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Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité

Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:

Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
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"Sstupide cancre de tous les consspirateurs," siffla le serpent avec tant de colère que les sifflements semblaient se chevaucher et se mordre la queue, "imbécile dégourdi, idiot futé, ssot de Sserpentard pas entraîné, ta méfiance mal placée a ruiné -"

"N'est pas le bon moment pour disscuter," fit remarquer Harry avec douceur. La brusque montée de soulagement qui tentait de se répandre en lui était annulée par la tension montante. "Puissque je ne peux pas me mettre correctement en colère contre vous ssans m'ouvrir aux manges-vies. Doit se dépêcher, quelqu'un a peut-être entendu bruit -"

"Explique plan d'évassion," dit le serpent d'un ton impérieux. "Presstement !"

Harry expliqua. Le Fourchelangue n'avait pas de mots pour décrire la technologie Moldue mais Harry décrivit la fonction et le professeur Quirrell sembla comprendre.

Il y eut de courts sifflements, l'équivalent reptilien d'un aboiement de rire surpris, puis des ordres vifs. "Dis à la femme de détourner le regard, lance ssortilège de ssilence, mets charme gardien devant porte. Vais me transsformer, faire rapides améliorations à ton invention, donner potion d'urgence à femme pour qu'elle puissse nous protéger, me transsformer de nouveau avant que tu ne disssipes le charme. Plan ssera alors plus sûr."

"Et dois-je croire," siffla Harry, "que Guérissseur pour femme nous attend vraiment ?"

"Utilisse raisson, jeune garçon ! Supposse que je ssuis maléfique. Arrêter de t'utilisser maintenant n'est évidemment pas ce que j'avais prévu. Misssion est opportunisste, inventée après avoir vu ton charme gardien, affaire censsée ne pas être remarquée, caché quand parti de lieu où on mange. Évidemment que tu verras perssonne prétendant être Guérissseur à l'arrivée ! Retourner à lieu où l'on mange ensuite, plan original continue comme avant !"

Harry regarda le serpent invisible.

D'un côté, l'entendre dit ainsi donnait à Harry l'impression qu'il était stupide.

De l'autre, ce n'était pas vraiment rassurant.

"Alors," siffla Harry, "quel est votre plan pour moi, exactement ?"

"Tu as dit pas le temps," lui répondit le sifflement du serpent, "mais le plan est que tu diriges le pays, évidemment, même ton jeune ami noble a déjà compris cela, demande-lui au retour si tu ssouhaites. Ne dirai pas pluss, temps de voler, pas de parler."

Le vieux sorcier tendit la main vers une autre porte de métal, de derrière laquelle provenait un macabre marmonnement sans fin : "Je ne suis pas sérieux, je ne suis pas sérieux, je ne suis pas sérieux..." Le phénix rouge-or criait déjà d'un ton impérieux et le vieux sorcier grimaçait déjà quand -

Un autre cri traversa le couloir, semblable à celui d'un phénix sans l'être tout à fait.

Le vieux sorcier tourna la tête et regarda la créature d'argent étincelante qui s'était trouvée sur son autre épaule au moment même où les serres éphémères et immatérielles lançaient l'entité magique dans les airs.

Le faux phénix s'envola le long du couloir.

Le vieux sorcier se précipita après lui à une allure digne d'un jeune soixantenaire fringant.

Le véritable phénix cria une fois, deux fois et trois fois tout en voletant devant devant la porte de métal ; puis, lorsqu'il devint clair qu'en dépit de ses appels son maître ne reviendrait pas, il le suivit avec récalcitrance.

Cette fois le professeur Quirrell avait revêtu sa véritable forme - le Polynectar ne durait qu'une heure s'il n'était pas ré-administré - et malgré sa pâleur, avachi contre les barres de métal de la cellule la plus proche, sa magie fut assez forte pour attirer sa baguette à lui sans qu'un mot fut prononcé, alors qu'au même moment Bellatrix ôtait la Cape et la plaçait d'un geste servile dans les mains ouvertes de Harry. À mesure que les pouvoirs du professeur de Défense revenaient et que la périphérie de sa vaste puissance entrait en contact avec la légère aura enfantine de Harry, la sensation funeste s'intensifiait de nouveau sans néanmoins atteindre sa force maximale.

