Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Le Nouveau Soleil de Teur. Livre 1 [The Urth of the New Sun - fr]
Le Nouveau Soleil de Teur. Livre 1 [The Urth of the New Sun - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le Nouveau Soleil de Teur. Livre 1 [The Urth of the New Sun - fr]

Электронная книга - «Le Nouveau Soleil de Teur. Livre 1 [The Urth of the New Sun - fr]». Краткое содержание книги:

Voici Sévérian, devenu Autarque de l’Empire, en route pour Yesod où l’attend le tribunal de Tzadkiel, chargé de le juger et de juger Teur : une épreuve dont il doit triompher pour ramener le Nouveau Soleil, la Fontaine Blanche seule capable de ranimer le Vieux Soleil agonisant. Mais sera-t-il seulement en mesure de se présenter à cette épreuve ?
Dans cette première partie de la coda imaginée par Gene Wolfe pour couronner son Livre du Second Soleil de Teur, Sévérian, simple passager d’un voilier stellaire géant, formant un monde à lui tout seul, devra d’abord affronter les avatars déroutants de mystérieux assassin à la solde de ceux qui ne veulent pas du Nouveau Soleil...
1 ... 13 14 15 16 17 18 19 20 21 ... 52
Перейти на страницу:

« Vous devrez procéder exactement comme je vous le dirai. Êtes-vous d’accord ?

— Bien entendu. Je dois avouer avoir juré il n’y a pas bien longtemps que je vous jetterais un jour de quelque hauteur, comme vous m’avez jeté moi-même. Mais je ne me vengerai pas sur un homme blessé. » Je me rappelais à quel point Jonas désirait être pris pour un homme, ce qu’il avait effectivement été pour moi et beaucoup d’autres ; combien il voulait être un homme, en fait.

« Je dois vous faire confiance », dit-il.

Il fit un pas en arrière, et sa poitrine, ou plutôt l’intégralité de son torse, s’ouvrit comme une grande corolle d’acier. Une corolle s’ouvrant sur le vide, révélant un néant.

« Je ne comprends pas, lui dis-je. Comment puis-je vous aider ?

— Regardez. » De sa main restante, il me montra la face intérieure de l’une des plaques-pétales qui constituaient son buste vide. « Voyez-vous quelque chose d’écrit ?

— Oui, je vois un tracé et des symboles, avec beaucoup de couleurs. Mais je suis incapable de les déchiffrer. »

Il me décrivit alors un certain symbole complexe ainsi que ceux qui l’entouraient, et je finis par le découvrir.

« Insérez dedans un objet métallique pointu, reprit-il. Tournez vers la droite, un quart de tour, pas davantage. »

L’encoche était extrêmement droite, mais la pointe de mon couteau de chasse, que j’avais nettoyé sur la chemise d’Idas, était comme une aiguille. J’enfonçai cette pointe à l’endroit que m’avait indiqué Sidero et tournai d’un quart de tour, comme il me l’avait demandé. L’écoulement de liquide sombre se ralentit.

Il me décrivit un autre symbole sur une deuxième plaque ; et tandis que je le recherchais, je me risquai à lui dire que ni par mes rencontres ni par mes lectures, j’avais pu soupçonner qu’existaient des êtres comme lui.

« Haddid ou Hiero pourraient mieux vous expliquer ce que nous sommes. J’accomplis ma tâche. Je ne pense pas à ce genre de choses. Pas souvent.

— Je comprends.

— Vous vous plaignez d’avoir été bousculé. Je l’ai fait parce que vous ne suiviez pas mes instructions. J’ai appris que des hommes comme vous sont un vrai danger sur un vaisseau. S’ils sont blessés, ce n’est pas plus que ce qu’ils m’auraient fait. Combien de fois croyez-vous que des hommes de ce genre ont tenté de me détruire ?

— Aucune idée », répondis-je tout en continuant à parcourir la plaque des yeux à la recherche du symbole.

« Moi non plus. Nous voguons dans et hors du Temps et nous revenons. Il n’y a qu’un vaisseau, prétend le capitaine. Tous les vaisseaux que nous saluons entre les galaxies ou les soleils sont ce vaisseau. Comment savoir combien de fois ils ont essayé, combien de fois ils ont réussi ? »

Je songeai qu’il devenait irrationnel, quand je trouvai le symbole. Lorsque j’eus recommencé la même manœuvre, l’écoulement du fluide se réduisit à presque rien.

« Merci, dit Sidero. J’ai perdu beaucoup de pression. »

Je lui demandai s’il allait boire du fluide pour remplacer celui qu’il venait de perdre.

« Certainement. Mais maintenant j’ai retrouvé ma force, et elle sera complète lorsque vous aurez procédé au dernier ajustement. ». Il m’indiqua comment le faire.

