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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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— À vos ordres, commandant. » On était à six g et la voix rauque de Kelley était égale à elle-même.

L’intrus se trouvait à trois mille kilomètres, invisible même pour la vue la plus perçante, mais sa taille augmentait régulièrement sur les écrans de la passerelle, lentement, trop lentement, tandis que Cal semblait grossir trop vite.

Quatre minutes à six gravités. Quatre minutes d’agonie, puis les sirènes hurlèrent. Il y eut un moment de soulagement. Les Marines de Kelley dévalèrent les coursives et se retournèrent quand le Mac-Arthur pivota de 180 degrés. Là d’où ces hommes couvriraient le pont-hangar, il n’y aurait pas de couchettes anti-g mais des filets pour se suspendre dans les corridors et d’autres dans la soute elle-même où ils seraient pris comme des mouches dans une toile d’araignée, l’arme au poing attendant… attendant quoi ?

Les klaxons mugirent et les accéléromètres basculèrent à nouveau quand le Mac-Arthur freina, juste avant d’atteindre la nacelle. Rod tourna avec peine le commutateur de son écran. Il put voir le pont, froid et sombre, le contour flou et noir de la surface interne du champ protecteur du vaisseau, Bon, pensa-t-il. Pas de surplus d’énergie. Tout ce qu’il faut comme élasticité pour encaisser si nécessaire l’énergie rotationnelle de l’astronef extra-terrestre, pour amortir l’impact et en abaisser la force à un niveau que le Mac-Arthur supporterait.

Huit minutes à six g, le maximum que l’équipage puisse subir. Et, tout à coup, l’intrus ne fut plus devant eux mais se présenta de côté. L’accélération épuisante cessa et il y eut une faible poussée latérale, quand Cargill déchargea les propulseurs à bâbord pour ralentir leur course vers leur cible.

C’était cyclindrique, arrondi à une extrémité, et cela culbutait lentement dans l’espace. Rod aperçut que la base, plane, était parsemée d’une myriade de nodules… trente-deux ? Mais il aurait dû y avoir des haubans sur ces nodosités, et il n’y avait rien.

La nacelle arrivait bien trop vite sur le Mac-Arthur. Elle était énorme, bien trop énorme ! Et il n’existait rien qui pût la freiner, à part les batteries bâbord !

Elle fut sur eux – la caméra du pont-hangar révéla la portion sphérique du vaisseau extra-terrestre, triste et métallique, s’engageant dans le champ Langston, ralentissant. Sa rotation cessa, mais la nacelle continua de s’enfoncer vers le Mac-Arthur. Le croiseur de bataille dérapa, écrasant l’équipage dans ses harnais tandis que la nacelle grandissait, grandissait et… COLLISION !

Rod secoua la tête pour en chasser le brouillard rouge qui l’opprimait de nouveau. « Tirez-nous de là. Renner, prenez la barre ! »

Cette fois-ci, les accéléromètres basculèrent avant que les avertisseurs ne retentissent. Renner avait dû préparer un trajet d’évasion et avait enfoncé les touches de l’ordinateur à l’instant précis où on lui avait rendu la direction de l’astronef. Blaine observa les cadrans de son tableau de bord à travers la brume violette. Bien, Renner ne tentait rien d’osé. Il se contentait de propulser le Mac-Arthur latéralement pour que le soleil l’éjecte de son orbite. Leur accélération était-elle tangentielle au plan de l’écliptique de Cal ? Ce serait délicat de rencontrer le Lermontov pour se faire ravitailler en hydrogène. S’ils ne réussissaient pas à amener le Mac à ce rendez-vous, ses réservoirs seraient vides… Blaine modifia le réglage de l’écran et observa le cap affiché par l’ordinateur. Oui. Renner avait bien prévu son coup. Et rapidement encore !

Qu’il continue, pensa Rod. Il est compétent, meilleur astronavigateur que moi. Il est temps d’inspecter le vaisseau – que lui est-il arrivé quand il a reçu cet objet à bord ? Mais tous les écrans couvrant cette zone étaient blancs, les capteurs vidéo brûlés ou démolis. À l’extérieur, ça ne valait guère mieux. « Volez aux instruments, Renner, ordonna Blaine. Les caméras seraient détruites par la chaleur. Attendez pour les utiliser que nous nous éloignions de Cal.

