Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » La reine du printemps [The Queen of Springtime - fr]
La reine du printemps [The Queen of Springtime - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La reine du printemps [The Queen of Springtime - fr]

Электронная книга - «La reine du printemps [The Queen of Springtime - fr]». Краткое содержание книги:

Pendant plus de sept cent mille ans, le Peuple avait vécu dans une caverne profonde, un Nid. Au dehors, la Terre avait été bombardée tout ce temps par une pluie de comètes et d’astéroïdes : un phénomène qui se reproduit sur Terre tous les vingt-six millions d’années et qui est responsable de l’extermination en masse d’espèces, comme jadis les dinosaures.
Mais le Peuple avait survécu, grâce à la prévoyance de ceux qui l’avaient précédé : les vrais humains. Et cela avait été un choc pour Hresh, l’enfant curieux devenu homme-mémoire et chef de sa tribu, de découvrir que le Peuple n’était pas humain, tout au plus les descendants améliorés de singes disparus. Mais le Peuple représentait désormais l’humanité sur Terre et il lui fallait redécouvrir l’héritage que les grandes races avaient laissé, et trouver sa propre voie. A peine l’avait-il entrepris qu’il se heurtait à l’expansionnisme d’une autre espèce qui avait, elle aussi, franchi le Long Hiver, les hijks, une espèce intelligente, constituée sur le mode de la fourmilière, et qui proposait à tous les peuples l’adoration de sa reine, la Reine du Printemps.
1 ... 36 37 38 39 40 41 42 43 44 ... 143
Перейти на страницу:

Mais là… tout de suite…

Kundalimon ne cessait de la caresser, de la tripoter en poussant des grognements, comme elle avait toujours pensé que les hommes faisaient. Il se maîtrisait à grand-peine. Mais, au lieu de lui inspirer de la répulsion, il n’éveillait chez elle que de la compassion. Enfermé jour après jour dans sa cellule recevant la lumière par une seule fenêtre, il avait dû être écrasé par la solitude et par son éloignement du Nid, en proie à une détresse accablante dont le trop-plein s’épanchait enfin. Et elle ne voyait pas comment le tenir à distance.

— Attends, dit-elle. Je t’en prie.

— J’ai… envie…

— Mais, non, Kundalimon, je t’en prie…

Il la lâcha, juste un instant, comme s’il comprenait vraiment ce qu’elle essayait de lui dire. Mais peut-être avait-il seulement senti la résistance du corps craintif et nerveux de la jeune fille. Son désir n’était pourtant pas retombé. Comment l’arrêter ? Elle eut une inspiration.

— Il ne faut pas, dit-elle. Je n’ai pas le droit de m’accoupler. Je n’ai pas encore connu le contact de la Reine, ajouta-t-elle en hjjk.

Il y avait une chance, une petite chance que le poids de cet argument le fasse céder. Dans le Nid, aucun accouplement n’était autorisé avant que la Reine confère la maturité et la fertilité, selon un rite dont Nialli Apuilana ignorait la nature, mais qui marquait l’entrée du jeune hjjk dans l’âge adulte.

En proie à la violence d’un désir indéniable et qu’il ne cherchait plus à nier, Kundalimon ne comprendrait peut-être pas pourquoi une femme du peuple de chair refusait de s’abandonner à l’envie qu’il était incapable de contenir. Puisqu’elle était, elle aussi, un être de chair, ne devait-elle pas éprouver un désir semblable au sien ? Bien sûr, mais il était incapable de comprendre ses craintes. Elle ne les comprenait pas elle-même. Peut-être allait-il quand même être sensible à ce rappel de la virginité telle qu’elle était définie dans le Nid.

Mais la chair en lui conservait la prédominance et aucun argument ne pourrait le détourner de son but.

— Moi non plus, dit-il, je n’ai pas encore connu… le contact de la Reine. Mais nous ne sommes pas… dans le Nid…

Il inspira profondément et une expression de souffrance et de passion mêlées apparut dans ses yeux. Il était vierge, aussi vierge qu’elle. Il ne pouvait en aller autrement. Avec qui se serait-il accouplé dans le Nid ? Mais maintenant, il était emporté par le désir, le désir de la chair, le besoin inné qui existait chez tous ceux de sa véritable race.

Et Nialli Apuilana comprit brusquement qu’elle partageait ce besoin.

