Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Le Seigneur des anneaux [1 La fraternité de l'anneau]
Le Seigneur des anneaux [1 La fraternité de l'anneau] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le Seigneur des anneaux [1 La fraternité de l'anneau]

Электронная книга - «Le Seigneur des anneaux [1 La fraternité de l'anneau]». Краткое содержание книги:

Depuis sa publication en 1954-1955, le récit des aventures de Frodo et de ses compagnons, traversant la Terre du Milieu au péril de leur vie pour détruire l’Anneau forgé par Sauron, a enchanté des dizaines de millions de lecteurs, de tous les âges. Chef-d’œuvre de la fantasy, découverte d’un monde imaginaire, de sa géographie, de son histoire et de ses langues, mais aussi réflexion sur le pouvoir et la mort, Le Seigneur des Anneaux est sans équivalent par sa puissance d’évocation, son souffle et son ampleur. Cette nouvelle traduction prend en compte la dernière version du texte anglais, les indications laissées par Tolkien à l’intention des traducteurs et les découvertes permises par les publications posthumes proposées par Christopher Tolkien. Ce volume contient 18 illustrations d’Alan Lee, entièrement re-numérisées, d’une qualité inégalée, ainsi que deux cartes (en couleur) de la Terre du Milieu et du Comté.
Version 104826 - 2014-09-30 14:40:02 +0200
1 ... 96 97 98 99 100 101 102 103 104 ... 154
Перейти на страницу:

« C’est ainsi qu’au déclin de l’été vint une nuit de lune, et que Gwaihir le Seigneur du Vent, le plus rapide des Grands Aigles, arriva à Orthanc sans y être attendu ; et il me trouva debout sur le pinacle. Je lui parlai alors, et il m’emporta avant que Saruman ait eu connaissance de quoi que ce soit. J’étais déjà loin d’Isengard quand les loups et les orques sortirent à ma poursuite.

« “Jusqu’où peux-tu me porter ?” demandai-je à Gwaihir. “Sur bien des lieues encore”, répondit-il, “mais pas jusqu’aux confins de la terre. On m’a envoyé porter des nouvelles, non des fardeaux.”

« “Il me faudra alors un coursier sur la terre ferme, dis-je, un coursier d’une rapidité sans pareille, car je n’ai jamais eu autant besoin de hâte.”

« “Je vous porterai donc à Edoras, où siège le Seigneur du Rohan dans ses salles, dit-il ; car ce n’est pas très loin.” Et je me réjouis, car c’est là, dans le Riddermark de Rohan, que vivent les Rohirrim, les Seigneurs des Chevaux ; et nulle part ailleurs il n’est de chevaux semblables à ceux qui sont élevés dans cette large vallée entre les Montagnes de Brume et les Montagnes Blanches.

« “Crois-tu que les Hommes du Rohan soient encore dignes de confiance ?” demandai-je à Gwaihir, car la trahison de Saruman m’avait ébranlé.

« “Ils paient un tribut de chevaux, répondit-il, et ils en envoient beaucoup au Mordor, année après année, du moins c’est ce que l’on dit ; mais ils ne sont pas encore sous le joug. Leur ruine ne saurait pourtant tarder si, comme vous l’affirmez, Saruman s’est tourné vers le mal.”

« Il me déposa au pays de Rohan avant l’aube ; et voici que j’ai trop allongé mon récit. La suite devra être plus brève. Au Rohan, je trouvai le mal déjà à l’œuvre : les mensonges de Saruman ; et le roi du pays ne voulut pas écouter mes avertissements. Il m’enjoignit de prendre un cheval et de m’en aller ; et j’en choisis un tout à fait à mon goût, mais peu au sien. Je pris le meilleur coursier de tout son royaume, et jamais je n’ai vu son pareil.

« Ce doit être alors une bien noble bête, dit Aragorn ; et cela me chagrine plus que bien d’autres nouvelles qui pourraient sembler plus graves, de savoir que Sauron lève un tel tribut. Il n’en était pas ainsi la dernière fois que j’ai visité ce pays. »

« Pas plus qu’il n’en est ainsi aujourd’hui, j’en mettrais ma main au feu, dit Boromir. C’est un mensonge colporté par l’Ennemi. Je connais les Hommes du Rohan, vaillants et fidèles, nos alliés, occupant encore dans les terres que nous leur avons données il y a bien longtemps. »

« L’ombre du Mordor s’étend sur de lointaines contrées, répondit Aragorn. Saruman est tombé sous son empire. Le Rohan est cerné. Qui sait ce que vous y trouverez si jamais vous y retournez ? »

« Cela tout au moins m’est inconcevable, qu’ils puissent racheter leurs vies avec des chevaux, dit Boromir. Ils chérissent leurs bêtes presque autant que leur propre famille. Et non sans raison, car les chevaux du Riddermark viennent des prairies du Nord, loin de l’Ombre ; et leur race, comme celle de leurs maîtres, descend des jours libres de jadis. »

« On ne peut plus vrai ! dit Gandalf. Et il en est un parmi eux qui pourrait tout aussi bien avoir été enfanté au matin du monde. Les chevaux des Neuf ne peuvent rivaliser avec lui : infatigable, rapide comme le vent qui court. Scadufax l’ont-ils appelé. Le jour, sa robe scintille comme l’argent ; la nuit, elle est comme une ombre, et il passe sans être vu. Léger est son pas ! Jamais aucun homme ne l’avait monté, mais je le pris et je l’apprivoisai, et il me porta si rapidement que j’arrivai dans le Comté alors que Frodo était sur les Coteaux des Tertres, bien que j’aie seulement quitté le Rohan le jour où il partit de Hobbiteville.

