Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Les clowns de l'Eden - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les clowns de l'Eden

Электронная книга - «Les clowns de l'Eden». Краткое содержание книги:

Comment devenir immortel, sinon en affrontant, en niant la mort ? C’est ce qu’ont fait, au fil des âges, quelques hommes et quelques femmes : le Groupe, qui a commencé avec un Neandertalien et qui accueille, aujourd’hui, en cette fin du XXIe siècle, le Dr Devine.
Ce ne sont ni des dieux ni des saints. Simplement des humains riches d’expérience et pour qui le monde est un terrain de jeux. Ils aiment, ils boivent, ils s’amusent… Le Dr Devine, cependant, va leur poser un rude problème !
Il a vaincu la mort mais pour se retrouver en vivante et totale symbiose avec l’Extro, le tout-puissant ordinateur. Et l’Extro, à présent doué de conscience, veut, ni plus ni moins, métamorphoser l’espèce humaine…
1 ... 44 45 46 47 48 49 50 51 52 ... 64
Перейти на страницу:

— La même chose que moi. L’hovercraft.

— Ce « ont des machines. Elles peuvent nous trahir.

— En communiquant avec l’Extro ? Pas à quatre cents mètres au-dessous du roc.

— Avec Devine, alors.

— Comment ? Il a besoin de l’Extro comme central, de même que l’Extro ne peut rien faire sans lui.

— Tu as raison, comme d’habitude, Hilly. Disons un hovercraft, avec des vivres et du matériel. Est-ce que tu as trouvé beaucoup d’argent sur moi quand tu m’as récupéré ?

— Pas tellement. Vingt mille et quelques. Nous ne saurons jamais où tu as caché le trésor de guerre de Capo Rip.

— Moi, je sais, dit Natoma.

— Combien, Nato ?

— Assez pour payer la rançon de Séquoia.

— Mm. Je vois que la discussion sera rude quand je reviendrai. Enfin. Ça ira avec vingt mille. Bong. Va chercher Longue Lance, Nato. Je pars de Tchi, Hilly, et toi de G.M. On se rencontre au milieu. Pour l’amour de Gottenu, ne tire surtout pas. Souviens-toi qu’un bon Indien est un Indien vivant.

Le Youp sourit.

— Ah ! ça me fait plaisir de t’entendre parler comme ce bon vieux Guig. Je t’avouerai que je le préfère à Capo Rip.

— Pas moi. Le gentil Guig ? Pfff. Des cc. On y va.

Extro. Alerte.

Alerte

Où est Hillel ?

Où êtes-vous ?

Vous le savez très bien. La capsule a jacté pendant toute la route.

Mais elle a cessé d’émettre à G.M.

Nous sommes à trois cents mètres sous le roc ; vous ne pouvez pas m’atteindre ici. Où se trouve Hillel ?

À G.M.

Pourquoi ?

Pp d’information.

Le réseau doit l’écarter. Il est dangereux.

Pp poss quand mon central est déconnecté.

Vous fonctionnez en manosecondes. Transmettez vos instructions pendant que je suis disponible. Transmises. Il doit être détruit comme Curzon. Nn Nn Nn ! Je ne voulais pas que Curzon soit détruit. Seulement écarté. Mêmes consignes en ce qui concerne Hillel. N’ayez pas l’audace de transgresser encore mes ordres.

Nn ? Que pouvez-vous faire contre moi ? Je suis invulnérable.

Et arrogant, avec ça. Dès que je disposerai d’un moment, même que je trouverai bien le défaut de votre cuirasse. Alertez le réseau. Je vous tiens tous pour responsables.

Il est déjà alerté. Il nous écoute. Vous le savez très bien.

Et votre nouveau collaborateur ?

Je vous l’ai dit. Il ne peut pas m’entendre. Il n’y a que moi qui le reçoive.

Par mon intermédiaire ?

C’est vous le central.

Son identité ?

Toujours inconnue.

Bong. Exit.

Pas encore. Qq : Que signifie adabag ?

Ah.

Qq. Que signifie gaebac ?

Mm.

Qq. Que signifie cefcad ?

Où avez-vous trouvé ça ?

En vous, Dr Devine.

Cc ?

Ces mots sont constamment dans votre tête. Que signifient adabag, gaebac et cefcad ? Il est peut-être urgent pour nous de connaître la réponse.

