Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Sur un monde stérile - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Sur un monde stérile

Электронная книга - «Sur un monde stérile». Краткое содержание книги:

Sur un monde stérile
1 ... 10 11 12 13 14 15 16 17 18 ... 48
Перейти на страницу:

Le vent était tombé. Bernard était maintenant très calme. Quand Paul monta le remplacer, il le trouva qui sifflotait, la pipe à la main.

— Alors ?

— Rien. À un moment j’ai cru voir un gigantesque crabe qui s’approchait, mais comme le vent soulevait beaucoup de poussières, la visibilité était mauvaise. J’ai fouillé l’étendue du pinceau du projecteur, et je n’ai rien vu. J’ai dû rêver…

— Probablement. Bonne nuit.

Deuxième partie

Sur un monde stérile

Chapitre I

Sept prismes d’iridium

Le lendemain, à l’aube, il y eût un grand branle-bas. Le déjeuner fut rapidement avalé, et sans les compliments d’usage à la cuisinière.

— Comme, pour aujourd’hui nous ne nous éloignerons pas, dit Paul, tout le monde sortira.

— Qui descendra le premier ? demanda Hélène.

— Aucune importance. Nous ne sommes pas des ministres, ni des conquistadors. Nous ne planterons pas de drapeaux. S’il y a des martiens, ce sol est à eux. Sinon il est à l’humanité entière, qui malheureusement n’a pas encore de drapeau commun. Nous allons donc revêtir nos scaphandres et passer dans la chambre étanche. Vous connaissez tous le fonctionnement des différents engins. Je vous avertis que le poids du barda ne rétablira pas votre poids terrestre. Gare aux culbutes !

Ils passèrent dans le sas. L’air fusa vers l’extérieur avec un léger sifflement qui alla diminuant. Sig ouvrit la lourde porte. L’échelle se déplia et ils descendirent. Il leur parut à tous que l’heure était moins solennelle qu’ils ne l’avaient imaginé. Si bien qu’Arthur ne put s’empêcher de dire, d’un ton comiquement désolé :

— Ben zut ! Ce n’est que ça.

Retransmise par les microphones, la réflexion les fit rire.

— Ne préjugeons de rien, Arthur, dit Paul. Nous ne sommes là que depuis quelques heures.

— Le fait est, dit Bernard, que ce n’est pas passionnant pour le moment. Il y a certains coins du Sahara qui ressemblent bougrement à cela, la couleur mise à part.

Il se pencha, ramassa une poignée de sable. Il était très fin, forme de quartz presque pur, coloré en rouge par du fer.

— Rien de passionnant, répéta-t-il. Allons voir les taches vertes.

Ils marchèrent, puis coururent vers la plus proche. Leurs scaphandres, légers, ne les gênaient que fort peu. Sitôt arrivés, ils virent que ce n’était pas de la végétation, mais simplement du sable coloré différemment, de grain plus gros. Il semblait légèrement humide.

— Sels de nickel, peut-être fit Sig. Pas même de végétation. Ce monde est décidément bien mort. Et pourtant nous sommes à l’équateur, ou presque, dans sa partie la plus chaude.

Il n’y avait pas de vent. Le silence, dans les intervalles des conversations était absolu. Si absolu que malgré la raréfaction de l’air on entendait nettement le crissement du sable sous les souliers de Louis et d’Hélène qui se promenaient à quelque distance.

— Ce monde est mort, répéta pensivement Sig. Nous venons trop tard, si toutefois il y a jamais eu de la vie en lui.

— Peut-être, répliqua Paul, à mi-voix.

— Que veux-tu dire ?

— Ce soir, viens me retrouver avec Bernard, dans la coupole, lors de mon tour de garde. Nous parlerons.

— Bien. Mais qu’y a-t-il ?

— Tu verras. En tous cas que personne ne s’éloigne !

À 20 mètres de là, Ray filmait le premier contact des Terrestres et de Mars…

La journée coula ainsi, en courtes excursions, analyses du sol, et mesures de physique. Sig et Ingrid déterminèrent les constituants chimiques du sol, que Bernard examinait au microscope polarisant : Quartz, magnétite, quelques feldspaths, et du nickel et cobalt colloïdal. Pas de calcaire. Paul fit des mesures sur l’accélération de la pesanteur et d’autres de la propagation du son. Louis eût bien voulu commencer à dresser une carte, mais comment cartographier ce sol sans relief et mouvant ? Hélène lisait. Arthur était très affairé avec le moteur du Jules Verne, dont le compresseur ne marchait pas.

Le soir vint. Après le dîner, ils tinrent un rapide conseil. Il fut décidé qu’en attendant que l’auto soit réparée, une expédition de quatre membres partirait le lendemain dans une direction quelconque et pousserait une reconnaissance jusqu’à une vingtaine de kilomètres. Puis ils allèrent se coucher, sauf Paul qui prit la première garde.

À 23 h, Sig se releva, secoua doucement Bernard.

— Qu’y a-t-il ?

— Viens. Paul veut nous voir.

Silencieusement, ils se glissèrent jusqu’à l’échelle. Paul qui guettait leur arrivée ouvrit et referma soigneusement la trappe derrière eux.

— Voilà, dit-il. Je ne voudrais pas inquiéter les autres inutilement. Sig, tu m’as remplacé la nuit dernière. Tu n’as rien remarqué ?

— Non, rien de particulier. Et toi ?

— Moi si ! Quand j’ai relevé Bernard, il m’a dit qu’il lui avait semblé entrevoir un crabe gigantesque. Il n’était pas sûr de ne pas avoir rêvé. Il a allumé le projecteur et n’a plus rien vu.

— Et toi, interrompit Bernard. As-tu vu quelque chose ?

— Je n’en suis pas sûr moi non plus. Peut-être ton rapport m’avait-il impressionné, mais j’ai cru apercevoir quelque chose bouger par là – il désignait le SW – quelque chose qui avait des pattes qui remuaient. Était-ce une hallucination ? Possible. Avons-nous vu réellement quelque chose ?

— Possible aussi. Il faut être prudents. L’expédition de demain ne comportera que trois personnes. Toi, Bernard, moi-même et Louis. Sig, tu restes ici. Et nous emporterons des fusils et des grenades.

Ils marchaient depuis environ trois heures. La faible pesanteur leur donnait l’impression de vivre un des contes de leur enfance, et d’avoir chaussé les bottes de sept lieues. Grâce à leur léger scaphandre, ils n’étaient nullement gênés de la diminution de pression. Mais, sous le ciel noir, ils souffraient de la monotonie du paysage, et de son aridité. Pas un relief ne donnant de repère, ils avaient la sensation déprimante de ne pas avancer. Tant que l’astronef avait été en vue, ils avaient mesuré leur marche à son éloignement progressif. Puis il avait disparu, fondu dans le lointain. Et maintenant, ils se dirigeaient à la boussole – le magnétisme de Mars, plus faible que celui de la Terre était cependant suffisant – droit vers l’ouest.

Bernard fixait le sol, cherchant un indice qui lui permit de juger du passé de la planète. Mais c’était toujours le même sable ferrugineux. Ses compagnons, eux, examinaient de préférence l’horizon, pensant voir enfin, un accident de terrain autre que les dunes plates qui de-ci de-là se dressaient. Et ce fut Paul qui soudain fit la trouvaille.

1 ... 10 11 12 13 14 15 16 17 18 ... 48
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)