Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
"Non," dit Draco. "Ce sont des Serpentard, ils comprendront."
Il y eut des rires venant de l'audience, en particulier chez les Serpentard, même chez certains élèves qui se seraient dit anti-Malfoy un moment plus tôt.
La flatterie était une chose bien délicieuse.
Draco se tourna afin de regarder le professeur Quirrell de nouveau, et il eut la surprise de voir un air embarrassé sur le visage de Granger.
"Et pour Mlle. Granger..." dit le professeur Quirrell. Il y eut le bruit d'une enveloppe déchirée. "Votre vœu est que... Serdaigle gagne la coupe des Maisons ?"
Il y eut une hilarité considérable venant de l'audience, y compris un gloussement de Draco. Il n'avait pas pensé que Granger aurait joué à ce jeu.
"Eh bien, euh," dit Granger, l'air de soudain trébucher sur un discours appris par cœur, "ce que je veux dire, c'est que..." elle prit une profonde inspiration. "Il y avait des soldats de chaque Maison dans mon armée, et je ne veux léser aucun d'entre eux. Mais les Maisons devraient aussi avoir leur importance. C'était triste quand les élèves d'une même maison se jetaient des sorts simplement parce qu'ils n'étaient pas dans la même armée. Les gens devraient pouvoir compter sur ceux de leur Maison. C'est pour cela que Godric Gryffondor, Salazar Serpentard, Rowena Serdaigle et Helga Poufsouffle ont créé les quatre Maisons de Poudlard. Je suis le général Soleil, mais bien avant cela, je suis Hermione Granger de Serdaigle, et je suis fière d'appartenir à une Maison vieille de huit cent ans."
"Bien dit, Mlle. Granger !", tonna la voix de Dumbledore.
Harry Potter fronçait les sourcils, et quelque chose gratta à l'orée de la conscience de Draco.
"Un sentiment intéressant, Mlle. Granger," dit le professeur Quirrell. "Mais il est bon, en certaines occasions, qu'un Serpentard ait des amis à Serdaigle, ou qu'un Gryffondor ait des amis à Poufsouffle. Ne serait-il pas certainement meilleur de pouvoir à la fois compter sur les amis de sa Maison et aussi sur ceux de son armée ?"
Les yeux de Granger bougèrent brièvement en direction les élèves et les enseignants et elle ne répondit pas.
Le professeur Quirrell hocha la tête, comme s'il s'adressait à lui-même. Il se détourna vers le podium, puis il prit la dernière enveloppe et l'ouvrit. À côté de Draco, Harry se tendit visiblement lorsque le professeur Quirrell éleva le parchemin. "Et M. Potter souhaite que -"
Il y eut une pause tandis que le professeur Quirrell regardait le parchemin.
Puis, sans aucun changement d'expression sur le visage du professeur Quirrell, le parchemin s'enflamma et brûla dans un feu bref et intense qui ne laissa qu'une poussière noire qui dériva loin de sa main.
"Merci de vous en tenir au possible, M. Potter," dit le professeur Quirrell, d'un ton tout à fait sec.
Il y eut une longue pause ; Harry, debout à côté de Draco, semblait assez secoué.
Par Merlin, mais qu'est-ce qu'il a demandé ?
"J'espère," dit le professeur Quirrell, "que vous avez préparé un autre vœu au cas où je ne pourrais vous accorder celui-ci."
Il y eut une autre pause.