Harry décrivit l'appareil Moldu à voix haute et en donna le nom au sorcier, puis un Finite de Harry défit tout ce dur travail et le fit redevenir un cube de glace. Le professeur Quirrell ne pouvait pas lancer de sortilèges sur quelque chose que Harry avait métamorphosé car cela aurait constitué une interaction entre leurs magies, aussi légère soit-elle, mais -

Trois secondes plus tard, le professeur Quirrell tenait entre ses mains sa propre version métamorphosé de l'appareil Moldu. Un seul mot aboyé et un geste de sa baguette, et le résidu de colle avait quitté l'objet magique ; trois incantations plus tard, les objets magique et technologique étaient fusionnés l'un dans l'autre comme s'ils n'avaient été qu'un seul, et des sortilèges d'incassabilité et de fonctionnement parfait avaient été lancés sur l'appareil Moldu.

(Harry se sentait beaucoup mieux à l'idée de faire cela sous la supervision d'un adulte)

Une potion fut jetée à Bellatrix et le professeur Quirrell et Bellatrix ordonnèrent tous deux : "Bois" comme s'ils avaient parlé de la même voix. La femme émaciée avait déjà commencé à lever la potion vers ses lèvres sans attendre car il aurait été évident aux yeux de quiconque que cet Animagus serpent était un serviteur de Seigneur des Ténèbres, un serviteur puissant et de confiance.

Harry acheva de placer la capuche de la Cape d'Invisibilité par-dessus sa tête.

Une magie brève et terrible se déchaîna depuis la baguette du professeur de Défense, creusant le trou dans le mur, balafrant le morceau de métal qui reposait au milieu de la pièce comme Harry l'avait demandé, expliquant que la méthode qu'il avait utilisée aurait pu permettre de l'identifier.

"Gant gauche," dit Harry à sa bourse, puis il l'extirpa et l'enfila.

Pendant que la femme finissait de boire la potion, un geste du professeur de Défense fit apparaître un harnais sur les épaules de Bellatrix ainsi qu'un autre morceau de tissu plus petit sur la main de celle-ci et quelque chose qui ressemblait à des menottes autour de ses poignets.

Une étrange et malsaine couleur sembla se répandre sur le pâle visage de Bellatrix et elle se raidit, ses yeux creusés semblèrent s'éclairer, devenir bien plus dangereux...

...de petites volutes de vapeur s'échappèrent de ses oreilles...

(Harry décida de ne pas penser à cela)

...et Bellatrix Black rit alors, un rire soudain et fou, bien trop fort dans les petites cellules d'Azkaban.

(Très bientôt, avait dit le professeur Quirrell, Bellatrix sombrerait dans l'inconscience et resterait ainsi pendant un bon moment ; c'était le prix de la potion qu'elle avait bue ; mais pour quelques moments encore elle posséderait peut-être un vingtième de la puissance dont elle avait un jour disposé).

Le professeur de Défense jeta sa baguette en direction de Bellatrix et un instant plus tard devint un serpent vert.

Un instant après ça, la peur des Détraqueurs revint dans la pièce.

Bellatrix ne broncha que légèrement, attrapa la baguette et la bougea sans prononcer une parole ; le serpent s'éleva et fut inséré dans le harnais placé sur son dos.

Harry dit "Debout !" à son balais volant.

Bellatrix plaça sa baguette dans l'étui lié à sa main.

Harry bondit en tête du balais volant deux places.

Bellatrix le suivit, prit les objets semblables à des menottes placés autour de ses poignets et s'enchaîna au manche du balais de feu tandis que la main droite de Harry fourrait sa baguette dans sa bourse.

Et ils s'élancèrent tous les trois à travers le trou dans le mur -

- émergeant à découvert directement au-dessus de la fosse des Détraqueurs, à l'intérieur du vaste prisme triangulaire qu'était Azkaban. Le ciel bleu était maintenant clairement visible au-dessus de leur tête et les éclairait de sa lumière.

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