Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé
- Автор: Роулинг Джоан Кэтлинг
- Серия: Harry Potter (Francais) #6
- Язык: французский
- Переводчик: Jean François Ménard
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé». Краткое содержание книги:
Harry se sentit révolté. Que se passerait-il s'il refusait de changer de sujet, s'il exigeait de discuter sur le comportement de Malefoy ? Comme s'il avait lu dans l'esprit de Harry, Dumbledore secoua la tête.
"Ah, Harry, combien de fois ceci se produit-il, même entre les meilleurs des amis ! Chacun de nous croit que ce qu'il doit dire est beaucoup plus important que ce que l'autre avance !"
"Je ne pense pas que ce que vous dites est sans importance, professeur."
"Bien, tu as tout à fait raison, parce que j'ai deux souvenirs supplémentaires à te montrer ce soir. Tous les deux obtenus avec d'énormes difficultés, et le second est, je pense, le plus important de ceux que j'ai rassemblés."
Harry ne dit rien. Il se sentait toujours fâché de la réception que ses confidences avaient reçues, mais n'avait rien à gagner en discutant plus.
"Donc," reprit Dumbledore, d'une voix claire, "Nous rencontrons ce soir pour continuer l'histoire de Tom Jedusor, que nous avons laissé à la dernière leçon en équilibre au seuil de ses années à Poudlard. Tu te rappelles à quel point il avait été fasciné d'apprendre qu'il était un sorcier, qu'il a refusé ma compagnie pour aller au Chemin de Traverse, et que je l'avais averti d'arrêter de voler quand il est arrivé à l'école.
"Bien, le début de l'année scolaire est arrivé et avec lui est arrivé Tom Jedusor, un garçon silencieux dans sa robe de seconde main, qui se mit en rang avec les autres premières années à répartir. Il fut placé dans la maison de Serpentard, dès que le choixpeau lui a touché la tête." continua Dumbledore, agitant sa main noircie vers l'étagère au-dessus de sa tête où le choixpeau était posé, vieux et immobile. "Quand Jedusor a appris que le célèbre fondateur de sa maison pouvait parler aux serpents, je ne sais pas…
peut-être que ça lui était égal. Ce fait peut simplement l'avoir excité et avoir augmenté sa suffisance.
"Cependant, s'il a effrayé ou impressionné ses camarades Serpentard en parlant fourchelangue dans leur salle commune, aucun bruit n'en a atteint les enseignants. Il n'a montré aucun signe d'arrogance ou d'agression extérieure. En tant qu'orphelin exceptionnellement doué et très beau, il naturellement attiré l'attention et la sympathie des professeurs dès le moment de son arrivée. Il semblait poli, calme, et assoiffé de connaissances. Presque tous ont été favorablement impressionnés par lui."
"Leur avez-vous dit, professeur, comment il était quand vous l'avez rencontré à l'orphelinat ?" demanda Harry.
"Non, je ne l'ai pas fait. Bien qu'il n'ait montré aucun signe de remords, il était possible qu'il se soit senti désolé à cause de son comportement antérieur et qu'il ait résolu de tourner une page. J'ai choisi de lui donner cette chance."
Dumbledore fit une pause et regarda d'un air interrogateur Harry, qui avait ouvert la bouche pour parler. On retrouvait là, la tendance de Dumbledore à faire confiance à des personnes malgré l'évidence accablante qu'elles ne l'avaient pas méritée ! Mais alors Harry se souvint de quelque chose. . .
"Mais vous ne lui avez pas vraiment fait confiance, professeur, vous ?
Jedusor m'a dit..., quand il est sorti de son journal intime, il m'a dit :
"Dumbledore n'a jamais été avec moi comme les autres professeurs.'"
"Disons que je n'ai pas accepté d'emblée qu'il était digne de confiance.
J'étais, comme je te l'ai déjà dit, résolu à garder étroitement un œil sur lui. Je ne peux pas dire que j'ai glané beaucoup de renseignements d'abord. Il était sur ses gardes avec moi. il sentait, j'en suis sûr, à ma volonté de découvrir sa véritable personnalité, qu'il m'en avait dit un peu trop. Il n'en montra plus jamais autant, mais il ne pouvait pas retirer ce qu'il avait laissé passer dans son excitation, et ne savait pas que Mrs Cole s'était confiée à moi.
Cependant, il n'a jamais chercher à me charmer pendant qu'il charmait tant plusieurs de mes collègues.
" En entrant à l'école, il a formé autour de lui un groupe d'amis dévoués.
