Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Le bûcher d'un roi
Le bûcher d'un roi - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le bûcher d'un roi

Электронная книга - «Le bûcher d'un roi». Краткое содержание книги:

Le destin des Sept Royaumes est sur le point de basculer. A l’Est, Daenerys, dernière descendante de la Maison Targaryen, secondée par ses terrifiants dragons arrivés à maturité, règne sur une cité de mort et de poussière, entourée d’ennemis. Mais alors que certains voudraient la voir passer de vie à trépas, d’autres entendent rallier sa cause, tel Tyrion Lannister, le Lutin, dont la tête vaut de l’or depuis qu’il s’est rendu coupable du meurtre de son père, Tywin. Au Nord, où se dresse l’immense Mur de glace et de pierre qui garde la frontière septentrionale des Royaumes, Jon Snow, le bâtard de feu Eddard Stark, a été élu 998e Commandant en chef de la Garde de Nuit, mais ses adversaires se dissimulent des deux côtés du Mur, y compris parmi les troupes de Stannis Baratheon qui ont élu domicile dans ces contrées glacées…
1 ... 11 12 13 14 15 16 17 18 19 ... 119
Перейти на страницу:

Lord Ghael avait une bouche garnie de chicots bruns et gâtés et un visage jaune et pointu de belette. Il avait également un présent. « Cleon le Grand envoie ces pantoufles en gage de son amour à Daenerys Typhon-Née, Mère des Dragons. »

Irri chaussa des pantoufles les pieds de Daenerys. Elles étaient en cuir doré, décorées de perles d’eau douce vertes. Le Roi Boucher se figure-t-il qu’une jolie paire de sandales lui gagnera ma main ? « Le roi Cleon est fort généreux. Vous pouvez le remercier de son charmant présent. » Charmant, mais taillé pour une enfant. Bien que Daenerys eût les pieds petits, les pantoufles pointues lui écrasaient les orteils en les comprimant.

« Le Grand Cleon aura plaisir à savoir qu’elles vous ont plu, déclara lord Ghael. Sa Magnificence me prie de dire qu’il se tient prêt à défendre la Mère des Dragons contre tous ses ennemis. »

S’il suggère que j’épouse le roi Cleon, je lui jette une sandale à la tête, songea Daenerys, mais pour une fois l’émissaire astapori n’évoqua pas un mariage royal. Il poursuivit : « L’heure est venue pour Astapor et Meereen de mettre un terme au règne féroce des Judicieux de Yunkaï, ennemis jurés de tous ceux qui vivent libres. Le Grand Cleon me prie de vous apprendre que lui et ses nouveaux Immaculés se mettront bientôt en route. »

Ses nouveaux Immaculés sont une plaisanterie morbide. « Le roi Cleon serait sage de veiller sur ses propres jardins et de laisser les Yunkaïis s’occuper des leurs. » Non que Daenerys éprouvât beaucoup d’affection pour Yunkaï. Elle commençait à regretter de ne pas avoir pris la Cité Jaune après avoir défait son armée sur le champ de bataille. Les Judicieux avaient rétabli l’esclavage dès qu’elle avait levé le camp et s’occupaient à percevoir les impôts, engager des épées-louées et conclure des alliances contre elle.

Cleon qui se disait Grand ne valait guère mieux, toutefois. Le Roi Boucher avait restauré l’esclavage en Astapor, avec pour seule différence le fait que les anciens esclaves régnaient désormais en maîtres et les anciens maîtres vivaient en nouveaux esclaves.

« Je ne suis qu’une jeune fille et je connais peu de chose à la conduite de la guerre, dit-elle à lord Ghael, mais nous avons entendu dire que la famine régnait à Astapor. Que le roi Cleon nourrisse son peuple avant de les mener à la bataille. » Elle fit un geste pour lui donner congé. Ghael se retira.

« Votre Magnificence, suggéra Reznak mo Reznak, voulez-vous entendre le noble Hizdahr zo Loraq ? »

Encore ? Daenerys acquiesça et Hizdahr s’avança : un homme grand, très mince, à la peau d’ambre sans défaut. Il s’inclina à l’endroit précis où Bouclier Loyal avait reposé mort peu de temps auparavant. J’ai besoin de cet homme, se rappela Daenerys. Hizdahr était un riche marchand avec de nombreux amis à Meereen, et davantage encore de l’autre côté des mers. Il avait visité Volantis, Lys et Qarth, avait de la parentèle à Tolos et Elyria, et l’on disait même qu’il exerçait quelque influence à la Nouvelle-Ghis, où les Yunkaïis essayaient d’exciter de l’animosité contre Daenerys et son règne.

Et il était riche. Fameusement et fabuleusement riche…

Et destiné à le devenir plus encore, si j’accède à sa requête. Lorsque Daenerys avait fermé les arènes de combat de la cité, leur valeur s’était effondrée. Hizdahr zo Loraq avait alors saisi des deux mains toutes les parts disponibles ; désormais, il était propriétaire de la majorité des arènes de Meereen.