Harry prit une profonde inspiration. "Je n'ai rien fait de tel," dit-il, "mais j'ai déjà trouvé un autre vœu." Harry Potter pivota afin d'observer l'audience, et sa voix se raffermit au fur et à mesure qu'il parlait. "Les gens craignent les traîtres à cause des dommages directs que ceux-ci provoquent, des soldats qu'ils abattent et des secrets qu'ils révèlent. Mais ce n'est qu'une partie du danger. Ce que les gens font parce qu'ils ont peur des traître leur coûte aussi. J'ai utilisé cette stratégie aujourd'hui contre Soleil et contre Dragon. Je n'ai pas dit à mes traîtres de causer autant de dommages que possible. Je leur ai dit d'agir afin de créer le maximum de méfiance et de confusion, et de pousser les généraux à agir de la plus coûteuse des manières possibles dans leurs tentatives de les empêcher de trahir à nouveau. Lorsqu'il n'y a que quelques traîtres et qu'un pays entier leur fait face, il va de soi que ce que ce petit groupe fait est moins dommageable que ce que le pays entier peut faire pour les arrêter, que le remède peut être pire que le symptôme -"
"M. Potter," dit le professeur de Défense d'une voix soudain tranchante, "L'Histoire nous enseigne que vous avez tout simplement tort. La génération de vos parents a fait trop peu pour s'unir, pas trop ! L'intégralité de ce pays a failli tomber, M. Potter, bien que vous n'ayez pas été là pour le voir. Je suggère que vous demandiez à vos camarades de dortoir de Serdaigle combien d'entre eux ont perdu leur famille contre le Seigneur des Ténèbres. Ou si vous êtes plus sage, ne leur demandez pas ! Avez-vous un vœu à faire, M. Potter ?"
"Si vous permettez," dit la douce voix d'Albus Dumbledore, "je souhaiterais entendre ce que le Survivant à a dire. Il a plus d'expérience que nous deux lorsqu'il s'agit de mettre fin à des guerres."
Quelques personnes rirent, mais elles n'étaient pas nombreuses.
Le regard de Harry Potter passa à Dumbledore, et l'espace d'un instant, il sembla perdu dans des considérations. "Je ne dis pas que vous avez tort, professeur Quirrell. Dans la dernière guerre, les gens n'ont pas agit ensemble, et tout un pays a failli tomber face à quelques dizaines d'attaquants, et oui, ce fut pathétique. Et si nous faisons la même erreur la prochaine fois, oui, ce sera encore plus pathétique. Mais on ne fait jamais la même guerre deux fois. Et le problème, c'est que l'ennemi a lui aussi le droit d'être intelligent. Lorsque l'on est divisé, on est vulnérable par certains aspects ; mais lorsqu'on essaie de s'unir, alors on fait face à d'autres risques et à d'autres coûts, et l'ennemi essaiera aussi de tirer parti de ceux-ci. On ne peut pas s'arrêter de réfléchir au premier niveau de jeu."
"La simplicité a aussi beaucoup pour elle, M. Potter," dit la voix sèche du professeur de Défense. "J'espère que vous avez appris quelque chose aujourd'hui quant aux dangers des stratégies plus complexes que celle consistant à unir son peuple et à attaquer son ennemi. Et si tout cela n'est pas lié à votre vœu d'une façon ou d'une autre, je serai fort courroucé."
"Oui," dit Harry Potter, "ça a été assez difficile de trouver un vœu qui symbolise le coût de l'unité. Mais le problème d'agir ensemble ne concerne pas que les guerres, c'est quelque chose que nous devons résoudre tout au long de notre vie, tous les jours. Si tout le monde se coordonne en utilisant les même règles et que les règles sont stupides, alors si une personne décide de faire les choses différemment, elle brise les règles. Mais si tout le monde décide de faire les choses différemment, alors un changement peut avoir lieu. C'est exactement le même problème quand tout le monde doit agir ensemble. Pour la première personne qui s'exprime, elle a l'air d'aller à l'encontre du désir de la foule. Et si l'on croit que la seule chose qui importe est que les gens soient toujours unis, alors peut jamais changer les règles du jeu, peu importe à quel point les règles sont stupides. Donc mon vœu, pour symboliser ce qui se passe lorsque les gens s'unissent dans la mauvaise direction, est qu'à Poudlard, on joue au Quidditch sans le Vif d'Or."
"QUOI ?" hurlèrent cent voix dans la foule, et la mâchoire de Draco s'affaissa.
"Le Vif gâche tout le jeu," dit Harry Potter. "Tout ce que les autres joueurs accomplissent finit par n'avoir aucune importance. Il serait bien plus sensé d'acheter une horloge. C'est une de ces choses incroyablement stupides que vous ne remarquez pas parce que vous avez grandi avec, que les gens ne font que parce que tout le monde le fait aussi -"