Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
La Recluse - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La Recluse

Электронная книга - «La Recluse». Краткое содержание книги:

Le 25 mars 1851, un charmant aviso gréé en goélette quittait New-York, vers cinq heures de l'après-midi, et, poussé par une brise favorable, prenait la mer, toutes voiles dehors.
C'était l'Atalante, un des plus fins, voiliers de la marine. La petite goélette faisait partie d'une escadre d'exploration qui, évoluait sur les côtes d'Amérique; elle avait reçu pour mission d'aller prendre à New-York les dépêches de France, et, après avoir mouillé quelques jours en vue du port, elle repartait, alerte et vive, pour rallier l'escadre et lui apporter les correspondances attendues…
1 ... 13 14 15 16 17 18 19 20 21 ... 68
Перейти на страницу:

Ce n’était plus le personnage abruti par le gin, l’œil atone, la lèvre bestiale, la physionomie empreinte de brutalité, qu’il avait rencontré une nuit, sur la terre d’Amérique.

Palmer était presque devenu un gentleman.

Sa mise était à peu près correcte, son attitude convenable, et il se dégageait de toute sa personne un air de respectabilité qui ne messeyait pas à son honorable corpulence.

À la vue de Gaston, il se leva et salua d’une façon à laquelle il n’y avait rien à reprendre.

– J’espère, commandant, dit-il avec bonhomie, que vous voudrez bien me pardonner mon importunité. Je suis de passage à Paris, et ayant appris que vous vous y trouviez vous-même, j’ai tenu à venir me rappeler à votre souvenir. Nous nous sommes rencontrés une nuit, dans des circonstances exceptionnelles, et je n’ai jamais pensé que vous me garderiez rancune de certain mouvement de vivacité auquel je me suis laissé aller. S’il en était autrement, d’ailleurs, je saisirais cette occasion pour vous en exprimer tous mes regrets.

– Vous pouvez être rassuré sur ce point, répondit Gaston en continuant d’observer son interlocuteur, dont la transformation l’intriguait, et je vous jure que je n’ai conservé aucun mauvais souvenir de notre conversation au bourg de Smeaton.

– Tout va bien, alors, conclut Palmer, et cela me met tout à fait l’aise.

– Seulement, poursuivit le commandant, je ne vous cacherai pas que, lorsque Bob, qui vous avait reconnu, m’a annoncé hier soir que vous aviez pris là peine de me faire visite, j’ai été surpris au delà de toute expression.

– Je m’en doutais bien.

– Vous avez donc quitté Smeaton?

– Il y a longtemps; c’est toute une histoire; j’ai pensé qu’elle vous intéresserait.

– Vous avez voyagé?

– Depuis huit années.

– Seul?

Le capitaine eut un clignement des yeux qui lui était familier.

– Pas précisément, répondit-il; toutefois, vous savez, il faut être honnête. C’est en tout bien tout honneur.

– Comment?

– Vous ne devinez pas?

– Pas du tout.

– Eh bien! écoutez; c’est vraiment original.

Gaston indiqua un siège à son interlocuteur et il s’assit auprès de lui.

Palmer continua:

– Quand nous eûmes rendu les derniers devoirs à ce pauvre diable de Stevenson, dit-il, miss Fanny se trouva fort embarrassée: dans le premier moment, elle avait formé mille projets, mais il y a loin du rêve à la réalité, et elle s’aperçut bien vite qu’il n’était pas facile de se mettre toute seule à la recherche d’un homme sur lequel on n’avait aucune donnée précise. Elle savait que cet homme s’appelait le comte de Simier, et qu’il avait dû quitter New-York pour se rendre dans l’Amérique du Sud. Mais l’Amérique du Sud est grande, et elle pouvait errer longtemps avant de rencontrer celui à qui elle voulait redemander sa fille. C’est alors qu’elle pensa à moi!

– À vous?

– Eh! oui, commandant. Après tout, je connaissais le passé, moi; j’avais longtemps navigué; tous les pays qu’elle voulait fouiller m’étaient familiers, et je pouvais lui être particulièrement utile.

