Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Face aux feux du Soleil [The Naked Sun - fr]
Face aux feux du Soleil [The Naked Sun - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Face aux feux du Soleil [The Naked Sun - fr]

Электронная книга - «Face aux feux du Soleil [The Naked Sun - fr]». Краткое содержание книги:

Nous connaissons déjà Elijah Baley et Daneel R. Olivaw qui menèrent une difficile enquête dans Les cavernes d’acier.
C’est désormais sur la lointaine planète Solaria qu’ils vont devoir exercer leur talent. Sur ce monde, les hommes n’acceptent plus de se rencontrer physiquement mais se « visionnent » grâce à des projections télévisées.
Or, un meurtre a été commis, un meurtre apparemment impossible puisque aucun Solarien n’aurait eu la force nerveuse suffisante pour s’approcher d’un de ses compatriotes. Qui plus est, un robot semble impliqué, ce qui est absurde, puisque les lois de la robotique interdisent à ces êtres de métal de causer le moindre tort aux hommes.
1 ... 24 25 26 27 28 29 30 31 32 ... 68
Перейти на страницу:

— C’est vous le Terrien ? demanda Attlebish avec mépris, desserrant à peine les lèvres, la poussière abrasive attaquant les poils situés sous le nez.

— Je suis l’inspecteur Elijah Baley, C. 7, répondit Baley. Je viens effectivement de la Terre.

— Vous êtes en avance.

Attlebish referma son épilateur et le lança quelque part, hors du champ de vision de Baley :

— Qu’est-ce qui vous tracasse, Terrien ?

Dans la meilleure de ses humeurs, Baley n’aurait pas supporté sans peine le ton de l’autre. Aussi commençait-il à rager.

— Comment va l’inspecteur Gruer ? demanda-t-il.

— Il vit toujours. Il se peut qu’il survive, répondit Attlebish.

Baley hocha la tête :

— Vos empoisonneurs, sur Solaria, ne connaissent pas les quantités. Manque d’habitude. Ils en ont trop donné à Gruer. Résultat, il a restitué une grande partie du poison alors qu’une demi-dose l’aurait tué.

— Des empoisonneurs ? Rien n’indique qu’il y ait eu empoisonnement.

Baley ouvrit de grands yeux :

— Jehoshaphat ! Et qu’est-ce que c’est donc, à votre avis ?

— N’importe quoi. Il y a beaucoup de choses qui peuvent aller de travers chez un individu. (Il se passa la main sur le visage, cherchant, du bout des doigts, les endroits mal rasés.) Vous n’avez pas la moindre idée des ennuis de métabolisme qui surgissent passé deux cent cinquante ans !

— Si tel est le cas, avez-vous obtenu des conseils médicaux valables ?

— Le rapport du Dr Thool…

Ce nom déclencha tout : la bile que Baley n’avait cessé d’accumuler depuis le réveil déborda. Il s’écria, au maximum de ses capacités vocales :

— Je me fiche du Dr Thool ! J’ai dit des conseils médicaux valables. Vos docteurs sont intégralement ignares et vos détectives, si vous en aviez, ne le seraient pas moins. Il vous a fallu faire venir un détective de la Terre. Faites venir aussi un médecin !

Le Solarien le dévisagea froidement.

— Auriez-vous la prétention de me dire ce que je dois faire ?

— Oui, et pour pas un sou ! Gratis pro Deo ! Gruer a été empoisonné. J’ai été témoin de ce qui s’est passé. Il a bu, il a rejeté une partie de ce qu’il a bu, en criant qu’il avait la gorge en feu. Comment appelez-vous donc cela, quand on considère qu’il enquêtait sur… (et Baley s’arrêta tout net.)

— Il enquêtait sur quoi ? demanda Attlebish, impassible.

Baley était pleinement conscient de la présence gênante de Daneel, se tenant, comme d’habitude, à quelques pas en retrait. Gruer n’avait pas voulu que Daneel, un Aurorain, soit au courant de cette enquête. Aussi, reprit-il assez gêné « Il y avait des implications politiques ! »

Attlebish se croisa les bras, l’air distant, ennuyé et légèrement hostile :

— Nous n’avons pas de divergences politiques sur Solaria, comme on l’entend sur les autres mondes. Hannis Gruer a toujours été un bon citoyen, mais trop imaginatif. C’est lui qui, ayant entendu de vagues racontars à votre sujet, a insisté pour que nous vous fassions venir. Il a même accepté la condition sine qua non de recevoir un Aurorain comme co-enquêteur. Je n’ai jamais cru que ce fût nécessaire. Il n’y a pas d’énigme. Rikaine Delmarre a été tué par sa femme. Nous trouverons bien un jour le pourquoi et le comment. Et même si nous ne le trouvons pas, elle sera analysée du point de vue génétique et l’on prendra les mesures qui s’imposent. Quant à Gruer, les idées que vous pouvez vous faire sur un empoisonnement n’ont pas la moindre importance.

