Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr]
Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr]

Электронная книга - «Les Sorciers de Majipoor [Sorcerers of Majipoor - fr]». Краткое содержание книги:

Sur Majipoor, planète géante, le pouvoir est partagé entre le Coronal qui représente, le Pontife qui administre, et la Dame des Rêves qui inspire dans leur sommeil les milliards d’humains et de membres d’autre espèces.
A la mort d’un Pontife, le Coronal lui succède et nomme un nouveau Coronal. Jamais dans l’histoire multimillénaire de Majipoor, aucun n’a choisi son propre fils.
Or, mille ans avant le règne de Lord Valentin, tandis que le Pontife Prankipin agonise, les ambitions attisent les passions. Prestimion est le candidat idéal bien qu’il n’ait pas été encore désigné par le Coronal en titre, Lord Confalume.
Mais Confalume a un fils, Korsibar, d’autant de prestance que Prestimion. Et dont la soeur jumelle, la belle Thismet, est ambitieuse pour deux.
Sous le règne pacifique et prospère de Prankipin, adepte des sciences occultes, oracles, mages et sorciers ont conquis la faveur des grands, puis de tout le peuple, embrumant les esprits et répandant le désir de connaître et de maîtriser l’avenir.
La guerre qui s’annonce, dont personne ne veut, risque d’être aussi celle des ténèbres.
1 ... 80 81 82 83 84 85 86 87 88 ... 151
Перейти на страницу:

— Je sais que ce doit être difficile pour vous, Prestimion, reprit Korsibar.

— Oui, fit-il d’une voix ferme.

— Vous devriez dire : « Oui, monseigneur. »

— Je sais que je devrais, fit Prestimion en s’humectant les lèvres.

— Alors, dites-le.

— Korsibar…

— Lord Korsibar.

— Pouvez-vous imaginer à quel point c’est difficile ? De vous voir sur ce trône, couvert des joyaux des souverains du passé, la couronne sur votre tête…

— Je suis le Coronal, Prestimion.

— Vous occupez le trône, c’est vrai. Vous portez la couronne.

Le visage de Korsibar s’empourpra.

Prestimion se dit que les choses prenaient une mauvaise tournure. Il se précipitait vers un abîme et rien ne semblait pouvoir l’arrêter. Il porta machinalement la main à l’amulette Vroon qui reposait sur sa poitrine et ses doigts en caressèrent la surface verte et froide, jusqu’à ce qu’il se rende compte de ce qu’il faisait. Il retira sa main.

— S’il vous plaît, Prestimion. Un Coronal ne devrait pas dire cela, mais, voilà, je le fais. Je veux que nous soyons amis. Je veux vous confier de hautes responsabilités, je veux vous voir siéger au Conseil à mes côtés et donner tout ce que vous avez à donner et qui est considérable. Mais certaines formalités doivent être observées.

— Votre père aussi me l’a dit quand je suis allé lui demander dans le Labyrinthe s’il comptait vous laisser vous approprier la couronne sans réagir. Il m’a dit « s’il vous plaît, Prestimion » et s’est mis à pleurer. J’ai donc entendu ces mots de la bouche d’un Pontife et de celle d’un Coronal. Si vous êtes véritablement un Coronal, Korsibar.

Korsibar aspira bruyamment.

— Prestimion… C’est très dangereux, Prestimion…

— Oui.

Il avait basculé dans l’abîme. Il n’y avait plus rien d’autre à faire que de plonger jusqu’au fond.

— On m’avait mis en garde, reprit Korsibar. Mais j’avais le sentiment de vous devoir une place au Conseil. Elle est encore à vous, si vous la voulez. Mais vous devez me dire que vous me reconnaissez comme Coronal et me le montrer.

— Non, répondit Prestimion en levant un regard ferme et froid vers l’homme sur le trône.

— Non ?

— C’est trop me demander.

— C’est indispensable, Prestimion. Sinon, la rupture sera consommée entre nous.

— Il n’était pas dans mon intention, quand j’ai décidé de venir ici, de provoquer une rupture. Je ne désirais aucunement me dresser contre vous, Korsibar. Mais vous voir sur le trône change tout pour moi : cela ne me laisse pas d’autre choix que de dire ce que j’ai dit. J’accepterai ce siège au Conseil, si vous voulez toujours me l’offrir, car je pense que le mieux serait de travailler ensemble, afin d’éviter le chaos, et que je ne désire pas être celui par qui le chaos arrivera.

— J’ai grand plaisir à entendre cela.

