Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Триллеры » Je m’appelle Requiem et je t’…
Je m’appelle Requiem et je t’… - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Je m’appelle Requiem et je t’…

Электронная книга - «Je m’appelle Requiem et je t’…». Краткое содержание книги:

Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin ?
Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus : je suis exorciste. Je chasse les démons.
Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche.
Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre.
Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas…
Biographie de l'auteur
L'individu qui se cache derrière le pseudonyme de Stanislas Petrosky est français et vit en Normandie, à quelques kilomètres du Havre. Sa profession, thanatopracteur, n'est probablement pas pour rien dans son goût pour le crime et l'humour… noir. Cet auteur atypique voue un culte immodéré à Frédéric Dard. Sa plume est trempée dans la même encre. Résultat, on se passionne, on se gondole, on frémit, bref on se régale. La preuve c'est Nadine Monfils, la mère de Mémé Cornemuse et d'Evis Cadillac qui signe la préface.
1 ... 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32
Перейти на страницу:

Ah ben là, pour être sympa, c’est sympa. Je me surprends même à me poser des questions : que porte-t-elle comme dessous ? Sa lingerie est-elle de la même classe que sa robe ? Faut que je me calme, pardon mon Dieu, oui, je sais, je suis là pour trouver les démons qui ont trucidé cette pauvre Martine.

Le serveur dépose le menu, je commande l’apéro. Je dois la jouer doucement, l’amener à parler de son boulot et de ceux qui fréquentent le club. Nous entrons dans le vif du sujet au moment même où le loufiat dépose les verres, un mojito pour elle et un Nikka de vingt et un ans d’âge pour moi. Bordel c’est l’bon Dieu en culotte de velours ce whisky nippon, pardon chef, mais là, c’est…

— Tu dois en voir de drôles dans ton club, rien que la folle-dingue avec ses selfies…

— Bérengère de Mongourdaint est une excentrique. Certes elle est chiante, faut toujours être derrière elle, mais elle rapporte beaucoup au club, et on ne peut pas dire qu’elle use les machines. Elle vit dans un manoir tout près d’ici, le Galion. Elle m’y a déjà invitée, mais j’ai refusé, je me méfie d’elle.

— Faut avoir un sacré caractère pour la supporter.

Quand tu veux des réponses, toujours tu flatteras ton interlocuteur ou toujours tu le frapperas. Voilà les seules techniques d’interrogatoire qui fonctionnent.

— Il y a des métiers bien plus contraignants, tu sais. Le plus drôle ce n’est pas forcément elle, il y a ceux qui fricotent dans les vestiaires ou sous les douches, et quand je te dis fricoter, je reste soft…

— Ils s’envoient en l’air ?

— Voilà tu as tout compris, ça baise sévère dans les clubs de sport, ce sont des chauds-bouillants les fans de fitness, les gens ne se doutent pas.

Dis donc, c’est une avance qu’elle me fait miss cardio ? Elle ne serait pas en train de me proposer de jouer à la bête à deux dos ? Peut-être, mais avant j’aimerais en savoir un peu plus sur certains de ses clients. Elle vient de me tendre une belle perche, si je puis dire.

— C’est pour ça que certains de tes clients se mettent une chaussette dans le calcif ?

— Tu parles du légionnaire ?

— Le légionnaire ? Le type de cet après-midi ?

— Oui, Karl Amelmou, un ancien para. Non, lui je ne l’ai jamais vu parler à quiconque, sauf avec Bérengère. Ils échangent quelques mots. Faut dire qu’elle est sacrément bavarde. Pour en revenir à notre ex-militaire, je ne sais pas si c’est du bidon ou pas, mais je peux te dire que ce qu’il trimballe attire les regards féminins et même parfois masculins…

Elle pouffe la pouffe… oser imaginer des choses pareilles de Requiem, ce n’est plus de la provocation, mais du défi, attends que le repas soit terminé ma belle, et je vais t’en donner moi du cardio-training !

— Bref ton client est monté comme un âne, il pourrait lever de la gazelle en pagaille, mais à ta connaissance, il ne consomme pas.

— Pas au club en tout cas. Faut te dire que le garçon n’est pas des plus sympathiques. Un ancien skinhead à ce que j’ai cru comprendre, je ne sais pas si tu as vu ses tatouages ?

— Oui, j’ai vu, il a des emblèmes nazis, ça à l’air d’être un drôle de zig. Comment tu sais que c’est un ancien de la légion et un facho ? Il pourrait juste avoir ces merdes sur le derme parce qu’il trouve ça beau, il y a des cons dans ce genre-là…

— Parce que, primo, je l’ai déjà vu avec un haut laissant apparaître ses pectoraux. Il a un tatouage avec un crâne sur lequel est écrit Legio Patria Nostra, c’est bien la devise de la légion, non ? J’ai lu ça quelque part.

