Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » La Bataille des rois [A Clash of Kings (part 1) - fr]
La Bataille des rois [A Clash of Kings (part 1) - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La Bataille des rois [A Clash of Kings (part 1) - fr]

Электронная книга - «La Bataille des rois [A Clash of Kings (part 1) - fr]». Краткое содержание книги:

Au Royaume des Sept Couronnes, rien ne va plus. La mort du roi Robert a clos une longue période d’été, de paix et d’apparente prospérité : le Trésor est au bord de la banqueroute, et trop nombreux sont les candidats prétendument légitimes au Trône de Fer : Stannis et Renly Baratheon le disputent à leur neveu Joffrey, tandis que Robb Stark, proclamé roi du Nord, s’efforce de venger son père naguère condamné à mort et exécuté sous couleur de trahison. Au fin fond de l’Orient, l’unique descendante des anciens rois targaryens médite sa revanche en élevant ses trois dragons… L’hiver vient, qui grouille de forces obscures, de mages et de morts-vivants, d’intrigants sournois prêts à tous les maléfices en vue de fins impénétrables.
Grâce à son pouvoir d’évocation sans égal, George R.R. Martin nous entraîne dans un fabuleux univers de complots, de vengeances et de combats, de poison et de magie. Ses personnages ont la force des plus grandes créations romanesques : une fois le livre refermé, quel lecteur pourra oublier Sansa, la princesse sentimentale qui se découvre le jouet d’intrigues machiavéliques, Arya, sa sœur casse-cou qui se déguise en garçon pour échapper à la mort, ou leur frère Bran, l’étrange infirme à demi loup-garou ?
Audacieux, imaginé avec un luxe inouï de détails, nourri par une invention débridée, La Bataille des Rois est un roman éblouissant. Il a la puissance des contes anciens qui hantent toutes les mémoires.
1 ... 76 77 78 79 80 81 82 83 84 ... 92
Перейти на страницу:

— Ou des loups.

— Chiens, loups, ça change quoi ? Terminé. »

Mais Arya refusa de partir tant qu’on n’aurait pas retrouvé Yoren. Ils ne pouvaient pas l’avoir tué, lui, se disait-elle, il était trop tenace, trop coriace… – et de la Garde de Nuit, en plus. Tous arguments dont elle saoula Gendry pendant les recherches.

Bien que le coup de hache qui l’avait tué lui eût fendu le crâne en deux, la grande barbe hirsute était bien la sienne, impossible de s’y méprendre, non plus qu’au vêtement, maculé, crasseux, et délavé au point de paraître plus gris que noir. Lorch ne s’étant pas plus soucié d’enterrer ses complices que ses victimes, quatre hommes d’armes Lannister gisaient près de Yoren. Ils avaient dû s’y prendre à combien pour l’abattre ? se demanda-t-elle.

Il allait me ramener à la maison, songea-t-elle pendant que l’on creusait sa fosse. Le nombre de morts était tel qu’on ne pouvait les enterrer tous, mais elle avait insisté pour que Yoren du moins ait une sépulture. Il promettait de me ramener saine et sauve à Winterfell. Au fond d’elle-même, quelque chose brûlait de le pleurer, quelque chose d’autre de le bourrer de coups de pied.

C’est Gendry qui se souvint des trois hommes expédiés par Yoren tenir la tour seigneuriale. Il se révéla qu’on les y avait bien assaillis, mais qu’elle ne comportait d’autre accès qu’une porte au second étage et qu’une fois l’échelle retirée à l’intérieur ils s’étaient trouvés hors d’atteinte. Les fagots empilés par les Lannister au pied de la tour avaient flambé sans en desceller les moellons, et Lorch n’avait pas eu la patience d’affamer les assiégés. Aussi Cutjack ouvrit-il sitôt que le héla Gendry et, en entendant Kurz pester qu’ils auraient mieux fait de détaler vers le nord au lieu de revenir sur leurs pas, Arya se reprit à espérer atteindre un jour ou l’autre Winterfell.

Oh, certes, la bourgade qu’elle avait à présent sous les yeux n’était pas Winterfell, mais ses toits rustiques promettaient chaleur, asile, voire nourriture, à qui aurait l’audace de s’aventurer. Mais si c’était Lorch ? Il avait des chevaux. Facile à lui de nous devancer.

Du haut de son arbre, elle épia longtemps, dans l’espoir de finir par voir quelque chose d’autre, homme ou cheval ou bannière, n’importe quoi, qui la renseigne. Mais s’il lui arriva de discerner quelque mouvement, la distance interdisait toute espèce de certitude. Elle n’identifia, mais fort net, là, qu’un hennissement.

