Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Et le chat lumineux bondit vers l'avant et disparut.
Harry jeta un coup d'œil à sa montre et nota l'heure afin de pouvoir revenir dans les toilettes de la chambre de Marie au bon moment après avoir sorti tout le monde de là et avoir fait de nouveau immobiliser le Retourneur de Temps par le professeur Quirrell...
Tu sais, dit la partie de son cerveau consacrée à la résolution de problèmes, qu'il y a une limite au nombre de contraintes qu'on peut ajouter à un problème avant qu'il ne devienne vraiment impossible ?
Ça n'aurait pas dû avoir d'importance, en fait ça n'en avait pas vraiment, ça n'était pas comparable à la souffrance d'un seul prisonnier d'Azkaban, et pourtant Harry se trouva profondément conscient du fait que si son plan ne s'achevait pas par d'une part sa récupération à la chambre de Marie comme s'il n'était jamais parti ainsi que par un professeur de Défense vraisemblablement innocent de tout méfait, le professeur McGonagall allait le tuer.
Tandis que leur équipe se préparait à grignoter un bout de terrain supplémentaire le long de la spirale C au moyen d'une série de boucliers, d'analyses et de dissipation du bouclier précédemment lancé, Amélia tapotait des doigts sur sa hanche et se demandait si elle ne devrait pas consulter l'indéniable l'expert du domaine. Si seulement il n'était pas si -
Elle entendit le craquement de feu familier et devina ce qu'elle allait voir alors même de se retourner.
Un tiers des Aurors se retournaient et levaient leur baguette en direction du vieux sorcier aux lunettes en croissant de lune et à la longue barbe d'argent qui était apparu juste au milieu de leur groupe avec un phénix éclatant d'or et de rouge perché sur son épaule.
"Ne tirez pas !" Le Polynectar aurait rendu simple la contrefaçon du visage, mais imiter le voyage par phénix aurait été bien plus difficile - les barrières autorisaient ce moyen rapide d'entrer, même si aucune sortie rapide n'était possible.
La vieille sorcière et le vieux sorcier se regardèrent pendant un long moment.
(Amélia se demanda distraitement lequel de ses Aurors avait fait parvenir le message, après tout, plusieurs anciens membres de l'Ordre du Phénix étaient ici avec elle ; elle essaya de se souvenir si elle avait vu le moineau d'Emmeline ou le chat d'Andy manquer au troupeau de créatures lumineuses ; mais elle savait que c'était futile. Ça pouvait fort bien n'être la faute d'aucun des membres de son équipe car le vieux fouineur savait souvent des choses impossibles à savoir).
Albus Dumbledore inclina sa tête vers Amélia d'un geste courtois. "J'espère ne pas être importun," dit le vieux sorcier avec calme. "Nous sommes tous dans le même camp, n'est-ce pas ?"
"Cela dépend," dit Amélia d'une voix dure. "Es-tu là pour nous aider à attraper des criminels ou pour les protéger des conséquences de leurs actes ?" Vas-tu essayer de protéger la meurtrière de mon frère de son Baiser bien mérité, vieux fouineur ? Amélia avait entendu dire que Dumbledore était devenu plus malin vers la fin de la guerre, en grande partie grâce à l'insistance ininterrompue de Fol-Oeil ; mais il était retombé dans sa ridicule clémence à l'instant où le corps de Voldemort avait été trouvé.
Une douzaine de points blanc et argent, réflections des animaux étincelants, luisaient à la surface des lunettes en croissant de lune du vieux sorcier ; il parla : "Je souhaite voir Bellatrix Black libérée encore moins que toi," dit-il. "Elle ne doit pas quitter cette prison en vie, Amélia."
Avant qu'elle ne puisse de nouveau parler, ne serait-ce que pour exprimer sa gratitude étonnée, le vieux sorcier fit un geste de sa longue baguette noire et un flamboyant phénix d'argent apparut, peut-être plus lumineux que tous leurs Patronus réunis. C'était la première fois qu'elle avait vu quelqu'un jeter ce sortilège sans parler. "Ordonne à tous tes Aurors de dissiper leur Patronus pendant dix secondes," dit le vieux sorcier. "Ce que le ténèbres ne peuvent trouver, peut-être la lumière saura-t-elle le découvrir."
