Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Quelques escaliers dont les marchent furent descendues deux à deux mais pas trois à trois plus tard, Harry s'arrêta dans un couloir au fond duquel se trouvait l'entrée des dortoirs de Serpentard.
Il prit un morceau de parchemin (et non pas de papier), une Plume à Papote (et non pas un stylo) de sa bourse et dit à la plume : "Écris exactement les lettres suivantes : Z-P-N-S-Y N-E-T-R-A-G-F-H-E-Y-R-G-E-B-V-F."
Il existait deux types de codes cryptographiques : ceux qui empêchaient votre petit frère de lire vos messages et ceux qui empêchaient d'importants gouvernements de les lire ; il s'agissait là du premier type, mais c'était mieux que rien. En théorie personne n'était censé le lire mais si cela arrivait, cette personne ne se souviendrait de rien d'intéressant à moins d'avoir auparavant appris ce qu'était la cryptographie.
Harry mit le message dans une enveloppe en parchemin, et de sa baguette il la cacheta d'un peu de cire verte.
En principe, Harry aurait bien sûr pu faire tout cela des heures plus tôt, mais attendre d'avoir entendu le message des lèvres du professeur McGonagall lui donnait étrangement l'impression de moins Jouer avec le Temps.
Il mit ensuite cette enveloppe dans une seconde enveloppe qui contenait déjà une autre feuille de papier porteuse d'autres instructions ainsi que de cinq Mornilles d'argent.
Il ferma cette enveloppe (à l'extérieur de laquelle un nom était déjà inscrit), la cacheta d'un peu plus de cire verte, et plaça une dernière Mornille sur ce sceau.
Puis il mit cette enveloppe dans une dernière enveloppe, sur laquelle était écrit en grandes lettres : "Merry Tavington".
Puis il se pencha au tournant du couloir pour regarder le portrait grincheux et gardien de la porte des dortoirs de Serpentard, qui attendait ; et comme Harry ne souhaitait pas que le portrait se souvienne de n'avoir pas vu quelqu'un d'invisible, il fit léviter l'enveloppe jusqu'à l'homme grincheux et la pressa contre lui.
L'homme renfrogné baissa les yeux vers l'enveloppe, l'observa à travers un monocle, soupira et sa tourna pour faire face à l'intérieur des dortoirs Serpentard avant d'appeler : "Message pour Merry Tavington !"
L'enveloppe put alors tomber au sol.
Et quelques instants plus tard la porte du portrait s'ouvrit et Merry se saisit de l'enveloppe.
Elle l'ouvrirait et y trouverait une Mornille ainsi qu'une enveloppe destinée à une élève de quatrième année prénommée Margaret Bulstrode.
(Les Serpentard faisaient tout le temps ce genre de choses, et un Mornille était indubitablement le signe d'une commande urgente).
Margaret ouvrirait son enveloppe et y trouverait cinq Mornilles ainsi qu'une enveloppe à déposer dans une salle de classe inusitée...
...après avoir utilisé son Retourneur de Temps pour revenir cinq heures en arrière...
...ce sur quoi, si elle avait été assez rapide, elle trouverait cinq autres Mornilles qui l'attendaient.
Et un Harry Potter invisible attendrait dans cette salle de classe entre trois heures et trois heures et demie de l'après midi, juste au cas où quelqu'un essaierait ce test évident.
Enfin, évident pour le professeur Quirrell en tout cas.
Le professeur Quirrell avait aussi trouvé évident que (a) Margaret Bulstrode avait un Retourneur de Temps et (b) elle en faisait une utilisation assez libre, par exemple en disant à sa jeune sœur des potins juteux "avant" que qui que ce soit d'autre ne les ait entendus.
Une partie du stress le quitta lorsqu'il s'éloigna de la porte du portrait, toujours invisible. Son esprit avait réussi à s'inquiéter de la réussite du plan même en sachant qu'il avait déjà réussi. Il ne restait maintenant plus que la confrontation avec Dumbledore et il en aurait fini pour la journée... il irait à la gargouille du directeur à neuf heures du soir car s'y rendre à huit heures serait suspect. Il pourrait donc prétendre avoir seulement mal compris ce que le professeur McGonagall avait voulu dire par "ensuite"...