« Mais la peur me gagnait tandis que je chevauchais. À mesure que j’allais vers le nord, j’avais vent des Cavaliers, et même si je les rattrapais de jour en jour, ils gardaient l’avance sur moi. J’appris qu’ils avaient divisé leurs forces : certains étaient restés sur les frontières orientales, non loin du Chemin Vert ; d’autres avaient envahi le Comté par le sud. Je gagnai Hobbiteville et Frodo n’y était plus ; mais j’échangeai quelques mots avec le vieux Gamgie. Beaucoup de mots mais pas des plus à propos. Il en avait long à dire sur les nouveaux propriétaires de Cul-de-Sac.

« “Je ne supporte pas le changement, dit-il. Pas à mon âge, encore moins le changement en mal.” “Le changement en mal”, répéta-t-il plusieurs fois.

« “Le mal est un bien grand mot, lui dis-je, et j’espère que vous ne le verrez jamais de votre vie.” Mais parmi tout ce verbiage, je finis par comprendre que Frodo avait quitté Hobbiteville moins d’une semaine auparavant, et qu’un cavalier vêtu de noir était venu sur la Colline le même soir. Alors je repartis dans la crainte. J’arrivai au Pays-de-Bouc, que je trouvai grouillant d’activité, comme une fourmilière que l’on vient de remuer avec un bâton. Je me rendis à la maison de Creux-le-Cricq, forcée et vide ; mais sur le seuil se trouvait une cape ayant appartenu à Frodo. Alors je perdis tout espoir pendant un temps, et je ne m’attardai pas pour prendre des nouvelles, sans quoi j’eus été réconforté ; mais je me lançai sur la piste des Cavaliers. Elle me fut difficile de la suivre, car elle partait dans tous les sens et je ne savais où donner de la tête. Mais il me semblait qu’un ou deux s’étaient dirigés vers Brie ; et je décidai d’aller de ce côté, car j’avais deux mots à dire à l’aubergiste.

« “Fleurdebeurre, qu’ils l’appellent, pensé-je. Si ce retard est de sa faute, je vais faire fondre tout le beurre qu’il contient. Je vais le faire rôtir à petit feu, le vieux fou.” Il n’en attendait pas moins, et sitôt qu’il vit ma figure, il se flanqua par terre et se mit à fondre sur-le-champ. »

« Que lui avez-vous fait ? s’écria Frodo avec affolement. Il a vraiment été très gentil avec nous et il a fait tout ce qu’il a pu. »

Gandalf rit. « N’ayez crainte ! répondit-il. Je n’ai pas mordu ; et je n’aboyai que très peu. Je fus si enchanté par les nouvelles que je reçus de lui, quand il s’arrêta de trembler, que je serrai le vieux bonhomme dans mes bras. Je n’aurais su dire alors comment c’était arrivé, mais j’appris que vous aviez logé à Brie la nuit d’avant, et que vous étiez reparti au matin avec l’Arpenteur.

« “L’Arpenteur !” fis-je, m’exclamant de joie.

« “Oui, m’sieur, j’en ai bien peur, m’sieur, dit Fleurdebeurre, se méprenant. Il a réussi à leur parler, malgré tous mes efforts, et ils sont allés s’acoquiner avec lui. Ils se sont comportés très bizarrement tout le temps qu’ils ont été ici : obstinés, qu’on aurait dit.”

« “Bougre d’âne ! Triple idiot ! Ô mon très digne et très cher Filibert ! dis-je. Ce sont les meilleures nouvelles que j’ai reçues depuis la Mi-Été ; cela vaut une pièce d’or au moins. Puisse ta bière demeurer sous un charme d’excellence pendant sept ans ! dis-je. Je puis enfin prendre une nuit de repos, la première depuis je ne sais plus quand.”

« Je passai donc la nuit là-bas, me demandant fort ce que les Cavaliers étaient devenus ; car seuls deux d’entre eux avaient été vus jusque-là à Brie, à ce qu’il semblait. Mais au cours de la nuit vinrent d’autres nouvelles. Au moins cinq arrivèrent de l’ouest, renversant les portes et traversant Brie en coup de vent ; les Gens de Brie en tremblent encore, et ils croient que la fin du monde est proche. Je me levai avant l’aube et me lançai à leur poursuite.

1 ... 96 97 98 99 100 101 102 103 104 ... 154
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)