— Rapport d’avarie, commandant.

— Allez-y, commandant Cargill.

— L’intrus est pris en étau par les portes du hangar. Il est bien coincé, je ne pense pas que nous pourrons le dégager en accélération normale. Je n’ai pas le rapport complet mais je peux vous dire que ce pont-hangar ne sera jamais plus le même, commandant.

— Rien d’essentiel ?

— Non. Je pourrais vous donner la liste complète – des problèmes mineurs, des choses descellées, des pannes survenues après la collision. Mais ça se réduit à ceci : si nous ne devons pas nous battre, tout va bien.

— Bien. Maintenant voyez ce que vous pouvez tirer des Marines. Les lignes d’interphone nous reliant au poste de Kelley semblent mortes.

— À vos ordres, commandant. »

Quelqu’un allait être obligé de se mouvoir sous six g pour exécuter cet ordre, pensa Blaine. Dieu veuille qu’il puisse le faire dans un fauteuil mobile. Celui qui s’en chargerait réussirait peut-être cet exploit en rampant, mais il ne serait plus bon à grand-chose après coup. Est-ce que ça en valait la peine ? Pour transmettre des informations probablement négatives ? Mais… et si elles ne l’étaient pas…

« Caporal des Marines Pietrov, à vos ordres, commandant. » L’accent épais de Sainte-Ekaterina. « Aucune activité à signaler de la part de l’intrus.

— Ici Cargill, ajouta une autre voix.

— Oui.

— Voulez-vous vraiment parler à Kelley ? Potter a réussi à amener une liaison jusqu’à Pietrov sans quitter son scooter, mais il aura des problèmes s’il doit aller plus loin.

— Va pour Pietrov. Bon travail, Potter. Caporal, Kelley est-il en vue ? Est-il sain et sauf ?

— Le canonnier m’a fait signe de la main. Il est posté dans le sas numéro deux.

— Bien, informez-moi immédiatement si notre extra-terrestre se manifeste, caporal. »

Les avertisseurs sonores retentirent au moment où Blaine coupait la communication. Ça demande du doigté, pensa-t-il. On doit maintenir l’équilibre entre un cap trop rapproché de Cal, et la mort par le feu, ou une accélération trop forte qui nous tuerait tout aussi sûrement.

À l’avant du vaisseau, un des timoniers s’appuya sur le rembourrage de sa couchette. Son équipier en fit autant et leurs casques se touchèrent. Durant un instant, ils coupèrent leurs micros et le second maître de timonerie Orontez dit : « Mon frère voulait que je l’aide à gérer son ranch sous-marin, sur Aphrodite. Mais je pensais que c’était trop dangereux, alors je me suis engagé dans la Flotte spatiale !… »

« Commandant Sinclair, avons-nous assez de puissance pour envoyer un rapport à l’amirauté ?

— Oui, commandant, les moteurs se comportent très bien. Votre objet n’est pas aussi énorme qu’on le pensait et nous avons de l’hydrogène à revendre.

— Bien. » Blaine appela la salle des communications pour dicter son message. « Objet non identifié à bord. Cylindrique, grand axe quatre fois dimension du petit axe. En apparence entièrement métallique, mais examen approfondi impossible avant réduction de l’accélération. Suggérons Lermontov tente récupérer la voile, qui décélérera rapidement car débarrassée de sa nacelle. Estimation heure d’arrivée Néo-Écosse… suggérons Mac-Arthur mis en orbite autour du satellite inhabité de la Néo-Écosse. Pas de signe de vie ou d’activité à bord vaisseau extra-terrestre, mais… »

C’était un « mais » très vaste, pensa Rod. Qu’était au juste cette chose ? Lui avait-elle délibérément tiré dessus ? Était-elle pilotée ou alors quel genre de robot serait-il capable de la diriger pendant des années-lumière d’espace normal ? Que pouvait penser l’être ou la machine qui l’habitait d’avoir été remisé dans un pont-hangar de croiseur de bataille… Bien peu digne fin, après trente-cinq années-lumière de voyage.

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