Le ciel pullulait d’oiseaux – essentiellement des corbeaux. Qui, pas plus gros que des mouches, battaient mollement des ailes et tourbillonnaient au-dessus des chaumières. A l’est, l’Œildieu couvrait de sa nappe bleue martelée de soleil la moitié du monde. Certains jours, tandis que l’on remontait pas à pas le rivage humide (Gendry ne voulait pas entendre parler de routes, et même Tourte et Lommy trouvaient fondée sa répugnance), Arya se sentait comme appelée par le lac. Elle mourait d’envie de se fondre dans l’azur paisible de ses eaux, d’éprouver à nouveau le bien-être de la propreté, de nager, barboter, se chauffer au soleil. Mais elle n’osait se déshabiller, fut-ce pour faire une lessive, alors qu’on risquait de la voir. Elle en était réduite, le soir venu, à s’asseoir sur un rocher et à laisser pendre ses pieds dans l’eau froide. Elle avait fini par jeter ses bottes éculées, crevassées. Aller pieds nus était un supplice, au début, mais vos ampoules se crevaient, à la longue, vos entailles se cicatrisaient, votre plante devenait du cuir. Elle appréciait désormais le moelleux de la vase entre les orteils tout comme la fermeté de la terre durant la marche.

De son perchoir, elle distinguait, au nord-est, un îlot boisé. A trente pas peut-être de la grève voguaient, sereins, tellement sereins…, trois cygnes noirs. Nul ne les avait avertis que la guerre avait éclaté, et des villes en feu, de l’affreux carnage ils n’avaient cure. Elle les envia. Au fond d’elle, quelque chose brûlait d’être cygne, et quelque chose d’autre brûlait d’en manger un. Pour tout déjeuner, elle n’avait eu qu’un peu de pâtée de glands et une poignée de punaises. Pas si mauvais, les punaises, à condition de s’y habituer, beaucoup moins mauvais que les vers, mais rien n’était pire que les crampes de votre estomac vide depuis plusieurs jours. Trouver des punaises était un jeu d’enfant, vous n’aviez qu’à retourner les pierres à coups de pied. Comme elle en avait déjà croqué une, dans son enfance, rien que pour faire piauler Sansa, en croquer d’autres ne l’avait pas effarouchée. La fouine n’était pas difficile non plus, mais Lommy et Gendry ne voulaient même pas essayer, depuis que Tourte avait dégobillé la bouchée qu’il s’efforçait d’en avaler. La veille, Gendry avait partagé une grenouille avec Lommy et, quelques jours plus tôt, Tourte entièrement dépouillé des ronces de leurs mûres mais, à part cela, on vivait surtout de glands et d’eau fraîche. C’est Kurz qui leur avait montré comment écraser les glands pour en faire cette pâtée. Infecte !

Elle n’en déplorait pas moins sa mort. Le braconnier était mieux à son affaire qu’eux tous réunis, dans les bois, mais une flèche lui avait transpercé l’épaule alors qu’il retirait l’échelle de la tour, et il avait eu beau jurer ses grands dieux que c’était une égratignure, l’emplâtre de mousse et de boue du lac confectionné par Tarber n’avait pas empêché la chair de sa gorge de noircir au bout de deux jours ni des traînées rougeâtres de lui envahir peu à peu la mâchoire et le torse. Si bien qu’un matin ses forces le trahirent et qu’il mourut le lendemain.

Après qu’on l’eut enterré sous un amas de pierres, Cutjack s’adjugea son cor de chasse et son épée, Tarber son arc, ses bottes et son couteau. Puis décampèrent, emportant le tout. On les avait d’abord crus simplement partis chasser. Ils allaient revenir avec du gibier, on aurait à manger… Mais l’attente se prolongea, vaine, indéfiniment, et Gendry finit par obtenir qu’on se remette en route. Peut-être Tarber et Cutjack s’étaient-ils dit que traîner cette bande d’orphelins réduisait leurs chances de s’en sortir, et c’était probablement vrai, mais Arya leur en voulait à mort de leur défection.

Au bas de son arbre, Tourte se mit à aboyer. Kurz, toujours lui, leur avait conseillé d’imiter des cris de bêtes pour correspondre entre eux. « Un vieux truc de braconnier », selon lui, mais il était mort avant d’avoir pu leur apprendre à émettre les sons judicieusement. Les rossignolades de Tourte étaient une calamité. Son chien valait un peu mieux – guère.

Elle sauta de sa branche sur celle du dessous, mains en dehors comme balancier.Jamais ne tombe un danseur d’eau. D’un pied léger, les orteils bien reployés autour du bois, elle progressa quelque peu, se laissa choir, aérienne, sur une ramure plus massive puis, main après main, se fraya passage dans l’épais des feuilles jusqu’au tronc. L’écorce était rude sous ses vingt doigts. Elle descendit prestement, décrocha pour les six derniers pieds, se laissa bouler à l’atterrissage.

Gendry lui tendit la main pour l’aider à se relever. « Tu y es restée un bon bout de temps, là-haut ! Tu as vu quoi ?

— Un village de pêcheurs, juste une bourgade, au nord, en suivant le rivage. Vingt-six toits de chaume, un d’ardoise, j’ai compté. L’arrière d’une charrette. C’est habité. »

1 ... 76 77 78 79 80 81 82 83 84 ... 92
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)