— Je n’ai pas terminé, poursuivit inexorablement Prestimion. Sachez que je n’accepterai ce siège qu’en considérant qu’il s’agit d’un Conseil de transition, l’organe de direction d’un régime illégal, qui ne fonctionne qu’en attendant la régularisation constitutionnelle de la situation actuelle. Sachez, Korsibar, que je considère aujourd’hui que notre planète n’a pas de Coronal légitime.

Voilà. C’était dit. Comme s’il lui avait jeté le gant ; impossible de faire machine arrière.

Korsibar ouvrit de grands yeux. Une veine gonfla sur son front, comme si son crâne devait exploser d’un instant à l’autre. Son visage était cramoisi ; il avait viré à un rouge plus profond que celui de sa robe.

Pendant un moment, il sembla incapable de proférer un son.

— Vous ne voulez pas retirer vos paroles, Prestimion ? demanda-t-il enfin d’une voix sourde, étranglée.

Prestimion le regarda dans les yeux sans répondre. Korsibar inclina tristement la tête. Dans le silence pesant il émit une sorte de grognement, comme une énergie trop longtemps refoulée qui trouve enfin à s’échapper. Puis il frappa dans ses mains, une seule fois ; tandis que se propageaient les vibrations de ce claquement, un peloton de gardes se précipita dans la salle. Prestimion comprit qu’ils attendaient, prêts à intervenir, dans un recoin de la salle. Korsibar, livide, se dressa de toute sa taille et le montra du doigt.

— C’est un traître ! rugit-il d’une voix de tonnerre. Qu’on l’arrête ! Qu’on le jette au cachot !

Septach Melayn s’exerçait seul chez lui à répéter des feintes avec sa rapière pour entretenir la vivacité de son coup d’œil et la sûreté de son équilibre, comme il était accoutumé de le faire au moins une heure par jour, quand Gialaurys fit irruption dans la pièce.

— Ils ont arrêté Prestimion ! s’écria-t-il. Il est aux fers dans un des tunnels de lord Sangamor !

— Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes ?

Septach Melayn rengaina son arme, bondit vers la porte et saisit Gialaurys par le devant de son pourpoint, en collant le visage contre le sien.

— Arrêté ? Comment ? Pourquoi ?

— L’audience avec Korsibar a mal tourné. Ils se sont laissé entraîner par la colère. Korsibar a appelé sa garde et l’a fait incarcérer en l’accusant de haute trahison. Je le tiens d’Akbalik, le neveu de Serithorn, qui attendait dans l’antichambre d’être reçu par Korsibar et a tout entendu.

— Arrêté, répéta Septach Melayn, comme s’il n’en croyait pas ses oreilles. Qui aurait imaginé que cet idiot de Korsibar trouverait le courage de le faire. Non, je retire ce que je viens de dire ; c’est un idiot, assurément, mais le courage ne lui fait pas défaut. Ce n’est pas une bonne chose d’ailleurs d’avoir un grand courage sans la sagesse suffisante pour le tempérer.

Tout en parlant, il s’activait dans la pièce, rassemblant des armes, quelques effets personnels et diverses possessions, fourrant le tout dans un sac.

— Ce roi se comporte comme un dément ! reprit Septach Melayn. C’est le sorcier à deux têtes qui l’a poussé à agir ainsi, ou peut-être Farquanor, qui a assez de fourberie en lui pour remplir trois têtes. Eh bien, ajouta-t-il après un silence, il ne nous reste plus qu’à fuir au plus vite.

— Et laisser Prestimion rivé à ses chaînes ? lança Gialaurys d’un ton incrédule. Certainement pas !

— Nous crois-tu capables, à nous deux, d’arriver jusqu’à lui et de le libérer ? riposta Septach Melayn en riant. Toi et moi contre tout le Château ? Ce serait pure folie !

— Et si nous crions à l’injustice, si nous protestons haut et fort. Nous pourrions obtenir le soutien d’Oljebbin, de Serithorn ou de…

— On ne nous en laissera pas le loisir, coupa Septach Melayn. Ce n’est pas la place qui manque dans ces cachots, mon ami, et on doit déjà nous en préparer deux. Nous ne lui serions guère utile en allant croupir à ses côtés.

— Crois-tu qu’ils oseraient ?

— Même Korsibar est assez malin pour savoir que faire les choses à moitié est le meilleur moyen de ne pas atteindre son but. Il a déjà essayé de te faire tuer devant la cour, l’aurais-tu oublié ? Maintenant qu’il a fait arrêter Prestimion, comment pourrait-il nous laisser en liberté ? Il cherchera à se débarrasser de nous tous du même coup.

1 ... 80 81 82 83 84 85 86 87 88 ... 151
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)