Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr]
Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr]

Электронная книга - «Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr]». Краткое содержание книги:

Les paqueninos, la Reine et les humains de Lusitania sont menacés par l’arrivée de la Flotte Stellaire qui compte utiliser le « Petit Docteur », un désintégrateur moléculaire, pour préserver la race humaine du terrible virus de la descolada.
Seule Jane, l’intelligence artificielle alliée d’Ender, est capable de sauver Lusitania et les espèces qui y vivent. Mais son action est menacée par le Congrès Stellaire, qui s’efforce de déconnecter tous les réseaux informatiques qu’elle utilise.
Quant à Ender, il doit maintenir toute son attention, malgré ses forces déclinantes, pour que les enfants nés de son esprit — Peter et Val — puissent mener à bien leurs quêtes respectives : la recherche sur la planète Pacifica d’un puissant leader d’opinion susceptible d’influer sur la décision du Congrès et l’exploration de planètes colonisables pour préparer l’exode des habitants de Lusitania. Le compte à rebours va bientôt s’achever...
1 ... 79 80 81 82 83 84 85 86 87 ... 99
Перейти на страницу:

Oui Chef ne parla pas, bien sûr. C’était la tâche du vieil Eiichi, connu pour être la conscience de Tsutsumi – ce qui signifiait selon certains, et de manière cynique, qu’il devait certainement être sourd et muet.

« Notre jeune frère a fait preuve d’audace, mais il a eu la sagesse de nous transmettre les sentiments et les réflexions de notre vénéré maître, Aimaina Hikari. Bien qu’aucun d’entre nous, ici sur Honshu, n’ait eu le privilège de rencontrer le Gardien de Yamato en personne, nous avons tous appris ses pensées. Nous n’étions pas prêts à croire que les Japonais puissent être, en tant que peuple, responsables de la Flotte lusitanienne. De même que nous n’étions pas prêts à penser que Tsutsumi puisse avoir la moindre responsabilité dans une situation politique sans rapport direct avec la finance ou l’économie en général.

Les mots de notre jeune frère étaient sincères et choquants, et s’ils n’étaient pas sortis de la bouche de quelqu’un qui s’est toujours montré humble et respectueux au cours de toutes ses années passées avec nous, prudent et néanmoins suffisamment audacieux pour prendre des risques lorsque la situation l’exigeait, nous n’aurions sans doute pas fait cas de son message. Mais nous en avons fait cas ; nous l’avons étudié et avons appris d’après nos sources gouvernementales que l’influence japonaise sur le Congrès Stellaire était et continue d’être essentielle, sur ce problème en particulier. Il est de notre avis à tous qu’il est trop tard pour former une nouvelle coalition d’autres compagnies ou pour renverser l’opinion publique. La flotte risque d’arriver à n’importe quel moment. Notre flotte, si Aimaina ne s’est pas trompé ; et même s’il n’en était pas ainsi, est une flotte humaine, et nous sommes nous-mêmes des êtres humains ; nous avons donc peut-être les moyens de l’arrêter. Une quarantaine sera largement suffisante pour protéger les espèces humaines du virus de la descolada. Nous souhaitons donc t’informer, Yasujiro Tsutsumi, que tu t’es montré digne de porter le nom qui t’a été donné à ta naissance. Nous allons réunir tous les moyens existants au sein de la famille Tsutsumi pour convaincre un nombre suffisamment important de membres du Congrès de s’opposer à la flotte – et de s’y opposer avec une vigueur qui oblige à un vote immédiat pour la rappeler et lui interdire une frappe sur Lusitania. Nous pouvons réussir dans cette tâche, comme nous pouvons échouer, mais quelle qu’en soit l’issue, notre jeune frère Yasujiro Tsutsumi nous a rendu un immense service. Non seulement à travers ce qu’il a accompli au sein de notre compagnie, mais aussi parce qu’il a su prêter l’oreille à un membre étranger à celle-ci, placer la morale au-dessus des considérations financières et prendre tous les risques pour que Tsutsumi fasse ce qui est juste. En conséquence de quoi, nous le nommons à Honshu, où il servira Tsutsumi en tant que mon assistant personnel. » Cela dit, Eiichi salua. « C’est un honneur pour moi qu’un jeune homme si exceptionnel soit formé pour être mon successeur lorsque je mourrai ou prendrai ma retraite. »

Yasujiro salua solennellement. Il était soulagé, ô combien, d’être ainsi appelé à servir à Honshu – personne ne s’était jamais trouvé dans cette situation aussi jeune. Mais l’idée de devenir l’assistant et le poulain d’Eiichi n’était pas vraiment ce dont Yasujiro avait rêvé comme but dans la vie. Ce n’était pas pour devenir un philosophe-médiateur qu’il avait travaillé si durement et servi avec une telle dévotion. Il aurait voulu faire partie des instances dirigeantes des entreprises familiales.