« Vous vous êtes interrogé sur notre origine. Vous êtes-vous interrogé sur la vôtre ?

— Je sais seulement que nous étions autrefois des animaux qui vivaient dans les arbres. C’est ce que disent les mystagogues. Pas des singes, puisque les singes existent encore. Peut-être quelque chose comme les zoanthropes, bien que plus petits. J’ai remarqué que les zoanthropes avaient un faible pour les montagnes, et ils grimpent dans les arbres de la jungle des pentes. De toute façon, ils communiquent entre eux, comme le fait même le bétail, ou comme le font les loups, par certains cris et certains mouvements. Finalement, par la volonté de l’Incréé, il a pu se faire que ceux qui communiquaient le mieux ont survécu et que ceux qui communiquaient moins bien ont disparu.

— Il n’y a pas autre chose ? »

Je secouai la tête. « Quand ils ont communiqué suffisamment bien pour qu’on ait pu dire qu’ils parlaient, ils étaient des hommes et des femmes. Ce que nous sommes toujours. Nos mains ont été faites pour s’accrocher aux branches, nos yeux pour voir la branche suivante quand nous passons d’un arbre à l’autre, et notre bouche pour parler et mâcher des fruits et des jeunes pousses. Nous n’avons pas changé. Et ceux de votre espèce ?

— Tout à fait comme vous. Si l’histoire est vraie, les compagnons voulaient s’abriter du vide, des rayonnements destructeurs, des armes des ennemis et d’autres choses. Ils ont commencé par construire une carapace dure pour eux-mêmes. Ils voulaient également être plus forts, pour la guerre et le travail sur le pont. C’est alors qu’ils ont mis le liquide que vous avez vu en nous pour que nos bras et nos jambes bougent comme ils le désiraient, mais avec plus de force. Dans nos générateurs, aurais-je dû dire. Puis ils ont eu besoin de communiquer, alors ils ont ajouté les circuits de la parole. Puis encore d’autres circuits pour que nous puissions faire une chose pendant qu’ils en faisaient une autre. Des contrôleurs pour que nous puissions agir et parler même lorsque eux ne le pouvaient pas. Finalement, nous avons été capables de parler même une fois remisés et sans compagnon à l’intérieur. Vous n’arrivez pas à le trouver ?

— J’en ai pour un instant », répondis-je. À la vérité, cela faisait un moment que je l’avais découvert, mais je n’avais pas voulu l’interrompre. « Voulez-vous dire que les officiers du vaisseau vous endossent comme un vêtement ?

— Plus rarement, maintenant. La marque est comme une étoile, avec un trait droit tout à côté.

— Je sais », dis-je, débattant en moi-même de ce que je pourrais faire tout en jaugeant la cavité de mon torse. Ma ceinture, avec le poignard et le pistolet dans son étui, n’y rentrerait jamais, j’en étais sûr. Mais sinon, il y avait assez de place pour moi.

« Attendez un instant, dis-je à Sidero. Je vais devoir travailler à demi accroupi pour celui-là. Ces trucs me gênent. » Je me débarrassai de ma ceinture, à laquelle étaient toujours accrochés l’épée dans son fourreau et le pistolet dans son étui, et la posai à terre. « Ce serait plus facile si vous vous allongiez. »

Il s’exécuta, avec plus de vivacité et de grâce que je ne l’en aurais cru capable, maintenant qu’il ne saignait plus. « Faites vite, je n’ai pas de temps à perdre.

— Écoutez, répondis-je, s’il y avait eu quelqu’un à vos trousses, il serait déjà là, et je n’entends pas le moindre bruit. » Tout en faisant semblant de lambiner, je réfléchissais furieusement ; l’idée semblait folle, mais elle m’assurerait d’une protection et d’un déguisement en cas de succès. J’avais souvent porté une armure. Pourquoi pas une armure améliorée ?

« Croyez-vous donc que j’aie réussi à les fuir ? » J’entendis bien ce que disait Sidero, mais je n’y fis guère attention. J’avais parlé d’écouter, l’instant d’auparavant : il y avait maintenant quelque chose à entendre, et après avoir tendu l’oreille, je reconnus l’origine de ce bruit : le lent battement de deux grandes ailes.

CHAPITRE IX

Le vide de l’air

La pointe du poignard avait déjà trouvé l’encoche. Je la fis tourner tout en me débarrassant de mon manteau, et roulai dans le corps ouvert de Sidero. Je ne tentai même pas de voir la créature qui déployait de telles ailes avant d’avoir glissé la tête, non sans quelques difficultés, dans celle de l’automate, et de pouvoir regarder par sa visière.

1 ... 13 14 15 16 17 18 19 20 21 ... 52
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)