Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Классическая проза » La Paysanne Pervertie ou Les Dangers De La Ville
La Paysanne Pervertie ou Les Dangers De La Ville - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La Paysanne Pervertie ou Les Dangers De La Ville

Электронная книга - «La Paysanne Pervertie ou Les Dangers De La Ville». Краткое содержание книги:

Ce roman épistolaire nous conte l'histoire classique d'une jeune fille, provinciale d'origine modeste, qui monte à Paris. Après avoir profité, sans en abuser, de la bonté d'une amie de la famille, la facilité et la vie dans la grande ville incitent notre héroïne à se faire «entretenir» par un marquis. La maîtresse sera en bons termes avec la marquise puisque son propre frère en est l'amant. Mais ces amours ne durent guère et la déchéance sera grande?
1 ... 140 141 142 143 144 145 146 147 148 ... 219
Перейти на страницу:

Ce ne sont pas les seuls acteurs du théâtre par excellence, qui ont droit à la reconnaissance des citoyens, dont ils font les délices. Ne dirai-je rien de Larrivée, cet acteur des grâces et de la belle expression? ce Lekain de l’Opéra? De Legros, qui réunit à l’expression heureuse, la plus belle voix de l’univers! Que de doux moments ne m’a pas donnés cette belle actrice, la reine de la scène lyrique pendant plus de dix ans! Arnoult, qui ne t’a pas adorée, n’avait ni âme, ni sensibilité; il n’avait rien d’homme; c’était une huître à figure humaine. Et toi, charmante Rosalie, dont j’ai deviné les talents avant que tu les eusses montrés, toi, digne de Gluck, Gluck seul et J. – J. sont dignes de toi. Où trouvera-t-on une femme qui fasse tes rôles, majestueuse Duplant! Combien de fois Beauménil m’a-t-elle fait désirer d’être l’heureux berger qui sert d’écho à sa voix touchante!… Mais que dirai-je de ces nymphes enchanteresses, de ces magiciennes aimables, de ces fées qui réalisent les contes de Mme D’Aunoi! Halard, tu chassais la mélancolie de mon cœur, et malgré le chagrin, qui en gardait l’entrée, tu introduisais la gaieté. Ainsi disposé par toi, ta douce et voluptueuse compagne, Guimard, y faisait glisser la volupté. D’Hauberval accourait alors, et repoussait la réflexion; il m’amenait un chœur de jeunes nymphes, Théodore, Cécile, Dorival, Heinel… D’autres fois, il conduisait l’épouvante et l’horreur: suivi des furies, Peslin, Hidoux, il portait dans mon âme un effroi que j’aimais à sentir… Mais quittons les enfers, quittons ce gouffre immonde, et revoyons à la céleste lumière, l’élégant Vestris, le sage et savant Gardel étaler la majesté, les grâces et toute la magie de leur art…

Où es-tu, Philomèle? qu’es-tu devenue, voix enchanteresse, qui eût désespéré le rossignol? Laruette, actrice adorable, je n’entendrai plus tes divins accents! je ne verrai plus ton jeu noble et vrai? Mais Mandeville me reste encore; et puisse-t-elle ne pas quitter la scène, tant que j’aurai des yeux pour la voir, et des oreilles pour l’entendre! Où est Cailleau? devait-il se montrer, pour me rendre insensible à jamais aux talents de ceux qui l’ont remplacé? Aimable et sensible Clerval, tu me consoles de son absence: vous jouiez ensemble; en te voyant, je crois vous voir tous deux… Mais qu’aperçois-je avec toi, au lieu de Laruette? quelle est cette actrice maniérée, qui ne songe qu’à sa beauté, qui ne s’occupe qu’à la faire admirer, qui développe bien mieux ses mouvements que sa voix, qui ne songe qu’à se montrer avantageusement, sans s’occuper du personnage? Et cette autre qui, le masque du comique sur le visage, vient grimacer la sensibilité? Actrice charmante sur les tréteaux de la foire, pour y seconder Vadé, peut-être même y jouer le chef-d’œuvre de Favart, cette Chercheuse d’esprit toujours fraîche, et qui jamais ne vieillira; mais incapable de doubler Laruette, ni Mandeville! Ah! fuyons ce théâtre! il faut y renoncer; il n’est plus que le spectacle des Cataugans… Cependant j’y vois encore Carlin! Carlin, qui fit le charme de mes jeunes années te souviens-tu! ô Carlin! quand tu soufflais l’allumette que tenait Coraline, fraîche alors, brillante des fleurs de la jeunesse? Eh bien, je vous admirais tous deux, et je sentais quelque chose de plus pour elle, où le talent n’entrait pour rien. Te souviens-tu, ô Carlin, quand, dans le Maître de musique, tu jouais avec la sémillante Favart? et que tu vins à l’amphithéâtre nous chanter encore, Je suis sorti? Il y a longtemps! Rochart était parmi vous; on n’a pas joué la Bohémienne depuis lui, depuis Favart; votre Suin fait mal au cœur dans ce rôle: nous avions Champville; mais il ne valait pas Trial…

1 ... 140 141 142 143 144 145 146 147 148 ... 219
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)