Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
La Recluse - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La Recluse

Электронная книга - «La Recluse». Краткое содержание книги:

Le 25 mars 1851, un charmant aviso gréé en goélette quittait New-York, vers cinq heures de l'après-midi, et, poussé par une brise favorable, prenait la mer, toutes voiles dehors.
C'était l'Atalante, un des plus fins, voiliers de la marine. La petite goélette faisait partie d'une escadre d'exploration qui, évoluait sur les côtes d'Amérique; elle avait reçu pour mission d'aller prendre à New-York les dépêches de France, et, après avoir mouillé quelques jours en vue du port, elle repartait, alerte et vive, pour rallier l'escadre et lui apporter les correspondances attendues…
1 ... 15 16 17 18 19 20 21 22 23 ... 68
Перейти на страницу:

– Sur la rive gauche, répondit Bob.

– Il est rentré chez lui?

– Je ne pense pas. C’est un quartier à peu près désert, non loin du Luxembourg; le jour baissait, on n’y voyait plus beaucoup, et nous longions un grand mur, quand tout à coup mon homme a disparu, sans que j’aie pu m’expliquer par où il avait passé.

– Voilà qui est bizarre.

– N’est-ce pas, commandant? J’ai fait le tour du mur: point de portes; rien qu’un vaste enclos avec quelques grands arbres derrière lesquels j’ai vaguement aperçu la silhouette d’une chapelle.

– Un couvent, peut-être?

– Je le crois.

Gaston réfléchit quelques secondes, puis il releva vivement la tête.

Il était trop dévoré d’impatience pour rester plus longtemps dans l’incertitude. C’était d’ailleurs un homme de résolution prompte et qui n’avait pas pour habitude d’hésiter dans les occasions sérieuses.

– Voyons, dit-il aussitôt, en se tournant vers Bob, reconnaîtrais-tu l’endroit dont tu viens de parler.

– Oh! à coup sur, répondit le jeune novice.

– Eh bien! nous allons prendre une voiture, on nous arrêtera dans les environs du Luxembourg, et une fois là…

– Une fois là, acheva Bob, je m’orienterai et je mettrai facilement le cap sur l’habitation.

Sur ces mots, ils partirent.

Gaston avait promis un bon pourboire au cocher; en moins d’une demi-heure, ils descendaient à la hauteur du Luxembourg, et Bob prenait les devants.

Ce ne fut pas long.

Peu après, ils atteignaient le commencement d’une rue à l’angle de laquelle s’élevait un grand mur; derrière, à la lueur du gaz, on voyait pointer quelques branches d’arbres dépouillés de leurs feuilles.

– C’est ici! fit Bob.

La rue était déserte, fort mal éclairée, Gaston commença son examen…

Cela dura quelques minutes.

Arrivé à un endroit où le mur faisait retour sur des terrains vagues, il s’arrêta et prêta l’oreille.

On entendait un vague chuchotement de voix jeunes et fraîches.

– C’est un couvent, ainsi que je le supposais, dit-il! mais quelles raisons peuvent bien y attirer le capitaine Palmer?…

Il n’acheva pas.

Bob venait d’étouffer un cri.

– Qu’y a-t-il? demanda Gaston en se rapprochant.

– Je n’étais pas venu jusqu’ici, répondit le jeune novice, ou, pour sûr, j’avais mal vu…

– Qu’est-ce donc?

– Une porte! voyez.

– En effet!

– C’est par là que Palmer a disparu!

– Probablement; mais depuis, il s’est éloigné sans doute.

– Peut-être! On a l’ouïe fine aussi! Écoutez! Gaston se pencha et perçut nettement alors le bruit d’un pas lourd derrière le mur.

– On approche, fit Bob en baissant la voix. On vient de ce côté. Si mes oreilles ne m’abusent pas, c’est un homme, et il n’est pas seul.

– Quel est ce nouveau mystère?

– Mettons-nous à l’écart, commandant; il ne faut pas qu’on nous voie, et fiez-vous à moi pour ne rien perdre de ce qui va se passer.

