Les Onze Mille Verges ou les amours d’un hospodar
- Автор: Аполлинер Гийом
- Год: 29
- Язык: французский
- Жанр: Романы для взрослых
Электронная книга - «Les Onze Mille Verges ou les amours d’un hospodar». Краткое содержание книги:
Sur la motte, elle n’avait qu’une petite touffe de poils soyeux. Elle se mit sur la couchette en faisant une cabriole, jeta ses longues cuisses nerveuses autour du cou de Mariette qui, ayant ainsi le chat de sa maîtresse devant la bouche, commença à le glottiner gloutonnement, enfonçant le nez entre les fesses, dans le trou du cul. Estelle avait déjà fourré sa langue dans le con de sa soubrette et suçait à la fois l’intérieur d’un con enflammé et la grosse bite de Mony qui s’y remuait avec ardeur. Cornaboeux jouissait avec béatitude de ce spectacle. Son gros vit entré jusqu’à la garde dans le cul poilu du prince, allait et venait lentement. Il lâcha deux ou trois bons pets qui empuantirent l’atmosphère en augmentant la jouissance du prince et des deux femmes. Tout à coup, Estelle se mit à gigoter effroyablement, son cul se mit à danser devant le nez de Mariette dont les gloussements et les tours de cul devinrent aussi plus forts. Estelle lançait à droite et à gauche ses jambes gainées de soie noire et chaussées de souliers à talons Louis XV. En remuant ainsi, elle donna un coup de pied terrible dans le nez de Cornaboeux qui en fut étourdi et se mit à saigner abondamment. «Putain» hurla Cornaboeux, et pour se venger il pinça violemment le cul de Mony. Celui-ci, pris de rage, mordit terriblement l’épaule de Mariette qui déchargeait en beuglant. Sous l’effet de la douleur, elle planta ses dents dans le con de sa maîtresse qui, hystériquement, serra ses cuisses autour de son cou.
«J’étouffe,» articula difficilement Mariette, mais on ne l’écouta pas.
L’étreinte des cuisses devint plus forte. La face de Mariette devint violette, sa bouche écumante restait fixée sur le con de l’actrice.
Mony déchargeait, en hurlant, dans un con inerte. Cornaboeux, les yeux hors de la tête, lâchait son foutre dans le cul de Mony en déclarant d’une voix lâche:
«Si tu ne deviens pas enceinte, t’es pas un homme!»
Les quatre personnages s’étaient affalés. Étendue sur la couchette, Estelle grinçait des dents et donnait des coups de poing de tous les côtés en agitant les jambes. Cornaboeux pissait par la portière. Mony essayait de retirer son vit du con de Mariette. Mais il n’y avait pas moyen. Le corps de la soubrette ne remuait plus.
«Laisse-moi sortir,» lui disait Mony, et il la caressait, puis il lui pinça les fesses, la mordit, mais rien n’y fit.
«Viens lui écarter les cuisses, elle est évanouie!» dit Mony à Cornaboeux.
C’est avec une grande peine que Mony put arriver à sortir son vit du con qui s’était effroyablement serré. Ils essayèrent ensuite de faire revenir Mariette, mais rien n’y fit:
«Merde! Elle a crampsé,» déclara Cornaboeux. Et c’était vrai, Mariette était morte étranglée par les jambes de sa maîtresse, elle était morte, irrémédiablement morte.
«Nous sommes frais, dit Mony.
– C’est cette salope qui est la cause de tout,» déclara Cornaboeux en désignant Estelle qui commençait à se calmer. En prenant une brosse à tête dans le nécessaire de voyage d’Estelle, il se mit à lui taper dessus violemment. Les soies de la brosse la piquaient à chaque coup. Cette correction semblait l’exciter énormément. À ce moment, on frappa à la porte.
«C’est le signal convenu, dit Mony, dans quelques instants nous passerons la frontière. Il faut, j’ai juré, tirer un coup, moitié en France, moitié en Allemagne. Enfile la morte.»
