.

À ses côtés, Pippin faisait d’agréables rêves ; mais quelque chose se produisit soudain qui le fit remuer et grogner. Il s’éveilla tout à coup, ou crut s’être éveillé ; pourtant, il percevait encore dans les ténèbres le son qui était venu troubler son rêve : tip-tap scouic, comme des branches geignant au vent, des ramilles aux longs doigts grattant aux murs et aux fenêtres : cric, cric, cric. Il se demanda s’il y avait des saules près de la maison ; puis, soudain, il eut la sensation affreuse de n’être pas du tout dans une vraie maison, mais à l’intérieur du saule, et de réentendre cette horrible voix grinçante et desséchée qui se moquait de lui. Il se dressa sur son séant, sentit les oreillers moelleux céder sous la pression de sa main, et se recoucha avec soulagement. Il lui sembla que des mots résonnaient à ses oreilles : « Ne craignez rien ! Soyez en paix jusqu’au matin ! Faites fi des bruits nocturnes ! » Puis il se rendormit.

Ce fut le son de l’eau que Merry entendit s’instiller dans son sommeil paisible : une eau qui doucement ruisselait, puis se répandait, se répandait irrésistiblement tout autour de la maison en une sombre mare sans rivage. Elle gargouillait sous les murs et montait lentement, mais sûrement. « Je vais être noyé ! pensa-t-il. Elle va s’insinuer à l’intérieur, puis je vais me noyer. » Se sentant enfoncer dans un bourbier visqueux, il se redressa d’un coup et posa le pied sur le coin d’une dalle froide. Puis il se rappela où il était et se recoucha. Il lui sembla entendre, ou se souvenir d’avoir entendu : « Rien ne franchit les portes ni les fenêtres, hormis le clair de lune, la lueur des étoiles et le vent sur la colline. » Un léger souffle d’air frais agita le rideau. Il respira profondément et se rendormit.

Pour autant qu’il se souvînt, Sam dormit toute la nuit dans le plus parfait contentement, en admettant qu’une bûche puisse être contentée.

Ils s’éveillèrent, tous les quatre en même temps, dans la lumière du matin. Tom s’affairait dans la pièce, sifflant comme un étourneau. Lorsqu’il les entendit remuer, il claqua des mains et s’écria : « Ohé ! Venez gai dol ! joli dol ! Mes lurons ! » Il tira les rideaux jaunes qui cachaient des fenêtres aux deux extrémités de la pièce : l’une donnant sur l’est, l’autre sur l’ouest.

1 ... 46 47 48 49 50 51 52 53 54 ... 154
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)