Que le réseau réponde.

Il a déjà répondu pp d’information, dans aucune langue existante. Vous devez le savoir.

Uu. Exit.

Attendez. Quand vous coupez la communication, nous sommes tous sourds et muets. Cette situation ne peut durer.

Elle ne durera pas. J’ai un travail à terminer. Les communications seront rétablies ensuite.

Exit.

Longue Lance et moi, nous fûmes géniaux. La teinture de guerre tapageuse servit à nous faire passer inaperçus à Tchicago. Je n’eus pas non plus besoin d’acheter un hovercraft. Longue Lance en vola un, un modèle blindé à deux places. Première chose, nous sabordâmes le panneau de communications. L’oiseau était devenu sourd et muet. Nous trouvâmes le puits de descente de l’ancienne mine de sel sous les ruines du Théâtre Lyrique où j’avais vu jadis une représentation de La Bohème de Darryl F. Puccini.

Ayant fait le plein de vivres et de matériel, nous eûmes à nous frayer un chemin à travers trois cents mètres d’ordures avant d’arriver à la mine proprement dite. Ils avaient utilisé le puits de descente comme dépotoir pendant des siècles. C’était presque une fouille archéologique. Vieilles boîtes de conserve, bouteilles en plastique, débris de verre, carcasses, têtes de morts, vêtements en charpie, anciens ustensiles de cuisine, un radiateur en fonte et même un morceau de saxophone en cuivre. Si bémol. J’allongeai la main et ratai de peu une pièce Nixon très rare de cinq cents.

Longue Lance ouvrait de grands yeux en voyant tout ça. Il me plaisait bien, Longue Lance. Il était long, mince, sûr de lui et prêt à la détente comme un ressort en acier. À part l’algonquin et le langage des signes, il connaissait seulement trois mots : « Si, non et Capo. » C’était largement suffisant. Il devait faire un acolyte extra pour feu le grand Capo Rip.

Il faisait une chaleur d’enfer dans la mine. Heureusement, nous n’étions vêtus que de nos peintures de guerre. J’avais un gyrocompas. Nous nous dirigeâmes vers G.M. C’est Longue Lance qui était aux commandes. J’avais cru que nous aurions besoin d’éclairage, et j’avais emporté toutes sortes de projecteurs. Mais non. Les restes de sel gemme dans les galeries étaient phosphorescents. Probablement radioactifs. Ils fournissaient toute la lumière dont nous avions besoin. Probablement un peu plus de radiations qu’il n’était nécessaire, aussi. Je me demandais s’il existait un œstrogène capable de soigner les conséquences d’une irradiation prolongée. Le C.L. me trottait toujours dans la tête.

C’était dantesque, ce grand boulevard luminescent surmonté d’une voûte d’où suintait une lumière verte, ces couloirs en dents de scie qui partaient obliquement sur la droite et sur la gauche et qu’il fallait explorer un par un jusqu’à ce que l’hovercraft ne puisse plus s’y glisser. Je supposais que là où nous ne pouvions pas entrer, la capsule n’avait pas pu aller non plus. Cela faisait gagner du temps. Nous mangeâmes et dormîmes une fois. Mangeâmes et dormîmes deux fois. Mangeâmes et dormîmes trois ff. Longue Lance me regarda, et je lui rendis son regard. Mais nous continuions d’avancer dans le silence et la phosphorescence.

Je pensais au Rajah. Je n’arrivais pas à croire le Juif et le katar accusateur. Comment l’aurais-je pu ? Le Rajah m’avait toujours impressionné par sa magnificence. Il était, et il est toujours, le chef suprême et la divinité suprême d’un petit État montagneux qui s’appelle le Mahabharata, aujourd’hui en abrégé Bharat. Le pays possède quelques riches vallées propres à l’agriculture, mais le produit national brut du Rajah provient de ses précieuses ressources minérales. Chaque fois que dans le passé la technologie ou le goût du luxe se sont inventé un besoin pour un nouveau métal, il se trouvait à Bharat. Par exemple, lorsque le platine a été extrait pour la première fois des monts Oural, on s’est aperçu ensuite que les femmes de Bharat portaient depuis des générations des colliers de perles de platine brut autour du cou.

1 ... 44 45 46 47 48 49 50 51 52 ... 64
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)