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Louis de Funès, petites et grandes vadrouilles

Электронная книга - «Louis de Funès, petites et grandes vadrouilles». Краткое содержание книги:

À l'occasion du centenaire de sa naissance, célébré en 2014, la première biographie complète de Louis de Funès, où l'on découvre non seulement l'acteur, côté cour, mais aussi, côté jardin, l'homme secret méconnu.
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Le 24 juillet 1982, Jean Girault lui fausse compagnie à l’âge de 58 ans, après vingt années d’amitié et de collaboration fructueuse. Présent à ses obsèques au cimetière de Bagneux, Louis se refuse à tout commentaire et veille à ne pas être photographié. Sa peine est immense et il ne veut en parler à personne. Ses états d’âme, il les garde pour lui. Il préfère ne se souvenir que des bons moments passés depuis leur première collaboration pour Pouic-Pouic. C’est tout juste si Louis a le cœur à fêter son soixante-neuvième anniversaire le 31 juillet. C’est encore tout juste s’il prête une quelconque attention à l’accueil de ce sixième Gendarme le 6 octobre. Un opus une nouvelle fois étrillé par la presse où, pour ne citer qu’un exemple, André Rollin dans Le Canard Enchaîné écrit : « De Funès, c’est fini ? La salle était presque vide. L’écran également[611]. »

Louis de Funès fini, voire déjà enterré. On va voir ce qu’on va voir. Il n’est pas comédien à se laisser désarçonner par un plumitif. Des projets, il en a plein la tête. Un autre Gendarme qui pourrait aller se promener du côté des Bermudes et surtout un rôle spécialement écrit pour lui par l’équipe du Splendid menée par Christian Clavier et Gérard Jugnot triomphant dans la pièce Papy fait de la résistance. Ce papy inexistant dans le spectacle que Louis va voir par deux fois avec Jeanne, ce sera lui. Ainsi en a décidé Christian Fechner, qui en acquiert les droits. Avec à l’esprit ce futur plus ou moins proche, Louis sur les conseils du fantaisiste Thierry Le Luron, ami de son fils Patrick, décide de partir aux sports d’hiver pour les vacances de Noël à Bourg-Saint-Maurice. Hôtel luxueux, et surtout l’air de la montagne aux Arcs pour Julia. Louis déteste le ski et le froid, mais que ne ferait-il pas pour sa petite-fille dont il surveille les activités sportives. « Refusant de la confier à un club pour enfants par crainte des risques d’enlèvement, raconte Olivier de Funès[612], il la suivait à pied, en implorant le moniteur de ne pas aller trop vite, et surtout de l’attendre.  » Le nez gelé, grelottant de froid, Louis guette sa petite-fille, n’ayant de satisfaction qu’en la voyant revenir saine et sauve. Seulement, ce court séjour montagnard lui donne une mauvaise grippe qui tarde à guérir dans cette Bretagne où le froid est d’une rare inhospitalité. Jeanne est aux petits soins, mais le jeudi 27 janvier 1983 Louis est plus ronchon qu’à l’habitude. Il dit avoir une foule de choses à faire quand, aux alentours de dix-neuf heures, son cœur chancelle. Transporté d’urgence à l’hôpital de Nantes, Louis, Germain, David de Funès de Galarza souffle sa dernière réplique à 21 h 30.

Soucieux de respecter ses volontés, son épouse et ses fils ne veulent pas d’obsèques grandioses, veillant à ce que leur mari et père soit inhumé dans la plus stricte intimité et après une cérémonie d’une grande simplicité. Au Cellier, ce n’est pas un samedi comme les autres. En début d’après-midi, les rues de la petite bourgade sont envahies sur des kilomètres, bien avant l’église Saint-Martin. Autour de la place rongée par le froid, un peu plus de deux mille personnes attendent l’arrivée du convoi funèbre. Ce 27 janvier, ils sont nombreux à guetter les célébrités… Ils y aperçoivent, peut-être, Michel Galabru, Christian Fechner, Colette Brosset, Raymond Lefèvre ou Anne-Aymone Giscard d’Estaing. Mais ils sont surtout là pour dire merci à celui qui les a fait rire et les fera rire encore chaque fois que ses films seront diffusés sur leurs écrans de télévision. Un adieu ? Non. Un « à bientôt » à cet ami de la famille qui n’a eu de cesse qu’il n’ait rempli sa mission : celle d’un honnête homme ayant construit son existence au service de la joie de vivre.