Cela dit, il lui faudrait des années de voyage stellaire avant d’arriver à Honshu. Eiichi serait peut-être mort d’ici là. Oui Chef serait sûrement mort lui aussi. Au lieu de remplacer Eiichi, on pourrait tout aussi bien lui confier une autre fonction plus adaptée à ses compétences réelles. Yasujiro ne refuserait donc pas cet étrange cadeau. Il suivrait son destin là où celui-ci le guidait.

« Oh, Eiichi, mon père, je me prosterne devant toi et tous les autres pères de notre compagnie, en particulier Yoshiaki-Seiji-san. Vous m’honorez plus que je ne le mérite. Je prie le ciel de ne pas vous décevoir. Et je le remercie qu’en ces temps difficiles l’esprit Yamato soit en d’aussi bonnes mains. »

Dès qu’il eut publiquement accepté ses fonctions, la réunion se termina – c’était tout de même très onéreux, et la famille Tsutsumi évitait systématiquement les dépenses inutiles. La conférence par ansibles prit fin.

Yasujiro s’enfonça dans son fauteuil et ferma les yeux. Il tremblait.

« Yasujiro-san, dit l’opérateur de l’ansible. Yasujiro-san. »

Yasujiro-san, se répéta-t-il mentalement. Qui aurait pu s’imaginer que la visite d’Aimaina se terminerait de cette manière ? Les choses auraient très bien pu se passer autrement. Il allait désormais devenir un des hommes d’Honshu. Quelle que soit sa fonction là-bas, il ferait partie des dirigeants suprêmes de Tsutsumi. Ça ne pouvait pas mieux se terminer. Qui aurait pu le croire ?

Avant qu’il ne quitte son fauteuil à côté de l’ansible, des représentants de Tsutsumi parlaient déjà avec des membres japonais du Congrès ainsi qu’à d’autres membres non japonais mais qui suivaient néanmoins la voie des Nécessariens. Ainsi, alors que le nombre de politiciens partisans augmentait, il devenait évident que le soutien dont bénéficiait la flotte était de plus en plus fragile. Finalement, il ne leur en coûterait pas trop cher d’arrêter celle-ci.

Le pequenino de faction, occupé à surveiller les satellites en orbite autour de Lusitania, entendit l’alarme se déclencher et se demanda tout d’abord ce qui pouvait bien se passer. L’alarme ne s’était jamais déclenchée auparavant, du moins à sa connaissance. Il pensa d’abord à une configuration climatique dangereuse qui venait d’être détectée. Mais ce n’était rien de tel. C’étaient les télescopes qui avaient déclenché l’alarme. Des douzaines de vaisseaux de combat venaient d’apparaître, avançant à grande vitesse, mais non relativiste, selon une trajectoire qui leur permettrait de lâcher le Petit Docteur dans l’heure suivante.

L’officier de garde fit part de l’urgence à ses collègues, le maire de Milagre fut rapidement averti, puis la rumeur se propagea dans ce qu’il restait du village. Tous ceux qui n’avaient pas quitté les lieux dans l’heure seraient détruits, tel était le contenu du message, et en l’espace de quelques minutes des centaines de familles humaines s’étaient réunies autour des vaisseaux, attendant anxieusement d’être embarquées. De manière assez remarquable, seules les familles humaines insistèrent pour quitter précipitamment les lieux. Face à la mort inévitable de leur propre forêt d’arbres-pères, d’arbres-mères et d’arbres-frères, les pequeninos n’éprouvaient pas le besoin de sauver leur vie. Que seraient-ils sans leur forêt ? Mieux valait mourir sur place parmi les leurs que de vivre en éternels étrangers dans des forêts qui n’étaient pas et ne seraient jamais les leurs.

Quant à la Reine, elle avait déjà envoyé la dernière de ses filles et ne voyait aucun intérêt à partir elle-même. Elle était la dernière des reines en vie avant la destruction de leur planète d’origine par Ender. Elle trouvait logique de subir le même sort trois mille ans plus tard. De plus, pensait-elle, comment pourrait-elle vivre quand son grand ami Humain, enraciné dans le sol de Lusitania, était incapable de partir ? Ce n’était pas une pensée digne d’une reine, mais par ailleurs, aucune reine avant elle n’avait eu d’amis. C’était une chose nouvelle dans son monde que d’avoir un interlocuteur qui ne soit pas intrinsèquement soi-même. Elle aurait eu trop de peine de continuer à vivre sans Humain. Et puisque sa survie n’était pas essentielle à celle de son espèce, elle ferait ce qu’il y avait de plus noble, de plus courageux, de plus tragique et de plus romantique à faire – et aussi de moins compliqué : elle resterait. Elle ne détestait pas l’idée de faire preuve d’une certaine dignité selon les critères humains ; cela démontrait, à sa grande surprise, qu’elle n’était pas restée inchangée au contact des humains et des pequeninos. Ils l’avaient transformée au-delà de ce qu’elle aurait pu croire. Il n’y avait jamais eu de reine comme elle dans toute l’histoire de son peuple.

1 ... 79 80 81 82 83 84 85 86 87 ... 99
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)