Amélia aboya l'ordre d'accomplir la volonté de Dumbledore à l'officier des communications qui en fit part à tous les Aurors par le biais de leur miroir.
Cela prit un moment qui devint un silence horrible, aucun des Aurors n'osait parler, et Amélia essaya d'évaluer ses propres pensées. Elle ne doit pas quitter cette prison en vie... Albus Dumbledore ne se transformerait pas en Bartemius Croupton sans avoir une bonne raison. S'il avait voulu lui dire pourquoi, il l'aurait déjà fait ; mais ce n'était certainement pas bon signe.
Tout de même, il était bon de savoir qu'ils pourraient travailler ensemble, cette fois-ci.
"Maintenant," dit un chorus de miroirs, et tous les Patronus s'évanouirent en un clin d'œil, mis à part ce flamboyant phénix d'argent.
"Un autre Patronus est-il présent ?" dit distinctement le vieux sorcier à l'intention de la créature lumineuse.
La créature lumineuse inclina la tête en signe d'acquiescement.
"Peux-tu le trouver ?"
La tête d'argent s'inclina de nouveau.
"T'en souviendras-tu, si jamais il partait et revenait ensuite ?"
Un dernier hochement de tête du phénix flamboyant.
"C'est fait," dit Dumbledore.
"Terminé," dirent tous les miroirs un instant après, et Amélia leva sa baguette et entreprit de relancer son propre Patronus (bien qu'il lui fallut un effort de concentration supplémentaire, avec ce sourire féroce déjà présent sur son visage, pour réussir à penser à la première fois où Susan lui avait embrassé la joue plutôt qu'au sombre de destin de Bellatrix Black. Cet autre Baiser était certainement une pensée heureuse, mais pas d'un genre adéquat au Patronus).
Ils n'étaient même pas parvenus à la fin du couloir que Harry leva sa main, poliment, comme s'il avait été dans une salle de classe.
Il réfléchit rapidement. La question était de savoir comment - non, cela aussi était évident.
"Il semble," dit Harry d'une voix froidement amusée, "que quelqu'un a demandé à ce Patronus de ne transmettre son message qu'à moi." Il gloussa. "Eh bien. Pardonne moi, chère Bella. Quietus."
L'humanoïde d'argent dit immédiatement, avec la voix de Harry : "Il y a un autre Patronus qui recherche ce Patronus."
"Quoi ?" dit Harry. Et alors, sans s'interrompre pour réfléchir à ce qui se passait : "Peux-tu le bloquer ? L'empêcher de te trouver ?"
L'humanoïde d'argent secoua la tête.
À peine Amélia et les autres Aurors avaient-ils finit de relancer leur Patronus que -
Le phénix flamboyant s'envola , le vrai phénix rouge et or le suivit et le vieux sorcier s'élança calmement derrière eux, sa longue baguette portée à hauteur de cuisse.
Les boucliers qui entouraient leur bout de terrain s'écartèrent autour du vieux sorcier comme s'ils avaient été faits d'eau et se refermèrent derrière lui sans une ondulation.
"Albus !" s'écria Amélia. "Qu'est-ce que tu t'imagines être en train faire ?"
Mais elle le savait déjà.
"Ne me suivez pas," dit le vieux sorcier d'une voix sévère. "Je peux me protéger, je ne peux pas protéger les autres."
L'injure qu'Amélia lui lança fit trembler jusqu'à ses propres Aurors.
C'est pas juste, pas juste, pas juste ! Il y a une limite au nombre de contraintes qu'on peut ajouter à un problème avant qu'il ne devienne réellement impossible !
Harry bloqua les pensées inutiles, ignora la fatigue qu'il ressentait et força son esprit à se confronter aux nouveaux besoins, il lui fallait réfléchir vite, utiliser l'adrénaline pour suivre des chaînes logiques rapidement et sans hésitation plutôt que de la gâcher dans du désespoir.