Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Альтернативная история » Les vaisseaux du temps [The Time Ships - fr]
Les vaisseaux du temps [The Time Ships - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les vaisseaux du temps [The Time Ships - fr]

Электронная книга - «Les vaisseaux du temps [The Time Ships - fr]». Краткое содержание книги:

La machine à explorer le temps est le texte fondateur de la science-fiction moderne. Lorsque s’achève le récit de H. G. Wells, le Voyageur se prépare à repartir dans le futur sauver Weena, la charmante Eloï, menacée par les cruels Morlocks…
Par une chance extraordinaire, la narration de ce second voyage est parvenue à Stephen Baxter, un siècle exactement après la parution, en 1895, de La machine à explorer le temps.
En voici la fidèle et surprenante transcription.
Il n’est pas nécessaire pour le goûter d’avoir lu le récit du premier voyage.
Reparti dans un lointain avenir, le Voyageur surpris découvre un monde différent de celui qu’il avait exploré, où les Morlocks disposent d’une civilisation technologique avancée et ne ressemblent plus aux barbares qu’il a connus.
Flanqué du Morlock Nebogipfel, il s’aventurera sur les Vaisseaux du temps jusqu’aux confins du temps et de l’espace, des univers parallèles et des possibles.
Sans jamais perdre l’espoir de retrouver la délicieuse Weena.

Les vaisseaux du temps, dans la tradition de la plus haute science-fiction britannique, celle de Wells, de Stapledon, de Brunner, de Ballard, d’Aldiss et de Banks, est à la fois un roman d’aventures et un conte philosophique.
C’est sans doute l’un des plus grands textes de science-fiction de la décennie. Il a obtenu le British Science-Fiction Award 1996, le John Campbell Memorial Award 1996 et le Philip K. Dick Award 1997, et il a figuré parmi les cinq finalistes du prix Hugo en 1996.
1 ... 73 74 75 76 77 78 79 80 81 ... 143
Перейти на страницу:

Je brandis comme une batte de cricket ma matraque improvisée et en frappai la Diatryma à la tête ; le coup fut amorti par les plumes et la chair, mais je perçus l’impact rassurant de l’arme contre l’os.

L’oiseau ouvrit le bec, laissant choir le Morlock, et piaula comme de la tôle qu’on déchire. L’énorme bec était maintenant juste au-dessus de moi et tous mes instincts me disaient de fuir. Mais je savais que nous serions alors perdus l’un et l’autre. Brandissant mon arme au-dessus de ma tête, je visai le sommet du crâne de la Diatryma. Cette fois, la créature se baissa et le coup fut dévié ; je fis donc une troisième passe en relevant la clé qui vint frapper l’oiseau sous le bec.

J’entendis un craquement et la tête de la Diatryma eut un sursaut de recul. La créature chancela puis me contempla avec des yeux brillants et calculateurs. Elle émit un piaulement si grave qu’il tenait plus du grognement.

Puis, brusquement, elle frissonna de toutes ses plumes noires, fit demi-tour et s’éloigna en boitant dans la forêt.

Je rangeai la clé dans ma ceinture et m’agenouillai près du Morlock. Il était inconscient. Sa jambe était une masse informe et sanglante ; le pelage de son dos était mouillé par la bave spiralée du monstrueux volatile.

— Eh bien, mon compagnon dans le temps, chuchotai-je, il y a peut-être des occasions où il est utile d’avoir sous la main un sauvage primitif, après tout !

Je retrouvai ses lunettes dans le compost, les essuyai sur ma manche pour en retirer les débris de feuilles et les plaçai sur son visage.

Je scrutai la pénombre de la forêt et me demandai ce que je devais faire. J’avais peut-être voyagé dans le temps et traversé l’espace jusqu’à la Sphère géante des Morlocks, mais, dans mon propre siècle, je n’avais jamais visité aucune contrée tropicale. Je n’avais que de confus souvenirs de récits de voyageurs et autres sources d’information populaires pour orienter ma recherche de la survie.

Mais, au moins, me consolai-je, les défis qui m’attendaient seraient comparativement simples. Je ne serais pas obligé d’affronter mon moi antérieur ni, puisque le Chronomobile était détruit, de me colleter avec les ambiguïtés morales et philosophiques de la Multiplicité des Histoires. Il me faudrait uniquement chercher de la nourriture et un abri pour nous protéger de la pluie, des fauves et des oiseaux de ce temps reculé.

