Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Классические детективы » Le Mystère De La Chambre Jaune
Le Mystère De La Chambre Jaune - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le Mystère De La Chambre Jaune

Электронная книга - «Le Mystère De La Chambre Jaune». Краткое содержание книги:

Des cris et des coups de feu se font entendre dans une chambre annexe au laboratoire du pavillon du château où dort la belle Mathilde, fille du célèbre professeur Stangerson. Tout de suite, son père accompagné de l’un de ses domestiques, le père Jacques, se précipite à la porte qu’il trouve clause. Très vite rejoints par le concierge du Glandier et son épouse, ils parviennent à enfoncer la porte.
Une fois dans la «chambre jaune», ils découvrent Mathilde râlant, allongée sur le sol et pleine de sang. On peut apercevoir des marques impressionnantes d’ongles sur son cou. Le criminel a filé. Pourtant, la porte est prise d’assaut par quatre personnes et l’unique fenêtre grillagée de la pièce est verrouillée avec ses volets clos qu’on ne peut fermer que de l’intérieur. Aucune fuite n’est possible! Le jeune Rouletabille décide de se rendre sur le lieu du crime afin de retrouver la trace du malfaiteur.
1 ... 20 21 22 23 24 25 26 27 28 ... 69
Перейти на страницу:

«Eh! s’écria M. de Marquet, encore une fois, assez de piailler comme ça! et dites-nous, dans votre intérêt, ce que vous faisiez, à l’heure où l’on assassinait votre maîtresse, sous les fenêtres du pavillon! Car vous étiez tout près du pavillon quand le père Jacques vous a rencontrés…

– Nous venions au secours!» gémirent-ils.

Et la femme, entre deux hoquets, glapit:

«Ah! si nous le tenions, l’assassin, nous lui ferions passer le goût du pain!…»

Et nous ne pûmes, une fois de plus, leur tirer deux phrases sensées de suite. Ils continuèrent de nier avec acharnement, d’attester le bon Dieu et tous les saints qu’ils étaient dans leur lit quand ils avaient entendu un coup de revolver.

«Ce n’est pas un, mais deux coups qui ont été tirés. Vous voyez bien que vous mentez. Si vous avez entendu l’un, vous devez avoir entendu l’autre!

– Mon Dieu! m’sieur le juge, nous n’avons entendu que le second. Nous dormions encore bien sûr quand on a tiré le premier…

– Pour ça, on en a tiré deux! fit le père Jacques. Je suis sûr, moi, que toutes les cartouches de mon revolver étaient intactes; nous avons retrouvé deux cartouches brûlées, deux balles, et nous avons entendu deux coups de revolver, derrière la porte. N’est-ce pas, monsieur Stangerson?

– Oui, fit le professeur, deux coups de revolver, un coup sourd d’abord, puis un coup éclatant.

– Pourquoi continuez-vous à mentir? s’écria M. de Marquet, se retournant vers les concierges. Croyez-vous la police aussi bête que vous! Tout prouve que vous étiez dehors, près du pavillon, au moment du drame. Qu’y faisiez-vous? Vous ne voulez pas le dire? Votre silence atteste votre complicité! Et, quant à moi, fit-il, en se tournant vers M. Stangerson… quant à moi, je ne puis m’expliquer la fuite de l’assassin que par l’aide apportée par ces deux complices. Aussitôt que la porte a été défoncée, pendant que vous, monsieur Stangerson, vous vous occupiez de votre malheureuse enfant, le concierge et sa femme facilitaient la fuite du misérable qui se glissait derrière eux, parvenait jusqu’à la fenêtre du vestibule et sautait dans le parc. Le concierge refermait la fenêtre et les volets derrière lui. Car, enfin, ces volets ne se sont pas fermés tout seuls! Voilà ce que j’ai trouvé… Si quelqu’un a imaginé autre chose, qu’il le dise!…

M. Stangerson intervint:

«C’est impossible! Je ne crois pas à la culpabilité ni à la complicité de mes concierges, bien que je ne comprenne pas ce qu’ils faisaient dans le parc à cette heure avancée de la nuit. Je dis: c’est impossible! parce que la concierge tenait la lampe et n’a pas bougé du seuil de la chambre; parce que, moi, sitôt la porte défoncée, je me mis à genoux près du corps de mon enfant, et qu’il était impossible que l’on sortît ou que l’on entrât de cette chambre par cette porte sans enjamber le corps de ma fille et sans me bousculer, moi! C’est impossible, parce que le père Jacques et le concierge n’ont eu qu’à jeter un regard dans cette chambre et sous le lit, comme je l’ai fait en entrant, pour voir qu’il n’y avait plus personne, dans la chambre, que ma fille à l’agonie.