Filmographie 

1945 

La Tentation de Barbizon de Jean Stelli

Scénario : André-Paul Antoine. Dialogue : Marc-Gilbert Sauvajon. Image : Marcel Grignon. Décors : René Gys et Émile Alex. Musique : Réné Sylvano. Durée : 1 h 40. Sortie le 13 mars 1946.

Avec Simone Renant (l’ange et Eva Parker), François Périer (le diable et Ben Atkinson), Juliette Faber (Martine, la femme de Michel), Myno Burnay (Dominique Ancelin, la directrice de la société), Pierre Larquey (Jérôme Chambon), Daniel Gélin (Michel Berthier), Jean Wall (le juge d’instruction), Henri Crémieux (l’avocat d’Eva Parker), Jean Berton (le directeur de l’hôtel), Charles Vissières (le curé), Gérard Séty (le chauffeur devant le cabaret), Jean-Pierre Dujay (le chanteur), Nicolas Amato (un serveur du cabaret), Henry Charrett (l’inspecteur de la police mondaine), Paul Barge (un inspecteur), Louis de Funès (le portier du cabaret Le Paradis), Eugène Yvernes (le barman)… et le chien Capitaine.

1946 

Six heures à perdre d’Alex Joffé et Jean Levitte

Scénario, adaptation et dialogue : Alex Joffée et Jean Levitte. Image : Pierre Montazel. Décors : Guy de Gastyne. Musique : Henri Dutilleux. Durée : 1 h 30. Sortie le 22 janvier 1947.

Avec André Luguet (le voyageur et Son Excellence Léopold de Witt), Dany Robin (Rosy), Denise Grey (Mme de Witt), Jacqueline Pierreux (Simone), Paulette Dubost (Annette), Luce Fabiole (la voyageuse), Marguerite de Morlaye (la douairière), Jean-Jacques Delbo (Claude), Pierre Larquey (Joseph), Jean Gaven (Antoine), Michel Seldow (l’évêque), Henri Vilbert (le douanier), Marcel Lévesque (le général), Albert Michel (le porteur), Jean Richard (le sergent de ville), Louis de Funès (le chauffeur de Son Excellence Léopold de Witt)… 

Dernier refuge de Marc Maurette

Scénario : Marc Maurette d’après Le Locataire de Georges Simenon. Dialogue : Marc Maurette et Maurice Griffe. Image : Léonce-Henri Burel et Jean Bachelet. Décors : Jacques Colombier. Musique : Jean-Jacques Grünenwald. Durée : 1 h 30. Sortie le 27 août 1947.

Avec Raymond Rouleau (Philippe), Gisèle Pascal (Antoinette Baron), Mila Parély (Sylvie), Marcelle Monthil (Mme Baron), Félicien Tramel (M. Baron), Noël Roquevert (M. Beauchamp), Jean Max (Alvarez), Michel Ardan (Albert), Marcel Carpentier (Lherbier), Marcel Perès (Louis), Gaston Modot (Marcel), Edmond Ardisson (le petit gars), Yves Brainville (le capitaine), Edy Debray (l’employé), René Stern (le photographe), Louis de Funès (l’employé du wagon-restaurant), Roger Vincent (un joueur)… 

Antoine et Antoinette de Jacques Becker
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611

Article paru le 13 octobre 1982.

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Op. cit., p. 261.

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