Je les appelle comme ça, faute de mieux, bien que, Jedusor n'ait assurément ressenti aucune affection pour aucun d'entre eux. Ce groupe avait un genre de charme obscur dans le château. Ils formaient un ensemble hétéroclite. Un mélange de force cherchant à protéger le faible, d'ambition cherchant à partager une certaine gloire, et de gang gravitant autour d'un chef qui pouvait leur montrer diverses formes de raffinement et de cruauté. En d'autres termes, ils furent les précurseurs des Mangemorts, et en effet certains d'entre eux sont devenus les premiers Mangemorts en quittant Poudlard."
" Rigidement commandé par Jedusor, ils n'ont été jamais pris à faire de mauvaises actions ouvertement, bien que leurs sept années à Poudlard aient été marquées par un certain nombre d'incidents méchants auxquels ils ne semblèrent jamais directement liés. Le problème le plus sérieux fut, naturellement, l'ouverture de la chambre des secrets, qui eut pour conséquence la mort d'une élève. Comme tu le sais, Hagrid a été accusé à tort de ce crime.
"je n'ai pas pu trouver beaucoup de souvenir sur Jedusor à Poudlard."
ajouta Dumbledore, plaçant sa main défraîchie sur la pensine. "Peu parmi ceux qui l'ont connu sont disposés à parler de lui : ils sont trop terrifiés. Ce que je sais, je l'ai découvert après qu'il ait quitté Poudlard, avec beaucoup d'efforts, avec beaucoup de patience pour pister ces quelques personnes qui pouvaient faire de faux témoignages , avec des remises en cause de registres et de témoins moldus ou sorciers.
"Ceux que j'ai pu persuader de parler m'ont indiqué que Jedusor a était hanté par son lignage. C'était compréhensible, évidemment. Il avait grandi dans un orphelinat et avait naturellement souhaité savoir d'où il venait avant d'être là. Il semble qu'il ait cherché en vain une trace de Tom Jedusor senior sur les boucliers dans la salle de trophées, sur les listes des préfets dans les vieux registres d'école, même dans les livres de l'histoire de la sorcellerie.
Finalement, il s'est vu forcé d'accepter l'idée que son père n'avait jamais mis les pieds à Poudlard. Je crois que c'est alors qu'il a laissé tomber pour toujours son nom, et a pris l'identité de Lord Voldemort, et qu'il a commencé ses investigations pour rechercher la famille de sa mère — la femme dont il pensait, tu te rappelles, qu'elle ne pouvait pas être une sorcière si elle avait succombé à l'humaine et honteuse faiblesse de la mort.
"Tout ce qu'il avait c'était ce simple nom de 'Elvis,' qui, à ce qu'il avait appris à l'orphelinat, avait été le nom du père de sa mère. Finalement, après des recherches approfondies, dans des vieux livres sur les familles de sorciers, il a découvert l'existence d'une lignée de Serpentard. Un été, à seize ans, il est parti de l'orphelinat dans lequel il était retourné une fois par an et est parti sur les traces de cette famille Gaunt. Et maintenant, Harry, si tu veux bien..." :
Dumbledore se leva et Harry vit qu'il observait encore la petite bouteille en cristal remplie de mémoire nacrée tourbillonnante.
"J'ai eu beaucoup de chance de récupérer ceci." indiqua-t-il, en versant la masse brillante dans la pensine. "Tu comprendras quand nous l'aurons parcourue ?"
Harry s'avança du bassin en pierre et se pencha avec obéissance jusqu'à ce que son visage touche la surface de la mémoire. Il ressentit la sensation familière de tomber dans le néant et débarqua sur un sol en pierre sale dans l'obscurité presque totale.
Il lui fallut plusieurs secondes pour reconnaître l'endroit. À ce moment là, Dumbledore avait débarqué près de lui. La maison des Gaunt était maintenant dans un état indescriptible, plus dégoûtante que n'importe quel autre lieu qu'Harry ait pu voir. Le plafond était couvert de toiles d'araignées, le sol jonché de crasse et de moisissures. De la nourriture en décomposition s'étendait sur la table parmi une masse de pots croûteux. La seule lumière était fournie par une bougie unique placée aux pieds d'un homme dont les cheveux et la barbe envahissaient le visage de sorte que Harry ne pouvait voir ni ses yeux ni sa bouche. Il était vautré dans un fauteuil près de l'âtre, et Harry se demanda un moment s'il était mort. Mais alors, il y eut des coups frappés à la porte et l'homme s'éveilla, leva une baguette dans sa main droite et un petit couteau dans la gauche.