Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Harry regarda sombrement dans les yeux du professeur Quirrell, qui le fixa en retour sans ciller.
"De tels dangers," dit froidement le professeur Quirrell, "doivent être étudiés dans des bureaux tels que celui-ci, pas dans des discours. Les idiots qui ont élu Cornelius Fudge ne s'intéressent pas aux complexités et à la prudence. Présentez leur quelque chose de plus nuancé qu'une acclamation rugissante et vous ferez face à votre guerre tout seul. Cela, M. Potter, a constitué votre erreur puérile, que Draco Malfoy n'aurait pas faite à huit ans. Cela aurait dû être évident, même pour vous, que vous auriez dû rester silencieux et me consulter avant au lieu de mentionner vos inquiétudes devant la foule !"
"Je ne suis certainement pas un ami d'Albus Dumbledore," dit Harry, un froid dans sa voix en réponse à celui du professeur Quirrell. "Mais il n'est pas un enfant, et il ne semblait pas trouver mes inquiétudes puériles, ni que j'aurais dû attendre avant d'en parler."
"Oh," dit le professeur Quirrell, "alors vous vous faites souffler la réplique par le directeur, maintenant ?" et il se leva.
Lorsque Blaise passa l'angle, en chemin vers le bureau, il vit que le professeur Quirrell était déjà là, appuyé contre le mur.
"Blaise Zabini," dit le professeur de Défense en se redressant ; ses yeux étaient incrustés dans son visage tels deux pierres noires, et sa voix envoya un frisson de peur le long de la colonne vertébrale de Blaise.
Il ne peut rien contre moi, je dois juste me souvenir que -
"Je crois," dit le professeur Quirrell, d'une voix claire et forte, "avoir déjà deviné le nom de votre employeur. Mais j'aimerais l'entendre de vos lèvres, et aussi entendre le prix qui vous a acheté."
Blaise savait qu'il suait sous ses robes et que l'humidité était probablement visible sur son front. "J'ai eu une chance de montrer que j'étais meilleur que les trois généraux et je l'ai saisie. Beaucoup de gens me détestent maintenant, mais il y a aussi plein de Serpentard qui m'adoreront parce que j'ai fait ça. Qu'est-ce qui vous fait penser que je -"
"Vous n'avez pas inventé le plan de la bataille d'aujourd'hui, M. Zabini. Dites-moi qui l'a fait."
Blaise déglutit bruyamment. "Eh bien... je veux dire, dans ce cas... alors vous savez déjà qui l'a fait, c'est ça ? Le seul assez fou, c'est Dumbledore. Et il me protégera si vous essayez de faire quelque chose."
"En effet. Dites-moi le prix." Le regard du professeur de Défense était toujours dur.
"C'est ma cousine Kimberly," dit Blaise, déglutissant de nouveau et essayant de contrôler sa voix. "Elle existe, et elle se fait vraiment martyriser, Potter a vérifié ça, il n'était pas stupide. Seulement Dumbledore a dit qu'il avait un peu poussé les brutes à le faire, juste pour aider pour son plan, et que si je travaillais pour lui elle irait bien, mais que si j'allais avec Potter, elle pourrait avoir encore plus d'ennuis !"
Le professeur Quirrell resta silencieux un long moment.
"Je vois," dit le professeur Quirrell, sa voix maintenant plus douce. "M. Zabini, si un tel événement devait de nouveau survenir, je vous invite à me contacter directement. J'ai mes propres moyens de protéger mes amis. Maintenant, une dernière question : même avec tout le pouvoir que vous aviez, forcer une égalité aurait été difficile. Qui Dumbledore vous a-t-il ordonné de faire gagner le cas échéant ?"
"Soleil", dit Blaise.
Le professeur Quirrell hocha la tête. "Comme je le pensais." Le professeur de Défense soupira. "Dans votre carrière future, M. Zabini, je vous suggère de ne pas vous essayer à des intrigues aussi complexes. Elles ont tendance à échouer."
"Euh, en fait, j'ai dit ça au directeur," dit Blaise, "et il a dit que c'était pour ça qu'il était important d'avoir plus d'une intrigue en cours à la fois."
