Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr]
- Автор: Кард Орсон Скотт
- Серия: Ender (fr) #4
- Год: 2000
- Язык: французский
- Год: J'ai Lu
- ISBN: 2-290-30545-6
- Переводчик: Jean-Marc Chambon
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr]». Краткое содержание книги:
Seule Jane, l’intelligence artificielle alliée d’Ender, est capable de sauver Lusitania et les espèces qui y vivent. Mais son action est menacée par le Congrès Stellaire, qui s’efforce de déconnecter tous les réseaux informatiques qu’elle utilise.
Quant à Ender, il doit maintenir toute son attention, malgré ses forces déclinantes, pour que les enfants nés de son esprit — Peter et Val — puissent mener à bien leurs quêtes respectives : la recherche sur la planète Pacifica d’un puissant leader d’opinion susceptible d’influer sur la décision du Congrès et l’exploration de planètes colonisables pour préparer l’exode des habitants de Lusitania. Le compte à rebours va bientôt s’achever...
— On ne vous a pas donné l’ordre de commettre un crime de guerre. On vous ordonne de ne pas en commettre un.
— Au contraire. Ne pas détruire ce monde et le péril mortel qu’il représente serait un plus grand crime contre l’humanité que de ne pas le détruire. » Lands lui posa une main sur l’épaule. « Vous êtes en état d’arrestation, monsieur. »
Le CS plaça ses mains sur la tête et lui tourna le dos. « Vous avez peut-être raison, monsieur, comme vous avez peut-être tort. Mais dans un cas comme dans l’autre, c’est monstrueux. Je n’arrive pas à comprendre comment vous pouvez prendre une telle décision seul. »
Lands plaça le patch de docilité sur la nuque de Causo et, tandis que la drogue faisait lentement son effet, lui dit : « J’ai été aidé, mon ami. Je me suis demandé ce qu’Ender Wiggin, l’homme qui a sauvé l’humanité des doryphores, aurait fait si on lui avait dit au dernier moment : « Ceci n’est pas un jeu, c’est bien réel. » Ce qu’il aurait fait si, au moment de tuer les jeunes Stilson et Madrid, ses Premier et Deuxième Meurtres, un adulte était intervenu pour lui ordonner de s’arrêter. Aurait-il obtempéré, sachant que l’adulte était incapable de le protéger par la suite lorsque ses ennemis l’auraient attaqué de nouveau ? Sachant que c’était maintenant ou jamais ? Si les adultes de l’École de Guerre lui avaient dit : « Nous estimons possible que les doryphores n’aient pas vraiment l’intention de détruire la race humaine, alors ne les tuez pas tous », pensez-vous qu’Ender Wiggin aurait obéi ? Non. Il aurait fait – comme il a toujours fait – ce qui était nécessaire pour éradiquer définitivement le danger. Voilà celui que j’ai consulté. Celui dont je suivrai aujourd’hui la sagesse. »
Causo ne répondit pas. Il se contenta de sourire et hocha la tête à plusieurs reprises.
« Asseyez-vous et ne vous relevez pas tant que je ne vous en aurai pas donné l’ordre. »
Causo s’exécuta.
Lands alluma l’ansible pour communiquer avec le reste de la flotte. « L’ordre a été donné et nous devons procéder. Je vais lancer le Dispositif DM et nous repartirons aussitôt à vitesse relativiste. Que Dieu ait pitié de mon âme. »
Quelques instants plus tard, le Dispositif DM quitta le vaisseau de l’amiral et poursuivit sa route juste en dessous de la vitesse relativiste en direction de Lusitania. Il lui faudrait une heure avant d’arriver à la distance nécessaire pour son déclenchement automatique. Si le détecteur de distance ne devait pas fonctionner correctement, une minuterie l’activerait quelques instants avant le temps estimé de collision.
Lands augmenta la vitesse de son vaisseau pour le faire passer au-delà du seuil qui le maintenait dans la temporalité du reste de l’univers. Puis il retira le patch de docilité de la nuque de Causo pour le remplacer par un patch antidote. « Vous pouvez désormais me mettre aux arrêts pour la mutinerie dont vous avez été le témoin. »
Causo secoua la tête. « Non, monsieur. Vous n’irez nulle part, et la flotte reste sous votre contrôle jusqu’à ce que nous soyons rentrés. À moins que vous n’ayez un autre plan idiot pour essayer d’échapper au procès pour crime de guerre qui vous attend.
— Non, monsieur. J’affronterai la sentence qui m’attend. Ce que j’ai fait a sauvé l’humanité de la destruction, mais je suis prêt à rejoindre les humains et les pequeninos de Lusitania à titre de sacrifice nécessaire pour l’accomplissement d’une telle action. »
Causo le salua puis, s’affaissant dans son siège, il fondit en larmes.
15
« Nous vous donnons une seconde chance »