Mony, vit bandant, se rua sur Estelle qui, les cuisses écartées, le reçut dans son con brûlant en criant:
«Mets le jusqu’au fond, tiens!… tiens…»
Les saccades de son cul avaient quelque chose de démoniaque, sa bouche laissait couler une bave qui se mêlant avec le fard, dégoulinait infecte sur le menton et la poitrine; Mony lui mit sa langue dans la bouche et lui enfonça le manche de la brosse dans le trou du cul. Sous l’effet de cette nouvelle volupté, elle mordit si violemment la langue de Mony qu’il dut la pincer jusqu’au sang pour la faire lâcher.
Pendant ce temps, Cornaboeux avait retourné le cadavre de Mariette dont la face violette était épouvantable. Il écarta les fesses et fit péniblement entrer son énorme vit dans l’ouverture sodomique. Alors il donna libre cours à sa férocité naturelle. Ses mains arrachèrent touffes par touffes les cheveux blonds de la morte. Ses dents déchirèrent le dos d’une blancheur polaire, et le sang vermeil qui jaillit, vite coagulé, avait l’air d’être étalé sur de la neige. Un peu avant la jouissance, il introduisit sa main dans la vulve encore tiède et y faisant entrer tout son bras, il se mit à tirer les boyaux de la malheureuse femme de chambre. Au moment de la jouissance, il avait déjà tiré deux mètres d’entrailles et s’en était entouré la taille comme d’une ceinture de sauvetage. Il déchargea en vomissant son repas tant à cause des trépidations du train qu’à cause des émotions qu’il avait ressenties. Mony venait de décharger et regardait avec stupéfaction son valet de chambre hoqueter affreusement en dégueulant sur le cadavre lamentable. Parmi les cheveux sanglants, les boyaux et le sang se mêlaient au dégueulis.
«Porc infâme, s’écria le prince, le viol de cette fille morte que tu devais épouser selon ma promesse pèsera lourd sur toi dans la vallée de Josaphat. Si je ne t’aimais pas tant je te tuerais comme un chien.»
Cornaboeux se leva sanglant en refoulant les derniers hoquets de sa dégueulade. Il désigna Estelle dont les yeux dilatés contemplaient avec horreur le spectacle immonde:
«C’est elle qui est cause de tout, déclara-t-il.
– Ne sois pas cruel, dit Mony, elle t’a donné l’occasion de satisfaire tes goûts de nécrophile.»
Et comme on passait sur un pont, le prince se mit à la portière pour contempler le panorama romantique du Rhin qui déployait ses splendeurs verdoyantes et se déroulait en larges méandres jusqu’à l’horizon. Il était quatre heures du matin, des vaches paissaient dans les prés, des enfants dansaient déjà sous des tilleuls germaniques. Une musique de fifres, monotone et mortuaire, annonçait la présence d’un régiment prussien et la mélopée se mêlait tristement au bruit de ferraille du pont et à l’accompagnement sourd du train en marche. Des villages heureux animaient les rives dominées par les burgs centenaires et les vignes rhénanes étalaient à l’infini leur mosaïque régulière et précieuse. Quand Mony se retourna, il vit le sinistre Cornaboeux assis sur le visage d’Estelle. Son cul de colosse couvrait la face de l’actrice. Il avait chié et la merde infecte et molle tombait de tous côtés. Il tenait un énorme couteau et en labourait le ventre palpitant. Le corps de l’actrice avait des soubresauts brefs.
«Attends, dit Mony, reste assis.»
Et, se couchant sur la mourante, il fit entrer son vit bandant dans le con moribond. Il jouit ainsi des derniers spasmes de l’assassinée, dont les dernières douleurs durent être affreuses, et il trempa ses bras dans le sang chaud qui jaillissait du ventre. Quand il eut déchargé, l’actrice ne remuait plus. Elle était raide et ses yeux révulsés étaient pleins de merde.
«Maintenant, dit Cornaboeux, il faut se tirer des pieds.»
Ils se nettoyèrent et s’habillèrent. Il était six heures du matin. Ils enjambèrent la portière, et courageusement se couchèrent en long sur le marchepied du train lancé à toute vitesse. Puis, à un signal de Cornaboeux, ils se laissèrent doucement tomber sur le ballast de la voie. Ils se relevèrent un peu étourdis, mais sans aucun mal, et saluèrent d’un geste délibéré le train qui déjà se rapetissait en s’éloignant.