Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Les fous de Baalbek - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les fous de Baalbek

Электронная книга - «Les fous de Baalbek». Краткое содержание книги:

Malko n’osait plus bouger, même d’un millimètre. L’explosion pouvait se produire s’il tendait encore plus le fil. Mais la première tension pouvait aussi avoir été le système d’armement de la machine infernale, se déclenchant alors si on relâchait le fil…
Dans les deux cas, il était cloué au sol.
1 ... 41 42 43 44 45 46 47 48 49 ... 53
Перейти на страницу:

— Viens, viens, murmura-t-elle.

Non seulement Malko n’obéit pas, mais il se retira de son ventre et la retourna gentiment, l’agenouillant sur l’épais tapis, le corps allongé sur le lit. Mona voulut se redresser, protestant mollement :

— Non, pas comme ça !

— Tu ne sais même pas ce que je veux te faire, murmura Malko.

Le temps de plonger encore une fois dans son ventre, il lui fit ce qu’elle faisait semblant de redouter. Mona poussa un cri bref. Elle se cambra lorsque la virilité de Malko lui perfora la croupe, se frayant lentement un chemin dans ce domaine secret qui avait pourtant visiblement déjà été exploré.

Mona oublia très vite sa première réserve. Entre deux gémissements elle murmura d’un ton extasié :

— Tu me prends comme une chienne !

Une glace leur renvoya l’image de leurs deux corps engagés dans une étreinte furieusement animale. Mona donna une série de coups de reins qui eurent pour effet de faire exploser Malko. Juste à la fin du disque. Il demeura ancré en elle jusqu’à ce qu’elle s’ébroue et sursaute en regardant sa montre.

— Mon Dieu, il est huit heures et demie.

— Il est peut-être parti, suggéra Malko.

— Sûrement pas ! Il faut que tu t’en ailles le premier, je ne peux pas sortir comme ça, je dois me remaquiller.

Malko aurait eu mauvaise grâce à refuser ; il avait réalisé son fantasme. Mona se releva, tira sur ses bas, les yeux brillants.

— Demain, je suis libre, dit-elle. Si tu as encore envie.

— Inch Allah …

Ils se quittèrent hâtivement. Le palier était désert. Mais en bas, Malko vit un grand garçon barbu et frisé qui trépignait à côté de sa BMW. Il lui jeta un regard noir et se rua par la porte ouverte dans l’escalier. Mona aurait bien du mal à le calmer.

Malko allait tuer le temps jusqu’à l’aube, le cœur un peu plus léger. Dans douze heures exactement, tout serait joué.

* * *

La pluie rendait les façades lépreuses encore plus sinistres. Le couvre-feu venait d’être levé et les premiers véhicules de la banlieue arrivaient dans le centre de Beyrouth. Il faisait un froid glacial dans la vieille Mercedes de « Johnny ». Il était venu chercher Malko. Ce dernier emportait un sac vert contenant le viatique remis par Robert Carver aux environs de minuit : des dollars, des livres libanaises, deux Motorola.

Le Palestinien semblait préoccupé. Au passage du musée, ils prirent au sud-est, la route descendant vers Hazmiyé, longeant la voie de chemin de fer. Un triste paysage de cubes de béton entrelardés de terrains vagues. Malko eut le cœur serré en passant le dernier barrage de l’armée libanaise. Ils aperçurent encore quelques Italiens transis autour d’un M113 blanc, puis plus rien. Ils se trouvaient en pleine zone Amal. À des années-lumière d’Achrafieh et de Mouna.

— L’endroit est très protégé, avertit « Johnny ». Une opération comme celle-ci prend des semaines à organiser. Je sais qu’ils ont investi près de cent mille dollars rien que pour les informateurs et la logistique. Sans compter les ULM. Ceux qui préparent l’attentat, qui repèrent l’objectif sont des gens d’ici qui travaillent pour de l’argent. Celui qui me renseigne est arrivé en se faisant passer pour un vendeur de soda jusqu’à la résidence de votre ambassadeur … Nous allons le voir maintenant …

Malko n’en revenait pas.

— Où ?

— Il nous attend, il sait ou se trouvent les checkpoints. Sans lui, nous ne passerions jamais.

Ils franchirent un petit pont sur une rivière et tournèrent à droite, s’enfonçant dans Hadet. Une silhouette avec un bonnet de laine enfoncé jusqu’aux oreilles, une parka et un Kalachnikov, surgit soudain de l’ombre, leur barrant la route. Aussitôt, « Johnny » alluma son plafonnier et baissa sa glace.

