Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне

Электронная книга - «Moby Dick». Краткое содержание книги:

Ismaël, attiré par la mer et le large, décide de partir à la chasse à la baleine. Il embarque sur le Pequod, baleinier d'un capitaine nommé Achab, amputé d'une jambe, qui emmènera Ismaël autour du monde à la poursuite du cachalot blanc…
Faut-il présenter ce livre mythique, magnifique aventure, suspense prenant qui nous amène peu à peu à l'apocalypse finale, parabole chargée de thèmes universels et nouvelle Bible aux accents prophétiques.
1 ... 129 130 131 132 133 134 135 136 137 ... 169
Перейти на страницу:

La quantité de bière est également énorme: 10.800 barils. Or, comme, en ces régions arctiques, la pêche ne peut se poursuivre que lors de leur court été, la croisière complète d’un de ces navires baleiniers hollandais n’excédait guère trois mois, aller et retour, et si nous comptons un équipage de trente hommes pour chacun de leurs 180 navires, nous obtenons 5 450 marins hollandais en tout. J’en déduis que cela donne exactement deux barils de bière par homme pour une ration de douze semaines, sans compter la jolie part qui leur revient sur les 550 ankers de genièvre. Que ces harponneurs à la bière et au genièvre, pochardés comme on les imagine, eussent été les hommes qu’il fallait debout à l’avant d’une pirogue et lançant un dard sûr dans les rapides baleines, voilà qui paraît improbable. Pourtant ils lançaient leurs fers et prenaient du gibier. Mais il faut se souvenir que cela se passait dans le grand Nord où la bière convient parfaitement à l’organisme. Sous l’équateur, dans notre pêche du Sud, la bière endormirait le harponneur à la tête du mât et le trouverait pompette dans sa pirogue, d’où suivraient de lourdes pertes pour Nantucket et New Bedford.

Mais en voilà assez. Nous en avons dit suffisamment pour montrer que les baleiniers hollandais d’il y a deux ou trois siècles étaient de bons vivants et que les baleiniers anglais ne méprisaient pas un si excellent exemple car, disent-ils, si vous naviguez avec une cale vide d’huile et ne pouvez rien retirer du monde de mieux, prenez-lui au moins un bon repas. Cela déleste la carafe.

CHAPITRE CII Un berceau de verdure aux îles des Arsacides

Jusqu’ici, en décrivant le cachalot, je me suis avant tout attardé à ses merveilles extérieures ou bien j’ai traité séparément de quelques-unes de ses structures internes. Mais pour avoir de lui une vue d’ensemble et une compréhension plus complète, il me faut maintenant le déboutonner plus avant, délacer son pourpoint, ouvrir les boucles de ses jarretières, détacher les agrafes et les crochets des jointures de ses os les plus secrets et vous le livrer dans son principe fondamental, c’est-à-dire son squelette.

Mais comment, Ismaël? Comment se fait-il que vous, simple canotier, ayez la prétention de savoir quoi que ce soit du monde intérieur de la baleine? L’érudit Stubb, perché sur le cabestan, vous aurait-il fait des cours sur l’anatomie des cétacés? Vous aurait-il viré une côte au guindeau pour ses démonstrations? Explique-toi, Ismaël. Pouvez-vous disposer sur le pont un cachalot adulte pour étudier, comme un cuisinier met un rôti de porc sur un plat? Sûrement pas. Jusqu’ici, Ismaël, vous vous êtes montré un témoin authentique, mais prenez garde à présent de ne pas vous octroyer le privilège du seul Jonas, celui de discourir de poutres, de solives, de chevrons, de faîtage, de lambourdes, de chevillages, composant la charpente du léviathan, ainsi que des tonneaux de graisse des laiteries, des beurreries et des fromageries de ses entrailles.