Le professeur Quirrell passa une main lasse sur son front. "On se demande comment le Seigneur des Ténèbres n'est pas devenu fou en le combattant. Vous pouvez vous rendre à votre rendez-vous avec le directeur, M. Zabini. Je ne dirai rien de cela, mais si le directeur découvrait d'une façon ou d'une autre que nous avons parlé, souvenez-vous de mon offre de vous offrir la protection dont je dispose. Allez-y."
Blaise n'attendit pas un mot de plus. Il se contenta de pivoter et de s'enfuir.
Le professeur Quirrell attendit un moment, puis dit "C'est bon, M. Potter."
Harry arracha la Cape d'Invisibilité de sa tête et la fourra dans sa bourse. Il tremblait d'une rage telle qu'il pouvait à peine parler. "Il a quoi ? Il a fait quoi ?"
"Vous auriez dû le déduire vous-même, M. Potter," dit doucement le professeur Quirrell. "Vous devez apprendre à brouiller votre vision jusqu'à réussir à voir la forêt masquée par les arbres. Toute personne entendant des histoires à votre sujet et ne sachant pas que vous étiez le mystérieux Survivant pourrait aisément déduire que vous possédez une cape d'invisibilité. Prenons du recul, brouillons les détails, et qu'observons-nous ? Il y avait une grande rivalité entre élèves, et leur compétition s'est achevée sur un nul parfait. Ce genre de chose n'a lieu que dans les histoires, M. Potter, et il y a une seule personne dans cette école qui pense en termes d'histoires. C'était une intrigue étrange et complexe, et vous auriez dû vous rendre compte qu'elle n'était pas caractéristique du jeune Serpentard auquel vous faisiez face. Et je vous ai prévenu qu'il y avait un agent quadruple ; vous saviez que Zabini était au moins un agent triple, vous auriez donc dû deviner que c'était très probablement lui. Non, je ne déclarerai pas la bataille invalide. Vous avez tous trois échoué au test et perdu contre votre ennemi commun."
À ce stade, les tests importaient peu à Harry. "Dumbledore a fait chanter Zabini en menaçant sa cousine ? Juste pour que notre bataille s'achève par une égalité ? Pourquoi ?"
Le professeur Quirrell eut un rire sans joie. "Peut-être le directeur pensait-il que la rivalité était bonne pour son héros de compagnie et souhaitait la voir continuer. Pour le plus grand bien, vous comprenez. Ou peut-être qu'il est simplement devenu fou. Vous voyez, M. Potter, tout le monde sait que la folie de Dumbledore est un masque, qu'il est sain et prétend être fou. Tout le monde est fier de sa fine perspicacité, et, connaissant l'explication secrète, arrête de chercher. Il ne leur vient pas à l'esprit qu'il est aussi possible d'avoir un masque sous le masque, d'être un fou faisant semblant d'être normal faisant semblant d'être fou. Et j'ai peur, M. Potter, d'avoir des affaires urgentes à régler ailleurs, et de devoir partir ; mais je vous conseillerais avec force de ne pas vous faire souffler la réplique par Albus Dumbledore lorsque vous êtes en guerre. À plus tard, M. Potter."
Et le professeur de Défense inclina sa tête avec une certaine ironie puis il s'éloigna dans la même direction que celle vers laquelle Zabini avait fuit, et Harry se tint là, la bouche ouverte sous l'effet du choc.
Après-coup : Harry Potter
Harry se traîna lentement vers le dortoir Serdaigle, ses yeux aveugles aux murs, aux peintures, aux autres élèves ; il monta des escaliers et descendit des rampes sans ralentir, ni accélérer, ni se rendre compte d'où il allait.
Après le départ du professeur Quirrell, il avait mis plus d'une minute à se rendre compte que ses seules sources d'information au sujet de la participation de Dumbledore étaient (a) Blaise Zabini, et il aurait dû être un abruti complet pour lui faire de nouveau confiance, et (b) le professeur Quirrell, qui aurait facilement pu contrefaire une intrigue dans le style de Dumbledore, et qui pourrait aussi penser qu'un peu de rivalité estudiantine était pour le mieux ; et qui avait, si vous preniez du recul et brouilliez les détails, proposé à l'instant de transformer le pays en une dictature de sorciers.