– Que pensez-vous, vous, monsieur Darzac, qui n’avez encore rien dit?» demanda le juge.

M. Darzac répondit qu’il ne pensait rien.

«Et vous, monsieur le chef de la Sûreté?»

M. Dax, le chef de la Sûreté, avait jusqu’alors uniquement écouté et examiné les lieux. Il daigna enfin desserrer les dents:

«Il faudrait, en attendant que l’on trouve le criminel, découvrir le mobile du crime. Cela nous avancerait un peu, fit-il.

– Monsieur le chef de la Sûreté, le crime apparaît bassement passionnel, répliqua M. de Marquet. Les traces laissées par l’assassin, le mouchoir grossier et le béret ignoble nous portent à croire que l’assassin n’appartenait point à une classe de la société très élevée. Les concierges pourraient peut-être nous renseigner là dessus…»

Le chef de la Sûreté continua, se tournant vers M. Stangerson et sur ce ton froid qui est la marque, selon moi, des solides intelligences et des caractères fortement trempés.

«Mlle Stangerson ne devait-elle pas prochainement se marier?»

Le professeur regarda douloureusement M. Robert Darzac.

«Avec mon ami que j’eusse été heureux d’appeler mon fils… avec M. Robert Darzac…

– Mlle Stangerson va beaucoup mieux et se remettra rapidement de ses blessures. C’est un mariage simplement retardé, n’est-ce pas, monsieur? insista le chef de la Sûreté.

– Je l’espère.

– Comment! Vous n’en êtes pas sûr?»

M. Stangerson se tut. M. Robert Darzac parut agité, ce que je vis à un tremblement de sa main sur sa chaîne de montre, car rien ne m’échappe. M. Dax toussotta comme faisait M. de Marquet quand il était embarrassé.

«Vous comprendrez, monsieur Stangerson, dit-il, que, dans une affaire aussi embrouillée, nous ne pouvons rien négliger; que nous devons tout savoir, même la plus petite, la plus futile chose se rapportant à la victime… le renseignement, en apparence, le plus insignifiant… Qu’est-ce donc qui vous a fait croire que, dans la quasi-certitude, où nous sommes maintenant, que Mlle Stangerson vivra, ce mariage pourra ne pas avoir lieu? Vous avez dit: «j’espère.» Cette espérance m’apparaît comme un doute. Pourquoi doutez-vous?»

M. Stangerson fit un visible effort sur lui-même:

«Oui, monsieur, finit-il par dire. Vous avez raison. Il vaut mieux que vous sachiez une chose qui semblerait avoir de l’importance si je vous la cachais. M. Robert Darzac sera, du reste, de mon avis.»

M. Darzac, dont la pâleur, à ce moment, me parut tout à fait anormale, fit signe qu’il était de l’avis du professeur. Pour moi, si M. Darzac ne répondait que par signe, c’est qu’il était incapable de prononcer un mot.

«Sachez donc, monsieur le chef de la Sûreté, continua M. Stangerson, que ma fille avait juré de ne jamais me quitter et tenait son serment malgré toutes mes prières, car j’essayai plusieurs fois de la décider au mariage, comme c’était mon devoir. Nous connûmes M. Robert Darzac de longues années. M. Robert Darzac aime ma fille. Je pus croire, un moment, qu’il en était aimé, puisque j’eus la joie récente d’apprendre de la bouche même de ma fille qu’elle consentait enfin à un mariage que j’appelais de tous mes vœux. Je suis d’un grand âge, monsieur, et ce fut une heure bénie que celle où je connus enfin qu’après moi Mlle Stangerson aurait à ses côtés, pour l’aimer et continuer nos travaux communs, un être que j’aime et que j’estime pour son grand cœur et pour sa science. Or, monsieur le chef de la Sûreté, deux jours avant le crime, par je ne sais quel retour de sa volonté, ma fille m’a déclaré qu’elle n’épouserait pas M. Robert Darzac.»

Il y eut ici un silence pesant. La minute était grave. M Dax reprit:

«Et Mlle Stangerson ne vous a donné aucune explication, ne vous a point dit pour quel motif?…

– Elle m’a dit qu’elle était trop vieille maintenant pour se marier… qu’elle avait attendu trop longtemps… qu’elle avait bien réfléchi… qu’elle estimait et même qu’elle aimait M. Robert Darzac… mais qu’il valait mieux que les choses en restassent là… que l’on continuerait le passé… qu’elle serait heureuse même de voir les liens de pure amitié qui nous attachaient à M. Robert Darzac nous unir d’une façon encore plus étroite, mais qu’il fût bien entendu qu’on ne lui parlerait jamais plus de mariage.

1 ... 20 21 22 23 24 25 26 27 28 ... 69
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)