Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Un festin pour les corbeaux
Un festin pour les corbeaux - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Un festin pour les corbeaux

Электронная книга - «Un festin pour les corbeaux». Краткое содержание книги:

Lady Brienne, dite la pucelle de Torth, poursuit la quête désespérée dont l’a chargée Jaime Lannister. Accompagnée du septon Meribal, de Podrick, son fidèle écuyer, et de Ser Hyle, elle arpente sans relâche le royaume à la recherche de Sansa Stark. Mais à défaut de la fille, c’est la mère, Catelyn, qu’elle trouvera… ou du moins ce qu’il en reste.
Car Sansa, depuis le régicide auquel elle a été mêlée à son insu, se cache au Val d’Arryne, sous l’identité d’Alayne Stone, prétendue bâtarde de Lord Petyr Baelish, Littlefinger. Plus pour longtemps, cependant : ce dernier a concocté un plan qui, s’il fonctionne, devrait faire revenir la jeune fille sur le devant de la scène.
Et pendant que tous les Loups s’agitent, Cersei Lannister tente de maintenir en un seul morceau l’empire qu’a laissé Lord Tywin, son père. N’a-t-elle pas joué une fois de trop avec le feu en réarmant la Foi et ses ecclésiastiques pour le moins radicaux ?
Un festin pour les corbeaux, douzième tome du Trône de Fer, clôt un chapitre important de la magistrale saga de George R.R. Martin.
1 ... 32 33 34 35 36 37 38 39 40 ... 93
Перейти на страницу:

« Est-ce que vous continuez à pleurer cette amie d’enfance ? interrogea Qyburn. Est-ce son triste sort qui vous perturbe, Votre Grâce ?

— Melara ? Non. J’arrive à peine à me rappeler son aspect. C’est uniquement… La maegi savait combien j’aurais d’enfants, tout comme le nombre des bâtards de Robert. Des années avant qu’il n’ait engendré ne serait-ce que le premier, elle savait. Elle m’affirma que j’étais appelée à devenir reine, mais elle ajouta que surviendrait une autre reine… » Plus jeune et plus belle. « … une autre reine qui me dépouillerait de tout ce que j’aimais.

— Et vous voulez contrecarrer la prophétie ? »

Plus que tout au monde, songea-t-elle. « Est-il possible de la contrecarrer ?

— Oh, oui. N’ayez aucun doute à cet égard.

— Comment ?

— Je pense que Votre Grâce sait comment. »

Elle le savait, effectivement. Je n’ai jamais cessé de le savoir, reconnut-elle. Même dans la tente. "Qu’elle essaie seulement, et je la ferai tuer par mon frère. "

Mais savoir ce qu’il fallait faire était une chose, et savoir comment le faire, une autre. Il n’était plus possible de compter sur Jaime. Une maladie subite serait l’idéal, mais les dieux se montraient rarement aussi obligeants. Comment, alors ? Un poignard, un oreiller, une coupe de corvenin ? Toutes ces solutions posaient des problèmes. Quand un vieillard mourait durant son sommeil, personne n’y réfléchissait à deux fois, mais la découverte d’une fille de seize ans morte dans son lit était assurée de soulever des questions embarrassantes. En outre, Margaery ne dormait jamais seule. Ser Loras avait beau être à l’agonie, elle était environnée d’épées nuit et jour.

Les épées ont deux tranchants, néanmoins. Les hommes mêmes qui la gardent pourraient être utilisés pour l’abattre. Il faudrait que les preuves soient si accablantes que le propre seigneur père de Margaery n’ait pas lui-même d’autre solution que de consentir à son exécution. Ce ne serait pas chose aisée. Il est improbable que ses amants passent aux aveux, sachant pertinemment qu’ils le paieraient de leur tête comme elle. A moins…

Le lendemain, la reine tomba dans la cour sur ser Osmund Potaunoir, alors qu’il s’entraînait avec l’un des jumeaux Redwyne. Elle n’aurait su dire lequel des deux ; elle n’avait jamais été capable de les différencier l’un de l’autre. Elle regarda les épées se croiser pendant un moment puis manda ser Osmund à part. « Venez faire quelques pas avec moi, lui commanda-t-elle, et dites-moi la vérité. Je ne veux pas de fanfaronnades creuses maintenant, pas de jacasseries tendant à faire accroire qu’un Potaunoir vaut trois fois mieux que n’importe quel autre chevalier. De votre réponse peuvent dépendre bien des choses. Votre frère Osney. Quelle est la valeur de son épée ?

— Bonne. Vous l’avez vu se battre. Il n’est pas aussi fort que moi ni qu’Osfryd, mais il va vite à tuer.