Le noble arborait des ailes de cheveux crépus rouge et noir qui jaillissaient de ses tempes. Elles donnaient l’impression que sa tête allait prendre son envol. Son visage allongé était rendu plus long encore par une barbe emprisonnée dans des anneaux d’or. Son tokar mauve se frangeait d’améthystes et de perles. « Votre Radieuse Majesté connaît sûrement la raison de ma présence ici.

— Assurément, ce doit être que vous n’avez d’autre but que de me harceler. Combien de fois vous ai-je déjà dit non ?

— Cinq fois, Votre Magnificence.

— En voilà désormais six. Je refuse de rouvrir les arènes de combat.

— Si Votre Majesté voulait écouter mes arguments…

— Je l’ai fait. Cinq fois. M’en apportez-vous de nouveaux ?

— Les anciens, reconnut Hizdahr, mais formulés sous de nouveaux aspects. Des mots charmants et courtois, plus propres à émouvoir une reine.

— C’est votre cause qui ne me convainc point, et non votre courtoisie. J’ai si souvent entendu vos raisons que je pourrais moi-même plaider votre cause. Puis-je ? » Daenerys se pencha en avant. « Les arènes de combat font partie de Meereen depuis la fondation de la cité. Les combats ont une nature profondément religieuse, un sacrifice de sang aux dieux de Ghis. L’art de la mort de Ghis ne se borne pas à une simple boucherie mais constitue une démonstration de courage, d’habileté et de force particulièrement agréable à vos dieux. Les combattants victorieux sont choyés et acclamés, et les morts honorés, leur souvenir perpétué. En rouvrant les arènes, je démontrerai au peuple de Meereen que je respecte ses us et coutumes. La réputation des arènes s’étend loin de par le monde. Elles attirent du commerce à Meereen et emplissent les coffres de la ville avec de l’argent venu de l’autre bout de la terre. Tous les hommes ont du goût pour le sang, un goût que les arènes aident à étancher. De cette façon, elles contribuent à maintenir la paix à Meereen. Pour les criminels condamnés à périr sur le sable, les arènes représentent un jugement par le combat, la dernière chance pour un homme de prouver son innocence. » Elle se redressa, avec un mouvement de la tête. « Voilà. Qu’en dites-vous ?

— Votre Radieuse Majesté a plaidé ma cause bien mieux que je n’aurais espéré le faire moi-même. Je vois que votre éloquence n’a d’égale que votre beauté. Je suis pleinement convaincu. »

Elle ne put se retenir de rire. « Hélas, pas moi.

— Votre Magnificence, lui chuchota Reznak mo Reznak à l’oreille, il est de coutume pour la cité de prélever une dîme sur tous les profits des arènes de combat, après déduction des frais. On pourrait employer ces sommes à bien des nobles usages.

— On le pourrait… Mais si nous devions rouvrir les arènes, nous percevrions notre dîme avant déduction des frais. Je ne suis qu’une jeune fille, et je m’y connais fort peu sur de tels sujets, mais j’ai vécu assez longtemps chez Xaro Xhoan Daxos pour avoir retenu cela. Hizdahr, si vous pouviez déployer des armées comme vous le faites de vos arguments, vous seriez capable de conquérir le monde… Mais ma réponse reste non. Pour la sixième fois.

— La reine a parlé. » Il s’inclina de nouveau, aussi profondément qu’auparavant. Ses perles et ses améthystes cliquetèrent doucement contre le sol de marbre. Un homme fort souple, cet Hizdahr zo Loraq.

Il pourrait avoir du charme, sans cette coiffure ridicule. Reznak et la Grâce Verte pressaient Daenerys de prendre un noble meereenien pour époux, afin de réconcilier la cité avec son autorité. Hizdahr zo Loraq pourrait mériter une étude attentive. Plutôt lui que Skahaz. Le Crâne-ras avait offert de répudier sa femme pour elle, mais cette idée donnait des frissons à Daenerys. Hizdahr au moins savait sourire.

« Votre Magnificence, annonça Reznak en consultant sa liste, le noble Grazdan zo Galare souhaiterait s’adresser à vous. Voulez-vous l’écouter ?

— J’y aurais plaisir », répondit Daenerys en admirant les reflets de l’or et le lustre des perles vertes sur les sandales de Cleon tout en s’efforçant d’ignorer le pincement de ses orteils. Grazdan, l’avait-on prévenue, était un cousin de la Grâce Verte, dont elle avait trouvé le soutien inestimable. La prêtresse s’exprimait en faveur de la paix, de l’acceptation et du respect d’une autorité légitime. Je peux accorder à son cousin de l’écouter avec respect, quoi qu’il puisse désirer.

1 ... 11 12 13 14 15 16 17 18 19 ... 119
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)