Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Le soleil des rebelles - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le soleil des rebelles

Электронная книга - «Le soleil des rebelles». Краткое содержание книги:

Le nouveau Luca di Fulvio !
Le jeune prince Marcus est encore un enfant lorsqu'il assiste impuissant au massacre de toute sa famille.
Seul rescapé de cette boucherie ennemi héréditaire de la famille de Marcus qui va s'asseoir sur le trône, Marcus ne doit son salut qu'à la jeune Héloïse, fille d'Agnès, la lavandière du village qui l'accueillera sous son toit pour l'élever comme s'il était son fils.
1 ... 130 131 132 133 134 135 136 137 138 ... 157
Перейти на страницу:

Lucio souriait en remuant la soupe d’orge et de lapin. « Oui. Les deux garçons ont forci.

— Et ta femme ? », demanda Mikael avec une pointe d’inquiétude.

« J’avais oublié qu’elle pétait tout le temps, dit Lucio en riant. Mais j’arrive à la rencontrer une ou deux fois par semaine, donc c’est pas trop dur. » Ses yeux brillaient d’amour.

« J’ai appris que tu avais porté mon message à Eloisa. Merci.

— Une promesse est une promesse », répondit Lucio en haussant les épaules, gêné. « Ici, c’est pire qu’avant, poursuivit-il. À Dravocnik, il y a moins de surveillance et moins de soldats depuis que ce bâtard d’Ojsternig s’est installé dans ta vallée. Mais crois-moi, la misère est terrible. Il y a des mineurs qui creusent avec leurs ongles pour trouver un nouveau filon. D’autres ont réussi à s’enfuir. Beaucoup sont morts en chemin, avec leur famille… »

Mikael hocha la tête et dit : « Volod aussi est mort loin de chez lui ».

Lucio ne dit rien. Il baissa seulement les yeux sur la marmite, fixant en silence la soupe qui bouillait paresseusement.

Mikael resta silencieux lui aussi. On aurait dit qu’ils priaient tous les deux pour Volod.

« Il y en a d’autres qui ne baissent pas les bras, reprit Lucio. Je les ai organisés comme Volod nous a appris. On est une cinquantaine. Mais on n’a pas de vrai chef. C’est un peu la débandade. On fait des petites razzias de bétail. Ojsternig a tellement de bêtes qu’il ne s’en aperçoit même pas. Et de temps en temps on attaque un convoi de marchands qui trafiquent avec lui. » Il leva les yeux vers Mikael. « T’as vu ce qu’ils ont fait de la forêt ? »

Mikael acquiesça.

« Les cerfs ont quasiment disparu. Les loups n’ont plus de proies, et on commence à en voir aux alentours de Dravocnik qui viennent fouiller dans les ordures. Un jour ou l’autre, ils tomberont sur un gosse qui se sera éloigné de sa mère. Et quand ils auront goûté à la chair humaine, ils descendront en meute de la montagne. » Il fit une pause. « T’es revenu pour être notre chef ?

— J’en sais rien…

— De temps en temps, je parle avec des gens de la Raühnvahl, quand j’en rencontre dans la forêt, reprit Lucio, sérieux. Tu ne peux pas imaginer comment ils parlent de toi. Tu es celui qui s’est toujours opposé à Ojsternig. Celui qui a libéré Emöke. Ils disent aussi que déjà quand tu étais petit tu les avais sauvés… » Il le fixa intensément. « Tu n’as pas idée de ce que tu as fait pour eux…

— Conneries.

— Non, continua Lucio. Tu as planté une graine dans leur tête…

— Je n’ai rien planté du tout, esquiva Mikael. Cette graine-là, ils l’avaient déjà en eux.

— Alors tu l’as fait germer, répliqua Lucio. Là-bas, ils parlent plus de toi que de Volod le Noir. » Il le prit par les épaules. « Il n’y en a pas beaucoup qui naissent avec le don que tu as. Je sais pas ce que c’est. Mais je sais que ce don-là, c’est celui de tous les chefs. »

Mikael s’agita, mal à l’aise. « Tu es capable de faire naître l’espoir, reprit Lucio. Ne les abandonne pas. »

C’était exactement ce qu’il avait dit à Volod, quand il l’avait rencontré dans sa cachette de la forêt, pensa Mikael. Non. Il ne les abandonnerait pas. Il se tourna vers Raphael. « Il vous aide ? »

Lucio sourit. « Il nous a toujours aidés. C’est un grand homme. » Il regarda Mikael. « Il a un faible pour toi. Quelquefois, la nuit, quand la fièvre monte, il dit ton nom. »

Mikael alla s’asseoir près du vieil homme, ému.