Le conseil était bon, Gaston le suivit.

Par un mouvement rapide, il se rejeta dans l’ombre et attendit, l’œil ardemment fixé sur la porte.

Bob en fit autant.

Une minute s’écoula.

On entendait toujours le même murmure de voix, au-dessus duquel éclatait de temps à autre certaines notes gaies et sonores échappées à quelques pensionnaires indisciplinées.

Puis, à un moment, la porte de l’enclos s’ouvrit et un homme parut.

Georges-Adam Palmer!

Une sœur l’accompagnait!

Ils s’arrêtèrent sur le seuil.

– Alors, vous n’avez pas d’autre recommandation à m’adresser? fit Palmer avant de s’éloigner.

– Non: tout est bien, répondit la sœur; maintenant que vous êtes sur la piste de ce misérable Gobson, je crois que je touche à la fin de tous mes tourments; il faudra bien qu’il parle!

– Mais le commandant!

– M. de Pradelle?

– Que lui dirai-je?

– Rien. J’ai été heureuse d’apprendre qu’il est à Paris; il doit, m’avez-vous dit, y rester un an. Quand le moment sera venu, je l’appellerai à mon aide, et j’espère que cette fois encore…

Gaston n’en entendit pas davantage.

La cloche venait de sonner; l’enclos s’était tout à coup rempli de bruit et de mouvement, et la porte s’était refermée…

Gaston laissa Palmer quitter la place sans songer à le retenir.

Ce qu’il venait de voir était si extraordinaire, si invraisemblable surtout, qu’il ne parvenait pas à trouver une explication plausible.

Mais à travers le trouble de son esprit, un sentiment impérieux s’était emparé de lui, et c’est avec un frisson d’épouvante qu’il songeait à ce Gobson que l’on avait vu sortir de la demeure de M. de Beaufort.

Il y avait là un mystère qu’il comprenait mal encore, et au fond duquel il n’osait pénétrer.

Il rentra chez lui fort perplexe, et quelques jours se passèrent sans que rien d’important vînt l’arracher à l’espèce de torpeur où tous ces événements l’avaient plongé.

Malgré lui, il se sentait enveloppé peu à peu par quelque chose de fatal et de sombre qui lui enlevait sa volonté et sa présence d’esprit.

Il ne s’appartenait plus.

Il était tout entier à cette énigme, dont il cherchait vainement le mot et qui l’épouvantait.

Il ne pouvait plus penser à autre chose.

Souvent, poussé par un désir mal défini, mais impérieux, il avait formé le projet d’aller trouver M. de Beaufort et de lui faire part de ses appréhensions.

C’eût été insensé! Il n’avait aucune raison, aucun prétexte pour agir de la sorte, et il y avait renoncé.

Mais il était réellement malheureux.

Plus il avançait, plus il comprenait que son cœur était pris, et qu’il aimait!

Une fois, il avait songé à reprendre la mer. Il espérait qu’en mettant le pied sur le pont de son navire, le calme se ferait dans son esprit, et qu’il lui serait facile d’oublier.

Vain espoir!

Au moment où ses résolutions paraissaient le mieux arrêtées, quand il se voyait sur le point de formuler sa demande qu’on n’eût pas manqué d’accueillir favorablement, il se prenait à pâlir et à trembler, à la pensée d’une séparation aussi cruelle.

À Paris, au moins, il était près d’Edmée, il pouvait la voir, s’en faire aimer, la demander à M. de Beaufort.

Tandis qu’une fois parti, elle l’oublierait et deviendrait la femme d’un autre!

Alors, tout son sang brûlait ses artères, il prenait son front dans ses doigts crispés. Cela ne pouvait, ne devait pas être.

Et puis, s’il était vrai qu’elle dût être menacée, si les soupçons qui le torturaient venaient à se vérifier! Il voulait être là pour la protéger, pour la défendre.

1 ... 15 16 17 18 19 20 21 22 23 ... 68
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)