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READ-E-BOOK » Научная фантастика » Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr]
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Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr]

Электронная книга - «Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr]». Краткое содержание книги:

Les paqueninos, la Reine et les humains de Lusitania sont menacés par l’arrivée de la Flotte Stellaire qui compte utiliser le « Petit Docteur », un désintégrateur moléculaire, pour préserver la race humaine du terrible virus de la descolada.
Seule Jane, l’intelligence artificielle alliée d’Ender, est capable de sauver Lusitania et les espèces qui y vivent. Mais son action est menacée par le Congrès Stellaire, qui s’efforce de déconnecter tous les réseaux informatiques qu’elle utilise.
Quant à Ender, il doit maintenir toute son attention, malgré ses forces déclinantes, pour que les enfants nés de son esprit — Peter et Val — puissent mener à bien leurs quêtes respectives : la recherche sur la planète Pacifica d’un puissant leader d’opinion susceptible d’influer sur la décision du Congrès et l’exploration de planètes colonisables pour préparer l’exode des habitants de Lusitania. Le compte à rebours va bientôt s’achever...
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— Je ne te condamne pas. Je voulais simplement… m’assurer que tu savais à quel point elle t’aime et à quel point elle a besoin de toi. J’avais besoin que tu sois…

— Que je sois comme Ender.

— Que tu montres ce que tu as de mieux en toi.

— Moi aussi j’ai aimé Ender, tu sais. Je le considère comme ce que l’on peut trouver de mieux en l’homme. Et cela ne me dérange pas que tu veuilles que je sois en partie ce qu’il a été pour toi. Du moment que tu acceptes ce qui m’est propre et non une facette de lui.

— Je ne te demande pas d’être parfait. Ni d’être Ender. Et tu ferais bien de ne pas t’attendre à ce que je sois parfaite, parce que j’ai beau essayer de faire preuve de sagesse, c’est quand même moi qui ai frappé ta sœur.

— Qui sait ? dit Miro. Vous allez peut-être devenir les meilleures amies du monde grâce à ça.

— J’espère que non. Mais si ça se passe ainsi, je ferai tout ce que je peux pour elle. Après tout, elle va devenir ma belle-sœur. »

« Vous étiez donc prêts, dit la Reine.

— Sans le savoir, c’est vrai, dit Humain.

— Et vous faites tous partie d’elle.

— Elle est délicate. Sa présence ne nous pose aucun problème. Aux arbres-mères non plus. Sa vivacité leur redonne une nouvelle jeunesse. Et si ses souvenirs leur paraissent étranges, ils donnent un peu plus de diversité à leur vie.

— Elle fait donc partie de nous tous. Ce qu’elle est désormais, ce qu’elle est devenue, est en partie reine, en partie humain et en partie pequenino.

— Quoi qu’elle fasse, on ne peut pas dire qu’elle ne nous comprend pas. Si quelqu’un devait user de pouvoirs divins, autant que ce soit elle.

— Je dois avouer que je suis un peu jalouse d’elle. Elle fait partie de vous comme je ne le pourrai jamais. Après toutes nos conversations, je n’ai toujours pas la moindre idée de ce que c’est que d’être l’un d’entre vous.

— De même que je n’ai qu’une très vague idée de la façon dont vous pensez. Mais n’est-ce pas là une bonne chose ? Le mystère est insondable. Nous ne cesserons jamais de nous étonner l’un l’autre.

— Jusqu’à ce que la mort mette un terme à toutes les surprises. »

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« c’est ainsi qu’ils communiquent avec les animaux »

« Si seulement nous pouvions être des gens meilleurs ou plus sages, Peut-être que les dieux nous expliqueraient Les choses absurdes et insupportables qu’ils font. »
Murmures Divins de Han Qing-Jao

Dès que l’amiral Bobby Lands apprit que les connections ansibles avec le Congrès Stellaire avaient été rétablies, il ordonna à toute la Flotte lusitanienne de ralentir sa vitesse pour descendre juste en dessous de la limite d’invisibilité. L’ordre fut appliqué immédiatement, et il savait que d’ici une heure, pour n’importe quel observateur muni d’un télescope sur Lusitania, la flotte semblerait surgir de nulle part. Ils se dirigeraient alors à une vitesse vertigineuse vers un point bien précis de Lusitania, leur puissant bouclier de défense toujours en position pour les protéger contre les dégâts dévastateurs d’une éventuelle collision avec des particules sidérales. La stratégie de l’amiral Lands était simple. Ils s’approcheraient de Lusitania le plus rapidement possible sans effet de relativité. Il lancerait le Petit Docteur en fin d’approche, une brèche de quelques heures tout au plus. Puis il ramènerait sa flotte à vitesse relativiste, si bien que lorsque le Dispositif DM exploserait, aucun de ses vaisseaux ne se trouverait dans son rayon de destruction.

