Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Un, deux et trois. Les ailes du phénix battirent trois fois, semblables à un feu qui s'éveillait puis s'endormait, et le temps sembla s'écouler bien trop lentement alors que Fumseck survolait les mystérieux appareils et se dirigeait vers Harry.
Et l'oiseau rouge-or flotta devant lui, suspendu par de doux mouvements d'ailes, oscillant comme la flamme d'une bougie.
"Qu'y a-t-il, Fumseck ?" dit le faux Harry d'un ton perplexe en regardant le phénix droit dans les yeux, exactement comme s'il avait été innocent. Le véritable Harry ressentit la même nausée immonde que lorsqu'il avait entendu le professeur McGonagall lui témoigner sa confiance et pensa : Suis-je devenu méchant aujourd'hui, Fumseck ? Je ne pensais pas que c'était mal... est-ce que tu me détestes maintenant ? Si je suis devenu une chose que les phénix détestent, peut-être que je devrais juste abandonner maintenant, tout abandonner maintenant et avouer -
Fumseck cria, le cri le plus terrible que Harry avait jamais entendu, un cri qui fit vibrer tous les appareils de la pièce et éveilla les silhouettes endormies des portraits.
Le cri transperça les défenses de Harry comme une épée chauffée à blanc aurait percé du beurre, il fit s'effondrer ses couches protectrices comme un ballon percé qui aurait éclaté, il réorganisa ses priorités en un éclair et le fit de souvenir de la chose importante entre toutes ; les larmes commencèrent à se déverser des yeux de Harry, le long de ses joues, et sa voix buta à mesure que les mots sortirent sa gorge, comme s'il avait toussé de la lave...
"Fumseck dit," fit la voix de Harry, "qu'il veut que, je fasse, quelque chose, au sujet, des prisonniers, d'Azkaban -"
"Fumseck, non !" dit le vieux sorcier. Dumbledore s'avança et tendit une main suppliante vers le phénix. Sa voix était presque aussi désespérée que le cri du phénix l'avait été. "Tu ne peux pas lui demander cela, Fumseck, il n'est encore qu'un enfant !"
"Vous êtes allé à Azkaban," chuchota Harry, "vous avez emmené Fumseck avec vous, il a vu - vous avez vu - vous étiez là, vous avez vu - POURQUOI N'AVEZ-VOUS RIEN FAIT ? POURQUOI NE LES AVEZ-VOUS PAS LAISSÉS SORTIR ?"
Lorsque les instruments eurent fini de vibrer, Harry se rendit compte que Fumseck avait crié en même temps que lui et qu'il volait maintenant à ses côtés, face à Dumbledore, et que la tête rouge-or était à la hauteur de la sienne.
"Peux-tu," murmura le vieux sorcier, "peux-tu vraiment entendre la voix du phénix si distinctement ?"
Harry sanglotait presque trop pour pouvoir parler ; face aux portes de métal qu'ils avaient franchies, face aux voix qu'ils avaient entendues, face aux pires souvenirs, face à la supplication désespérée tandis qu'il s'éloignait ; tout cela avait jailli en lui avec la force d'un brasier lorsque le phénix avait crié, lorsqu'il avait renversé tous les remparts. Harry ignorait s'il pouvait vraiment entendre la voix du phénix, s'il aurait comprit Fumseck sans l'avoir déjà su. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il avait une excuse plausible pour dire ce que le professeur Quirrell lui avait dit de ne jamais mentionner dans une conversation à partir de ce jour ; parce que c'était exactement ce qu'un Harry innocent aurait dit, ce qu'il aurait fait s'il avait entendu le phénix assez distinctement. "Ils souffrent - nous devons les aider -"
"Je ne peux pas !" s'écria Albus Dumbledore. "Harry, Fumseck, je ne peux pas, je ne peux rien y faire !"
Un autre cri perçant.
"POURQUOI PAS ? ALLEZ-Y ET FAITES LES SORTIR !"