Lorsqu'il pensa au professeur McGonagall, une vague douleur serra de nouveau la poitrine de Harry.
Alors il se retira un peu plus profondément dans son côté obscur, qui avait maintenu une expression calme, qui avait masqué la fatigue, qui avait continué de marcher.
Un jour, il aurait à rendre des comptes, mais parfois il fallait emprunter le maximum et laisser les factures à demain.
Lorsque les escaliers en spirales eurent mené Harry jusqu'à la grande porte en chêne qui constituait le dernier obstacle avant le bureau de Dumbledore, même son côté obscur commençait à céder à l'épuisement ; mais puisqu'il était maintenant légalement quatre heures au-delà de son coucher habituel, il serait sans danger de révéler une partie du caractère physique de cette fatigue tout en continuant de masquer son aspect émotionnel.
La porte en chêne s'ouvrit grand -
Les yeux de Harry s'étant déjà mis au point sur le large bureau et le trône situé derrière lui, il lui fallut un moment pour se rendre compte que celui-ci était vide et que le bureau était désert exception faite d'un unique livre relié de cuir ; puis Harry fit dériver son regard et vit le sorcier debout au milieu de ses objets insolites, de ses appareils mystérieux par dizaines. Fumseck et le Choixpeau étaient posés sur leurs perchoirs respectif et l'on pouvait voir deux parapluies ainsi que trois pantoufles rouges pour pied gauche. Tout était à sa place, semblable à l'ordinaire, hormis le vieux sorcier lui-même, droit dans ses robes du noir le plus formel. Voir ces robes sur cet individu constitua un choc visuel pour Harry, comme de voir son père vêtu d'un costume d'affaires.
Albus Dumbledore semblait à la fois très âgé et très triste.
"Bonjour, Harry," dit le vieux sorcier.
Depuis l'intérieur d'un soi alternatif maintenu à la façon d'une barrière Occlumantique, un Harry innocent et ignorant de tout ce qui se passait inclina sa tête froidement et dit : "Monsieur le directeur. Je suppose que vous avez reçu une réponse du professeur McGonagall, et si cela ne vous dérange pas, j'aimerais vraiment savoir ce qui se passe."
"Oui," dit le vieux sorcier, "il est temps, Harry Potter." Le dos se raidit, un peu seulement, car le sorcier se tenait déjà très droit ; mais ce changement parvint néanmoins à donner l'impression qu'il avait gagné trente centimètres de hauteur, de la force sinon de la jeunesse, et qu'il était devenu redoutable sinon dangereux ; l'étendue de son pouvoir l'enveloppait tel une cape. Il parla d'une voix claire : "Aujourd'hui commence ta guerre contre Voldemort."
"Quoi ?" dit le Harry externe, celui qui ne savait rien, tandis que la chose qui observait depuis l'intérieur songea plus ou moins la même chose, à de nombreuses profanités près.
"On a fait sortir Bellatrix Black d'Azkaban ; elle s'est échappée d'une prison inviolable," dit le vieux sorcier. "Si une prouesse porte la signature de Voldemort, c'est bien celle-ci, et elle, son plus fidèle serviteur, est l'un des trois éléments nécessaires à son retour parmi nous dans une nouvelle enveloppe charnelle. Comme il a été prédit, l'ennemi que tu as vaincu revient dix ans plus tard."
Rien en Harry ne trouvait quoi répondre à cela, du moins pas pendant les quelques secondes disponibles avant que le vieux sorcier ne continue :
"Peu de choses devront changer pour toi," dit-il. "J'ai commencé à rassembler l'Ordre du Phénix, qui te servira, et j'ai alerté les quelques âmes qui devraient et vont comprendre : Amélia Bones, Alastor Maugrey, Bartemius Crouch et certains autres. De la prophétie - oui, il y a une prophétie - je ne leur ai rien dit, mais ils savent que Voldemort est de retour et ils savent que ton rôle sera vital. Eux et moi combattrons les prémisses de cette guerre, tandis que tu deviendras plus fort et peut-être plus sage, ici, à Poudlard." Le vieux sorcier leva la main comme s'il avait une requête à soumettre. "Donc pour le moment, il ne va y avoir qu'un seul changement te concernant, et je t'implore de comprendre sa nécessité. Reconnais-tu le livre sur mon bureau, Harry ?"