Il respirait doucement, les yeux fermés. Sans les ouvrir, il tendit la main.

Mikael la prit dans la sienne et lui demanda : « Vous nous avez entendus ? »

Raphael acquiesça. « Oui, et ça ne m’étonne pas.

— Je ne sais pas par où commencer », dit Mikael.

Les yeux toujours fermés, le vieil homme lui tâta la poitrine et posa la main sur son cœur. « Réponds sans réfléchir. Pourquoi es-tu revenu ?

— Pour Eloisa et pour mon fils.

— Pas seulement.

— Parce qu’il est temps que le monde change. »

Raphael hocha la tête, silencieux. « Oui, il est temps, finit-il par dire. Tu vois que tu sais par où commencer, à l’intérieur de toi ? » Puis il demanda qu’on l’aide à se lever et tous trois s’assirent à table pour manger.

La nuit, dehors, commençait d’effacer les contours.

Soudain, dans le silence, on entendit un galop dans le pré.

Mikael et Lucio bondirent et se placèrent de chaque côté de la porte, le poignard à la main.

« C’est peut-être un de mes hommes, chuchota Lucio. Je l’ai envoyé rôder autour du château pour savoir s’il y avait des convois prêts à partir ou arriver. »

Quelques instants après, on frappa : trois coups, suivis de deux autres.

Lucio se détendit et ouvrit la porte. « Entre, Gabriel. » Il indiqua Mikael. « C’est un vieil ami, du temps de Volod le Noir. T’en as entendu parler, c’est Mikael de la Raühnvahl.

Gabriel, petit et malingre, dans les vingt ans, ouvrit de grands yeux. « T’es le Mikael qui a fait s’évader la Folle du château d’Ojsternig ? », s’exclama-t-il avec admiration.

Mikael lui jeta un regard dur. « Si tu l’appelles encore une fois la Folle, je te casse toutes les dents. »

Raphael rit de bon cœur.

« Alors ? T’as découvert quoi ? », demanda Lucio.

L’autre secoua la tête. « Ça fait bien trois semaines que rien ne bouge.

— Assieds-toi et mange », dit Lucio.

Gabriel se jeta sur ce qu’il restait de soupe. Quand il eut fini et léché l’écuelle, il but une longue gorgée de bière. « Vous connaissez une certaine… Eloisa Veedon ? dit-il d’un ton distrait.

— Pourquoi ? dit aussitôt Mikael.

Raphael aussi se redressa sur sa chaise.

Gabriel les regarda. « Je suis désolé… murmura-t-il.

— Quoi ? explosa Mikael en l’attrapant par le col de sa chemise.

— Pendant que je venais ici, j’ai entendu les hérauts annoncer à grand bruit que… » Gabriel fit une pause, embarrassé. « Ils annonçaient que cette Eloisa Veedon est coupable d’avoir tenté d’arracher l’héritier à la princesse et que…

— Et que… ? » Mikael avait les yeux écarquillés d’angoisse.

« Elle sera exécutée après-demain. »

69

Eloisa n’arrivait pas à croire ce que sa mère lui avait dit, et ses journées, jusqu’alors gouvernées par l’angoisse de perdre son enfant, étaient devenues merveilleuses. Agnete avait vu Mikael. Et cette rencontre avait ravivé leur espoir. Son cœur était plein d’un amour encore plus grand. « Il est revenu ! », ne cessait-elle de se répéter, folle de joie. Elle chuchotait à l’oreille de son fils, en le couvrant de baisers : « Ton père est revenu ! »

Le lendemain soir, Ojsternig entra dans la chambre d’Eloisa.

« Où est ma mère ? », demanda-t-elle. Elle ne l’avait pas vue de toute la journée, alors qu’il lui était maintenant interdit, à elle, de quitter sa chambre. Elle était impatiente de se faire raconter une nouvelle fois la rencontre d’Agnete et de Mikael. De l’entendre dire, sans jamais s’en lasser, qu’il était vivant, qu’il était beau, qu’il était fort.

« Ta mère s’occupe de la princesse. Elle n’a pas de temps pour toi. » Puis il s’approcha et tendit les bras vers le bébé. « Donne-le-moi. »

Eloisa fit un pas en arrière.

Ojsternig lui arracha l’enfant des mains. « Il est à moi. »

1 ... 130 131 132 133 134 135 136 137 138 ... 157
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)