J’avoue que, depuis Jonas, peu de baleiniers ont pénétré plus avant que l’épiderme d’un cachalot adulte, pourtant j’ai eu la chance bénie d’en disséquer un en miniature. À bord d’un navire auquel j’appartenais, un bébé cachalot fut hissé en entier sur le pont pour son estomac dont on fait des fourreaux pour les barbelures des harpons et pour les fers de lances. Pensez-vous que j’aie laissé passer l’occasion de me servir de ma hachette d’embarcation et de mon couteau de poche pour briser le sceau et lire le contenu de cet enfant?

En ce qui concerne ma connaissance des os du léviathan parvenu à son gigantesque développement d’adulte, j’en suis redevable à feu mon royal ami Tranquo, roi de Tranque, l’une des Arsacides. En effet, me trouvant à Tranque, il y a des années, alors que j’appartenais au navire marchand Dey-d’Alger, je fus convié à passer une partie des vacances arsacidiennes chez le seigneur de Tranque, en sa villa de palmiers à Pupella, dans un vallon au bord de la mer, non loin de ce que nos marins appellent Bambbuville, la capitale.

Parmi nombre de belles qualités, mon royal ami Tranquo nourrissait un pieux amour pour tout objet rare artistique ou singulier, et il avait réuni à Pupella toutes les œuvres précieuses dues à l’imagination de ses gens, principalement des bois sculptés aux dessins merveilleux, des coquillages ciselés, des lances incrustées, des pagaies coûteuses, des canoës aromatiques, tout ceci voisinant avec les merveilles naturelles, tribut que les vagues détentrices de trésors avaient rejeté à la grève.

La principale d’entre elles était un grand cachalot échoué, après une tempête qui avait sévi durant un laps de temps inhabituel, et qui avait été trouvé mort la tête contre un cocotier dont la plumeuse aigrette semblait son jet verdoyant. Lorsque son corps immense fut dépouillé de toutes les épaisseurs qui l’enveloppaient et que ses os furent devenus d’une sécheresse crayeuse sous le soleil, l’on transporta délicatement son squelette dans le vallon de Pupella, où l’abrite à présent un vaste temple de palmes seigneuriales.

Aux côtés, on suspendit des trophées, l’histoire des Arsacides fut gravée sur les vertèbres, en hiéroglyphes étranges. Dans le crâne, les prêtres entretinrent une flamme perpétuelle et odorante, de sorte que la tête mystique laissait fuser à nouveau son souffle de vapeur tandis que, suspendue à un arbuste, la terrifiante mâchoire inférieure se balançait au-dessus des dévots comme l’épée qui effrayait tellement Damoclès.

C’était une vision étonnante. La forêt était verte comme les mousses de l’Icy Glen, les arbres sentaient monter la sève vivante dans leurs fûts altiers, à leur pied le métier à tisser de la terre besogneuse était tendu d’un tapis somptueux dont les vrilles de la vigne formaient la trame et les vivantes fleurs les ramages. Tous les arbres alourdis, les buissons, les fougères, les herbes et l’air messager menaient une activité incessante. À travers le galon des feuilles, la navette ailée du soleil tissait la verdure inlassable. Oh! tisserand affairé, tisserand invisible, arrête!… un mot… où s’en va l’ouvrage? Quel palais ornera-t-il? Pourquoi ce labeur sans fin? Parle, tisserand! Que ta main se repose! Je ne veux échanger qu’un seul mot avec toi! Non… vole la navette… et les images s’échappent du métier, le courant du tapis ruisselle pour jamais au loin. Le tisserand-dieu tisse, le bruit de son travail l’assourdit et la voix humaine ne parvient pas jusqu’à lui et nous, qui contemplons le métier, nous voici à notre tour assourdis par son bourdonnement et c’est seulement lorsque nous nous en échappons que nous entendons les mille voix qui nous parlent au travers. Car il en est ainsi même dans les usines des hommes. Le vol des fuseaux couvre les mots, ces mêmes mots que l’on entend clairement depuis l’extérieur par les fenêtres ouvertes. C’est ainsi que furent surprises des vilenies. Ah mortel! prends garde dès lors, car dans le vacarme du grand métier à tisser du monde, on peut surprendre au loin tes plus secrètes pensées.

1 ... 129 130 131 132 133 134 135 136 137 ... 169
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)