— Si les choses en venaient là, serait-il capable de vaincre ser Boros Blount ?

— Boros la Bedaine ? » Ser Osmund pouffa. « Il a quoi, quarante ans ? Cinquante ? A moitié soûl la plupart du temps, gras même quand il est à jeun. S’il a jamais eu du goût pour se battre, il l’a perdu. Ouais, Votre Grâce, si ser Boros est en manque de meurtre, Osney pourrait assez facilement le soigner. Mais pourquoi ça ? Boros a commis une trahison ?

— Non », répondit-elle. Mais Osney, oui.

Brienne

Ils tombèrent sur le premier cadavre à un mille du carrefour.

Il se balançait sous la branche d’un arbre mort dont le tronc noirci portait encore les marques de la foudre qui l’avait frappé. Les corbeaux charognards n’avaient pas chômé avec sa figure, et les loups s’étaient repus de la partie de ses jambes qui pendouillait à portée de leurs crocs. En dessous de ses genoux ne restaient que des os et de vagues haillons, ainsi qu’une chaussure orpheline cent fois mâchée, remâchée, et à demi couverte de glaise et de moisissure.

« Qu’est-ce qu’il a dans la bouche ? » questionna Podrick.

Brienne dut s’armer de courage pour regarder. Le visage était gris et vert et blafard, la bouche démesurément béante. Quelqu’un avait fourré entre les dents une pierre blanche aux arêtes aiguës. Une pierre, ou bien…

« Du sel », déclara Septon Meribald.

Cinquante pas plus loin, ils repérèrent le deuxième corps. Les charognards l’avaient entièrement déchiqueté, de sorte que ses vestiges étaient éparpillés sur le sol sous une corde élimée nouée à la branche d’un orme. Brienne aurait risqué de passer au large sans se douter de rien si Chien, suivant son flair, ne s’était élancé dans les herbes folles pour aller renifler le fumet de plus près.

« Qu’est-ce que tu tiens là, Chien ? » Ser Hyle mit pied à terre pour le rejoindre à grandes enjambées et découvrit un demi-heaume. Le crâne du mort se trouvait encore à l’intérieur, ainsi que des coléoptères et des asticots. « Du bon acier, décréta-t-il, et pas trop salement cabossé, bien que le lion ait perdu son chef. Ça te plairait, d’avoir un heaume, Pod ?

— Pas celui-ci. Il est truffé de vers.

— Les vers, ça part au lavage, mon gars. Tu es aussi impressionnable qu’une péronnelle. »

Brienne lui répliqua d’un air renfrogné. « Votre heaume est trop grand pour lui.

— C’est lui qui grandira dedans.

— Je n’ai pas envie de le faire », rétorqua Podrick. Ser Hyle haussa les épaules et rejeta le heaume abîmé dans les folles herbes, cimier léonin et tout. Chien aboya puis alla lever la patte contre l’arbre.

Après cet incident, les cadavres se succédèrent à un intervalle d’à peine cent pas. Ils pendaient tantôt sous un frêne ou un aulne, tantôt sous un hêtre ou un bouleau, un mélèze ou un orme, tantôt sous de vieux saules chenus ou sous des châtaigniers d’une taille imposante. Chacun d’eux avait le cou pris dans un nœud coulant et oscillait au bout d’une corde de chanvre, et ils avaient tous la bouche bourrée de sel. Certains portaient des manteaux gris, bleus ou écarlates, mais que le soleil et la pluie avaient tellement délavés qu’il était presque impossible de faire la différence entre leurs couleurs respectives. D’autres portaient des emblèmes sur la poitrine. Brienne distingua des haches, des flèches, pas mal de saumons, un pin, une feuille de chêne, des scarabées, des coqs de combat, la hure d’un sanglier, une demi-douzaine de tridents. Des hommes en rupture de ban, comprit-elle subitement, la lie d’une douzaine d’armées, les rognures des lords.

Parmi les suppliciés se trouvaient des chauves, des barbus, des jeunes et des vieux, des petits, des grands, des gros, des maigres. La boursouflure de la mort, leurs visages rongés et putréfiés les faisaient tous paraître identiques. Avec un arbre pour potence, tous les hommes sont frères. Brienne avait lu cette sentence dans un bouquin, mais elle ne put se rappeler lequel.

Ce fut Hyle Hunt qui crut finalement bon de formuler ce qu’ils avaient déjà tous deviné. « Ça, ce sont les types qui ont saccagé Salins.

— Puisse le Père les juger en toute sévérité », dit Meribald, qui avait été l’ami du vieux septon de la ville martyre.

1 ... 32 33 34 35 36 37 38 39 40 ... 93
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)