Le vieux sorcier arracha ses yeux du phénix et rencontra ceux de Harry. "Harry, dis-le à Fumseck pour moi ! Dis-lui que ce n'est pas aussi simple ! Les phénix ne sont pas que de simples animaux mais ils sont des animaux, Harry, ils ne peuvent pas comprendre -"
"Je ne comprends pas non plus," dit Harry d'une voix tremblante. "Je ne comprends pas pourquoi vous donnez des gens à manger aux Détraqueurs ! Azkaban n'est pas une prison, c'est une salle de torture où vous torturez les gens jusqu'à la MORT !"
"Percival," dit le vieux sorcier d'une voix rauque, "Percival Dumbledore, mon propre père, Harry, mon propre père est mort à Azkaban ! Je sais, je sais que c'est horrible ! Mais que voudrais-tu me voir faire ? Entrer à Azkaban de force ? Voudrais-tu me voir déclarer une rébellion contre le ministère ?"
CROA !
Il y eut une silence, puis la voix tremblante de Harry dit : "Fumseck ignore tout des gouvernements, il veut juste que vous - sortiez les prisonniers - de leur cellule - et il vous aidera à combattre - si quelqu'un vous barre la route - et - et moi aussi, monsieur le directeur ! Je viendrai avec vous et je détruirai tous les Détraqueurs qui s'approcheront ! Nous nous inquiéterons des retombées politiques ensuite, je vous parie que vous et moi pourrions nous le permettre -"
"Harry," murmura le vieux sorcier, "les phénix ne comprennent pas la façon dont une bataille gagnée peut faire perdre une guerre." Des larmes coulaient le long des joues du vieux sorcier et gouttaient sur sa barbe d'argent. "Ils ne connaissent que la bataille. Ils sont bons, mais pas sages. C'est pourquoi ils choisissent d'avoir des sorciers pour maîtres."
"Pouvez-vous amener les Détraqueurs à un endroit où je pourrai les atteindre ?" dit Harry d'une voix qui était maintenant implorante. "Amenez-les par groupes de quinze - je pense que je pourrais en détruire autant à la fois sans me faire de mal -"
Le vieux sorcier secoua la tête. "C'était suffisamment difficile de faire accepter la perte de l'un d'entre eux - ils m'en donneraient peut-être un de plus, mais certainement pas deux - ils sont considérés comme la propriété de la nation, Harry, comme des armes à utiliser en cas de guerre -"
La rage de Harry éclata alors comme un incendie, peut-être venait-elle du phénix maintenant posé sur son épaule, peut-être venait-elle de son côté obscur, mais les deux colères se mélangèrent en lui, le chaud et le froid, et c'est une étrange voix qui dit par sa gorge : "Dites-moi quelque chose. Que doit faire un gouvernement, que doivent faire les électeurs d'une démocratie, que doit faire le peuple d'une pays avant qu'il ne me faille décider que je ne suis plus de son côté ?"
Les yeux du vieux sorcier s'écarquillèrent face au garçon sur l'épaule duquel un phénix se tenait. "Harry... s'agit-il là de tes paroles ou de celles du professeur de Défense -"
"Parce qu'il doit y avoir une limite, non ? Et si ce n'est pas Azkaban, quelle est-elle ?"
"Harry, s'il te plaît, écoute moi ! Les sorciers ne pourraient pas vivre ensemble s'ils se déclaraient la guerre, chacun contre tous, à chaque fois qu'ils avaient un différend ! Il y aurait toujours quelque chose -"
"Azkaban n'est pas seulement 'quelque chose' ! C'est le mal !"
"Oui, même le mal ! Même certains maux, Harry, car les sorciers ne sont pas parfaitement bons ! Mais mieux vaut malgré tout vivre en paix que dans le chaos ; et si nous pénétrions dans Azkaban de force, ce serait le début du chaos, en es-tu conscient ?" plaida le vieux sorcier. "Et il est possible de t'opposer à la volonté de ton prochain ouvertement ou en secret sans le haïr, sans déclarer qu'il est méchant, que c'est ton ennemi ! Je ne pense pas que les habitants de ce pays méritent que tu les juge ainsi, Harry ! Et même si certains d'entre eux ont - et les enfants, et les élèves de Poudlard, et les bons présents parmi les mauvais ?"
Harry regarda son épaule, là où Fumseck était perché, et vit que le phénix le regardait et que ses yeux flambaient sans briller ; des flammes rouges dans une mer de feu d'or.