L’air incrédule, Baley demanda :

— Si je comprends bien, vous n’avez pas besoin de ma présence ici.

— Vous avez très bien compris. Si vous désirez retourner sur Terre, nous ne vous retenons pas. Je dirai même que nous en serions très heureux.

Baley fut le premier surpris de sa réaction :

— Non, monsieur, je ne bougerai pas ! s’insurgea-il.

— Vous êtes à notre service, inspecteur. Nous pouvons vous congédier. Vous allez repartir pour votre planète d’origine.

— Non. Ecoutez-moi bien, je vous le conseille. Vous êtes, vous, un gros bonnet de Spacien et je ne suis qu’un Terrien, mais, avec tout le respect que je vous dois, avec mes excuses les plus humbles et les plus marquées, vous avez la frousse, ni plus ni moins.

— Retirez cette affirmation, rugit Attlebish en se redressant de toute sa hauteur et en toisant le Terrien avec une assurance hautaine.

— Vous avez une frousse du tonnerre. Vous pensez que vous êtes le prochain à y passer si vous continuez cette enquête. Alors, vous laissez tomber pour qu’ils vous laissent tranquille, pour qu’ils vous laissent votre minable peau. (Baley n’avait pas la moindre idée de qui étaient les « ils » en question, ni de leur existence. Mais il frappait aveuglément sur l’arrogance d’un Spacien, jouissant de l’impact que faisaient ses affirmations, touchant l’autre au point sensible, en dépit de son empire sur lui-même.)

— Vous partez sur l’heure, dit Attlebish, le désignant du doigt avec une colère glacée. Et les conséquences diplomatiques ne nous gêneront pas, croyez-moi.

— Qu’ai-je à faire de vos menaces. Pour vous, la Terre n’est rien, je l’admets, mais n’oubliez pas que je ne suis pas seul ici. Permettez-moi de vous présenter mon collègue, Daneel Olivaw. Lui vient d’Aurore. Il ne parle pas beaucoup. Il n’est pas venu pour parler : c’est là mon rayon. Mais lui, il est formidable pour écouter. Il n’en perd pas un mot. Je vous le dis tout net, Attlebish (et Baley éprouva un indicible plaisir à proférer le nom tout simple et sans titre), quelque diableries qui se passent ici sur Solaria, elles intéressent tout particulièrement Aurore et une quarantaine d’autres Mondes Extérieurs. Et si vous nous fichez dehors, la prochaine députation qui viendra rendre visite à Solaria consistera en une flotte de guerre. Je suis un homme de la Terre et je connais la musique : malmenez des citoyens étrangers, et vous avez une flotte de guerre à vos portes le temps de faire le voyage.

Du coup, Attlebish reporta son attention sur Daneel et sembla manifester un peu plus de compréhension. D’un ton radouci, il expliqua :

— Mais il ne se passe rien ici qui puisse intéresser n’importe quelle autre planète.

— Ce n’était pas l’avis de Gruer et mon coéquipier l’a entendu tout comme moi.

Ce n’était pas le moment d’avoir peur d’un mensonge.

Daneel regarda Baley avec une certaine surprise en entendant cette affirmation du Terrien, mais Baley n’en eut cure et poursuivit, en martelant ses phrases :

— J’entends mener cette enquête jusqu’au bout. Sauf les circonstances, il n’y a rien qui m’oblige à retourner sur la Terre. D’en rêver seulement m’agite tellement que je ne puis rester assis. Si je possédais ce palais, envahi de robots, où je demeure pour l’instant, j’en ferais cadeau à n’importe qui, robots compris, et en vous y ajoutant, vous et votre planète infecte, pour faire bonne mesure, contre un aller simple pour la Terre.

« Mais croyez-moi bien : vous ne me ferez pas partir de force. Pas tant que l’enquête dont on m’a chargé ne sera pas close. Essayez de vous débarrasser de moi contre mon gré et vous vous trouverez face aux gueules des canons des croiseurs de l’Espace.

« Qui plus est, à partir de maintenant, l’enquête sur ce meurtre va se dérouler selon mes directives. C’est moi qui en prends la direction. Je verrai, en personne, les gens que j’entends voir. Vous avez bien compris, je les verrai : je ne leur parlerai pas par stéréovision. Je suis habitué à parler aux gens face à face, et c’est comme cela que je ferai dorénavant. J’entends avoir l’accord officiel de votre service sur cette question.

1 ... 24 25 26 27 28 29 30 31 32 ... 68
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)