— Donnez-moi votre laissez-passer Amal, dit-il à Malko.

— Mais s’ils m’ont repéré ?

— Celui-là ne sait pas lire.

Court dialogue, sourires, ils repartirent. Deux kilomètres plus au sud, ils tournèrent de nouveau à droite dans un chemin défoncé.

— Nous approchons, annonça « Johnny ».

Ils cahotèrent dans des ornières de ruelles infectes pour éviter d’autres barrages. Une rafale claqua dans le lointain, bruit habituel. Puis, « Johnny » tourna dans un garage sombre, sur lequel s’était effondré un petit immeuble de trois étages. Il éteignit ses phares et sortit. Le froid pénétrant fit frissonner Malko.

— Nous attendons ici, dit le Palestinien.

Ils restèrent debout, appuyés au ciment glacial. Puis, une silhouette surgit, un jeune garçon empâté, avec des lunettes et un regard affolé d’oiseau de nuit qu’il posa avec inquiétude sur Malko. « Johnny » le rassura d’une phrase et dit à Malko :

— Il a peur, il n’aime pas les étrangers.

— Demandez-lui ce qu’il sait.

Longue conversation en arabe, à voix basse. Ils étaient entre la voiture et le fond du garage. Personne ne pouvait les voir de l’extérieur. Enfin, « Johnny » traduisit :

— Ils ont travaillé toute la nuit sous la direction d’un spécialiste. Un membre des Services syriens.

— Le matériel ? demanda Malko. L’explosif ?

— Trois ULM, ceux qui sont venus de Téhéran en caisses. Deux ont été chargés d’hexogène. Chaque charge comporte une centaine de kilos. Le troisième est équipé de huit roquettes Luchaire anti-personnel. Chaque roquette comporte des milliers de billes d’acier. Celui-là se posera sur la pelouse en face de la résidence et lâchera sa rafale. Les deux autres viendront ensuite s’écraser sur la résidence.

Malko était atterré. La réunion à la résidence de l’ambassadeur US était prévue pour neuf heures du matin. Aurait-on le temps d’amener de la DCA et surtout, serait-elle assez efficace ? Il suffisait qu’un seul appareil passe et c’était la catastrophe.

— Je veux voir ces ULM, dit-il.

Traduction. Le « guide » sembla se recroqueviller et lâcha une phrase d’un ton plaintif.

— Nous risquons tous notre vie, avertit « Johnny ». Il vous a dit la vérité.

— Je le crois, expliqua Malko, mais si je ne peux pas témoigner moi-même, ça ne servira à rien.

Discussion. Le « guide » transpirait à grosses gouttes. Finalement, il lâcha un seul mot.

— Mille dollars, traduisit « Johnny », tout de suite.

Malko les avait. Robert Carver avait vidé son coffre.

Près de cinquante mille dollars. Le « guide » enfouit l’argent au fond de sa poche.

— Il va marcher devant, expliqua « Johnny ». Normalement, il n’y a pas de barrage. Si nous sommes arrêtés, nous ferons semblant d’être perdus. Sinon …

— C’est loin ?

— Un kilomètre.

Le jour commençait à se lever vaguement, un ciel gris et sale où traînaient encore des lambeaux de nuit. Ils suivaient un sentier qui courait le long d’une voie ferrée désaffectée.

Hadeth n’était guère qu’un grand terrain vague avec quelques champs d’oliviers, des cabanes de réfugiés, des entrepôts et surtout de la boue. Tout le quartier avait été rasé par les bombes israéliennes. Un camion passa près d’eux. Ils atteignirent enfin un groupe d’habitations un peu moins détruites. Il faisait maintenant assez clair pour qu’on puisse distinguer les objets.

— Attention ! souffla leur « guide ».

Ils s’immobilisèrent. Encore un petit crapahut sur des gravats, puis le « guide » tendit la main sur un terrain dégagé bordé par des entrepôts.

— C’est là, annonça « Johnny ».

Malko aperçut d’abord le minaret démoli par un obus d’une mosquée en ruines. Puis, dans un coin d’ombre, la silhouette aplatie d’un char soviétique T52. À sa connaissance, Amal n’avait pas d’armement lourd. Sous un arbre, il en distingua un autre. Ses occupants avaient allumé un feu à même le sol et y faisaient cuire quelque chose. Encore plus loin, il vit un M113 embusqué dans les décombres d’une maison, protégé par un auvent de béton, puis ce qui lui sembla être un quadri-tube anti-aérien.

1 ... 41 42 43 44 45 46 47 48 49 ... 53
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)