C’était une stratégie simple et efficace, basée sur la présomption que Lusitania ne possédait aucune défense. Mais pour Lands, il ne fallait pas se reposer uniquement sur cette hypothèse. D’une manière ou d’une autre, les rebelles de Lusitania avaient acquis assez de moyens pour se trouver en mesure, à l’approche du terme du voyage, de couper toutes les communications entre la flotte et le reste de l’humanité. Peu importait que ce problème ait été créé par un programme de sabotage informatique ingénieux et très envahissant ; peu importait que ses supérieurs lui aient assuré que ce fameux programme avait prudemment été éradiqué juste avant que la flotte n’arrive à destination. Lands n’avait nulle envie de se laisser berner par une apparente vulnérabilité. L’ennemi avait déjà montré que ses effectifs étaient inconnus, et Lands devait être prêt à tout. C’était la guerre, une guerre totale, et il n’allait pas risquer de faire échouer sa mission par négligence ou excès de confiance. Dès qu’il avait reçu son affectation, il avait été pleinement conscient que l’on se souviendrait de lui dans les annales de l’histoire humaine comme du Deuxième Xénocide. Il n’était pas facile de contempler l’extermination d’une espèce extraterrestre, surtout lorsque l’on considérait que les piggies de Lusitania, d’après leurs recherches, ne représentaient aucune menace envers l’humanité. Et même lorsque les extraterrestres constituaient bien une menace, comme les doryphores à l’époque du Premier Xénocide, il y avait eu un type au grand cœur se faisant appeler le Porte-Parole des Morts pour en brosser un portrait idyllique où il dépeignait ces monstres comme une communauté utopique ne voulant aucun mal à l’humanité. Comment l’auteur d’une telle œuvre pouvait-il savoir ce que les doryphores avaient réellement en tête ? C’était en fait une monstruosité que d’écrire cela, car cela traînait dans la boue le nom de l’enfant héros qui avait si brillamment vaincu les doryphores et sauvé l’humanité.

Lands avait accepté sans l’ombre d’une hésitation le commandement de la Flotte lusitanienne, mais depuis le début du voyage il avait passé une bonne partie de ses journées à étudier le peu d’informations disponibles concernant Ender le Xénocide. L’enfant, bien évidemment, n’avait pas été conscient de commander la véritable flotte humaine à travers les ansibles ; il croyait faire partie d’un programme de simulation rigoureux. Il avait néanmoins pris les bonnes décisions à un moment critique – en choisissant d’utiliser l’arme à laquelle il lui était interdit de recourir contre des planètes, et en faisant ainsi exploser la dernière planète des doryphores. Cela avait été la fin de la menace qui pesait sur les hommes. C’était l’action nécessaire, ce que l’art de la guerre commandait de faire, et à cette époque l’enfant avait été, à juste titre, acclamé comme un héros.

Et pourtant, en quelques décennies, l’opinion avait été retournée par un livre pernicieux s’intitulant La Reine, et Ender Wiggin, déjà pratiquement en exil dans quelque nouvelle colonie sur une autre planète, avait disparu de l’histoire alors que son nom était devenu le synonyme de l’extermination d’une race d’êtres si doux, si bons et tellement incompris.

S’ils ont pu se retourner contre l’enfant apparemment innocent qu’était Ender Wiggin, que feront-ils de moi ? se répétait Lands en boucle. Les doryphores étaient des êtres brutaux, des tueurs sans âme, possédant des flottes à la puissance de feu dévastatrice, alors que je suis sur le point de tuer les piggies, qui se sont certes livrés à quelques tueries, mais à une échelle insignifiante… quelques chercheurs qui avaient sans doute bravé quelque tabou local. Les piggies n’avaient certainement pas, ni maintenant, ni dans un futur proche, les moyens de s’envoler de leur planète pour aller défier la supériorité de l’homme dans l’espace.

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