Sans presque se rendre compte de ce qui se passait, elle réagissait à ses caresses. À mesure que les mains de Kundalimon couraient sur son corps, elle éprouvait des sensations jusqu’alors inconnues. Elle avait chaud, elle avait des démangeaisons, elle était prise d’une impatience fébrile. Les muscles de ses cuisses, de son ventre, de sa poitrine étaient agités de mouvements convulsifs. Elle avait le souffle court et saccadé.

Elle découvrait les sensations du plaisir et elle savait au plus profond d’elle-même qu’un plaisir encore plus grand était à portée de sa main. Il lui suffisait pour cela de s’abandonner, de se laisser submerger.

L’évidence s’imposa à son esprit avec force : c’était le moment, c’était le lieu, c’était l’homme. Les barrières tombèrent. Elle sourit et inclina la tête. Il la prit dans ses bras en murmurant des sons hjjk, elle lui répondit dans la même langue et dans la langue du Peuple, avec des mots inarticulés, incompréhensibles, et ils se laissèrent glisser par terre, renversant la bouteille de vin, éparpillant les victuailles qu’elle avait apportées. Aucune importance. Elle sentait les mains avides sur son corps. Il semblait ne pas vraiment savoir ce qu’il fallait faire, et ses gestes étaient maladroits et tâtonnants, et elle n’en savait guère plus. Quand ils réussirent enfin à trouver une position adéquate, elle l’attira vers lui en ouvrant les cuisses et il pénétra en elle.

C’est donc cela, se dit Nialli Apuilana.

C’est donc cela, la grande affaire qui occupe tant tous les gens. Deux corps qui s’ajustent et qui remuent ensemble. Ce n’est donc que cela… Mais comme c’est bon ! Si simple et si vrai !

Puis son esprit se vida et elle se demanda seulement, d’une manière très vague, si la porte était bien fermée. Mais ce ne fut qu’une pensée fugitive. Ils roulaient par terre en riant et en criant dans leurs langues respectives, s’agrippant l’un à l’autre, se griffant, se mordillant, haletants, possédés par cette ivresse nouvelle. Puis Nialli Apuilana l’entendit émettre un son rauque et prolongé qu’elle n’avait jamais encore entendu et le corps de Kundalimon fut secoué par une sorte de convulsion. À son grand étonnement, elle sentit une si grande chaleur l’envahir qu’elle eut presque l’impression d’éclater et un son semblable à celui de Kundalimon franchit brusquement ses lèvres. Elle comprit que c’était le son du bonheur, le son de l’extase, le son de la délivrance après la pénitence qu’elle s’était à elle-même imposée.

Ils demeuraient étendus en silence, échangeant de loin en loin un regard émerveillé. Puis il se tourna vers elle et la reprit dans ses bras.

Plus tard, longtemps après, quand ils furent apaisés, la passion laissa la place à une tendresse sereine.

— Il y a une autre chose que je veux, dit Kundalimon.

— Dis-moi. Dis-moi.

— C’est trop triste ici, toujours une seule pièce pour moi, dit-il en laissant tendrement courir le bout de ses doigts sur la fourrure du dos de Nialli Apuilana. Tu leur demandes de me faire sortir ? Tu leur demandes de me laisser marcher dans la cité comme un homme libre ? Tu fais cela pour moi, Nialli Apuilana ? Tu fais cela pour moi ?

Thu-kimnibol avait à sa disposition cinq belles et solides voitures, tirée chacune par une paire de xlendis qu’il avait personnellement sélectionnés pour leur fougue et leur vigueur. Il emmenait en outre quatre autres animaux tout aussi fringants, pour le cas où certains xlendis tomberaient d’épuisement. Il n’avait aucunement l’intention de faire le voyage comme un marchand en remontant tranquillement, mois après mois, vers le nord. Non, son idée était de parcourir le trajet en brûlant les étapes, comme une étoile filante traversant la voûte du ciel, ne s’arrêtant que lorsque ce serait absolument nécessaire, poussant les attelages et ses compagnons à la limite de leur résistance. Il avait hâte de se lancer dans cette entreprise, de se présenter aussi rapidement que possible devant le roi Salaman et de conclure dans les meilleurs délais cette alliance qui aurait dû être signée depuis bien longtemps.

Mais, malgré toute sa détermination, l’allure était plus lente que prévue et il ne voyait pas comment accélérer le mouvement. Son maître d’équipage, Esperasagiot, un Beng de pure souche à la fourrure dorée, connaissait les xlendis aussi bien que le nom de son propre père. Esperasagiot poussait les animaux jusqu’à la limite de leurs forces, mais il connaissait cette limite.

1 ... 36 37 38 39 40 41 42 43 44 ... 143
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)