– Soit! soit! de sorte que vous l’avez accompagnée.

– C’est cela.

– Et avez-vous réussi dans les recherches que vous avez entreprises?

– À peu près.

– Alors Fanny Stevenson a revu le comte de Simier; elle sait où est sa fille.

Palmer remua la tête.

– Ni l’un, ni l’autre, répondit-il; seulement, nous sommes sur leurs traces.

– Vous croyez qu’ils sont à Paris.

– Peut-être bien.

– Qui vous le fait supposer?

– Ceci et cela… rien et tout! La conviction de miss Stevenson n’est pas complète, mais mille indices recueillis sur notre route, concourent à désigner Paris comme la ville où nous devons aboutir.

– S’il en est ainsi, dit Gaston, il vous sera bien facile de découvrir le comte de Simier.

– Oh! ce n’est pas si simple que vous vous l’imaginez et nous avons rencontré bien des obstacles.

– Expliquez-moi cela.

– Volontiers. Comme je vous le disais, nous avons beaucoup voyagé; la jeune femme était impatiente. Mais New-York n’a pas été construit en un jour, et il faut le temps pour tout. Donc nous sommes allés à Rio-Janeiro, où le comte avait séjourné quelques mois, pour se rendre de là dans l’Inde, où nous nous sommes rendus nous-mêmes; à Calcutta, à Bombay, un peu partout, on nous a parlé de lui et, finalement, nous avons appris qu’il était parti pour retourner en Europe.

– À Paris?

– À Londres.

– Et vous l’avez suivi?

– À Londres, j’ai remué ciel et terre; un instant même, j’ai cru que j’étais sur sa piste; j’avais mis toute la détective sur pied, et nous allions réussir enfin à nous trouver en sa présence, quand tout à coup plus rien! l’obscurité la plus complète; mon homme avait disparu.

– Qu’était-il devenu?

– Miss Stevenson aurait tout donné pour le savoir, mais ce fut impossible; le comte s’était dérobé; il avait probablement changé de nom. Et pendant trois années au moins, il nous fut impossible de renouer le fil interrompu de nos investigations. C’était à recommencer, et il fallait attendre.

– Cependant vous n’êtes pas resté inactif?

– Comme vous dites. Miss Fanny se désolait; à aucun prix elle n’entendait abandonner ses recherches, et je ne sais vraiment comment je me serais tiré de là, si le hasard n’était venu à mon aide.

– Vous avez retrouvé le comte?

– Nullement! Mais un dimanche, dans une taverne de la Cité, je rencontrai un homme qui m’ouvrit tout un nouvel horizon.

– Quel homme?

Palmer sourit avec humilité.

– Vous devez vous rappeler, dit-il, que lorsque vous m’avez connu, j’étais quelque peu adonné à la passion du gin.

– Sans doute! eh bien?

– Le gin, voyez-vous, commandant, c’est mon seul défaut! Ôtez le gin, et je n’ai plus que des qualités! Miss Fanny me connaissait, et l’avait bien compris! Aussi, quand j’entrai à son service, elle fit énergiquement la part du feu, et, ne pouvant espérer que je me corrigerais tout à fait, elle m’accorda le dimanche.

– Comment!

– Pendant la semaine, tout écart me fut formellement interdit. Ni whisky, ni brandy, abstinence rigoureuse et exemplaire! Mais le septième jour, liberté entière!

– Je comprends.

– C’est plaisir de causer avec vous. Donc ce jour-là, c’était un dimanche, et je me trouvais à la taverne du Roi-Georges depuis quelques heures, quand, vers le soir, j’y vis entrer un particulier dont l’allure me frappa tout de suite; je ne l’avais vu qu’une fois, il y avait longtemps, mais tout de même, je le reconnus.

– Qui était-ce?

– Un nommé Gobson, l’âme damnée du comte de Simier, celui qui l’accompagnait à Smeaton au moment de l’enlèvement de l’enfant.

– Et que fîtes-vous?

1 ... 13 14 15 16 17 18 19 20 21 ... 68
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)