— Mademoiselle a de la culture, c’est bien. Et secundo ?

— Un jour j’ai entendu la folle-dingue, comme tu l’appelles, discuter avec lui. Ils ne parlaient que de groupuscules d’extrême-droite, de bandes de fachos, de ratonnades. J’ai été surprise, je ne m’attendais pas à ce qu’elle ait ce genre d’idée.

— Oui, en effet, ce n’est pas un tendre ton client… je ne m’étonne pas que personne n’ose lui adresser la parole, ce n’est pas le genre de connard avec qui l’on aime faire la causette.

— Comme tu dis. Et il ne vient pas là pour ça, c’est une bête, c’est impressionnant ce qu’il lève de fonte. Mais il me fait peur.

— Pourquoi ?

— Toujours en train de te regarder comme s’il te scrutait le fond de l’âme, je n’aime pas ce type. Il me fait froid dans le dos.

Si tu savais ma pauvre chérie, tu t’en méfierais encore plus. Ce type est pire que le choléra, la diphtérie et la peste brune réunies. C’est de la chiasse noire, un phlegmon, de l’anthrax, c’est un monstre, une pourriture, un déchet de l’humanité. Un malade auquel je vais coller une ordonnance et une sévère[15].

Elle a quand même du bol cette petite de ne pas être tombée entre ses pattes. Remarque, buter une coach, ce serait peut-être trop voyant. Bon je vais lâcher la causerie sur le poney, sinon elle va flairer l’embrouille.

— Tiens dis donc, tu sais que si je suis venu au Beauty-Body c’est parce qu’une de mes amies me l’a conseillé.

— Ah bon ? Qui ça ?

— Martine Rutebeuf, ça te parle ?

— Dis donc, t’as de drôles de fréquentations… Elle tourne des vidéos de cul ta copine. Bien sûr que je la connais, elle est sympa comme tout. Mais sinon tu m’as invitée pour un interrogatoire ? Et toi, tu fais quoi dans la vie ? t’es flic ?

— Ah non, pas du tout, je suis juste curieux, j’aime bavarder. Et puis si je pose tout le temps des questions, c’est pour l’inspiration.

— L’inspiration ?

— Oui, je suis romancier, j’écris des polars, alors tu penses bien que des personnages comme ton légionnaire et ta baronne, ça me fascine. D’ailleurs Martine c’est comme ça que je l’ai rencontrée, je cherchais des renseignements pour un livre un peu cochon.

Tu as vu un peu comme je m’en sors ? Un véritable virtuose de la menteuse le Requiem ! Écrivain, ça m’est venu comme ça, sans même réfléchir. Quand je te dis que je suis un type génial. Me présente pas à ta rombière, elle risque de se barrer avec moi.

La petite, tu verrais ses mirettes s’ouvrir, s’épanouir, elle me prend pour Stephen King ou je ne sais quel cador littéraire, alors autant lui faire plaisir et en profiter.

— C’est la première fois que je rencontre un auteur… je comprends mieux tes questions maintenant.

— Voilà, et ça te dirait d’avoir ton nom dans un livre ? Que tu deviennes une héroïne ?

— Tu ferais ça ?

— Bien sûr, si je te le dis… en contrepartie, continue de me raconter les deux olibrius du club, et même d’autres, c’est de la matière première pour moi.

— Tu veux savoir quoi ?

Eh voilà, je peux remettre le couvert sur la poutre de Bamako, c’est elle qui m’invite, elle est mignonne cette petite Cécile.

— Le légionnaire là, il vient souvent ? J’aimerais le revoir, m’inspirer de ce type, il pourrait faire un vrai méchant dans mon livre…

— Presque tous les jours, un forçat je te dis, il est fou, capable de rester plusieurs heures sur la même machine.

— À part ta dinde du XVIe, il cause à qui ?

— Personne, enfin, si le dirigeant, les collègues et moi. Pas aimable, pas causant, mais poli, on ne peut pas lui reprocher grand-chose. Ah non, il y a son ami aussi, qui vient de temps en temps, un motard.

Là tu penses bien que ça carbure à deux cents à l’heure. À l’étage supérieur, une petite lumière vient de s’allumer. Ça clignote, en lettres rouges je vois grand con s’afficher dans mon cerveau telle une décoration de Noël sur les Champs Élysées. Je viens de faire la jonction : c’est bel et bien au club que Martine a été repérée.

вернуться

15

Je me répète et je t’emmerde, Audiard, c’est comme un excellent whisky, on peut en savourer un second.

1 ... 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)