Je décidai que la recherche d’eau douce devait être ma première mission ; même en faisant abstraction des besoins du Morlock, j’étais dévoré par la soif, car je n’avais rien ingéré depuis le bombardement de Londres. Je retirai ma veste et la glissai sous le dos de Nebogipfel, afin de le protéger de l’humidité du compost… et de toute vermine rampante et vorace qui pût y résider ! Puis, après un instant d’hésitation, je tirai la clé à molette de ma ceinture et la posai sur le corps du Morlock de façon que ses doigts se refermassent sur le lourd manche de l’arme.

Répugnant à rester moi-même sans défense, je fouillai l’épave du véhicule et finis par trouver une section courte et trapue de nervure métallique ; je la tordis latéralement jusqu’à ce qu’elle se détachât de la carcasse. Je soupesai l’objet. Il n’avait pas la rassurante densité de la clé, mais c’était mieux que rien.

Je décidai de me diriger vers l’eau que j’entendais bruire dans la direction opposée au soleil. Ma matraque sur l’épaule, j’entrepris donc de traverser la forêt.

2. La mer du Paléocène

Je n’eus guère de peine à me frayer un chemin, car les arbres se répartissaient en groupes clairsemés d’essences multiples avec abondance de terrain plat entre eux ; la dense et uniforme couverture de feuilles et de branches privait le sol de lumière et semblait l’étouffer la végétation.

Ce dais verdoyant grouillait d’une vie robuste. Des épiphytes – orchidées et plantes grimpantes – s’accrochaient à l’écorce des troncs, des lianes pendaient des branches. Il y avait une grande variété d’oiseaux et des colonies de créatures arboricoles, singes ou autres primates – du moins le crus-je à première vue. Une sorte de martre des pins, d’environ huit pouces de long, dotée d’articulations, d’épaules flexibles et d’une queue dense et touffue, prit la fuite et bondit dans les branches en émettant un cri rauque et étranglé. Un autre grimpeur, sensiblement plus gros – trois pieds de long –, arborait des griffes recourbées et une queue préhensile. Lui ne fuit pas à mon approche mais agrippa le dessous d’une branche et me regarda de haut avec un aplomb troublant.

Je continuai. Si les animaux indigènes ne connaissaient pas l’homme, ils avaient manifestement développé de puissants instincts de conservation grâce à l’existence de la Diatryma de Nebogipfel et sans doute d’autres prédateurs, et ils déjoueraient mes tentatives pour les chasser.

Lorsque mes yeux se furent accoutumés à l’ambiance de la forêt, je constatai que le camouflage et la tromperie étaient omniprésents. Ici, par exemple, une feuille desséchée s’accrochait au tronc d’un arbre – du moins le crus-je jusqu’à ce qu’en me voyant la « feuille » se hérissât de pattes d’insecte et qu’une sorte de criquet s’enfuît en bondissant. Là, sur un affleurement rocheux, j’aperçus ce que je pris pour un semis de gouttes de pluie étincelant comme des joyaux miniatures sous la lumière filtrée par les feuillages. Mais, lorsque je me penchai pour les examiner, je constatai que c’était un groupe de coléoptères aux carapaces transparentes. Il y avait encore une éclaboussure de guano – une tache noir et blanc – sur un tronc d’arbre, et je fus à peine surpris de la voir déplier lentement des pattes d’araignée.

Après environ un demi-mille de ce paysage, les arbres s’espacèrent : je traversai une lisière de palmiers et me retrouvai sous un soleil aveuglant ; un sable jaune et grossier crissait contre mes bottes. J’étais au bord d’une plage. Au-delà d’une bande de sable blanc miroitait une étendue liquide si vaste que je n’en voyais pas la rive opposée. Le soleil était bas sur l’horizon derrière moi, mais son éclat était intense ; je sentais sa chaleur presser la chair de ma nuque et mon cuir chevelu.

À quelque distance de moi, sur cette plage rectiligne et interminable, je vis une famille d’oiseaux du genre Diatryma. Cous enlacés, les deux adultes se lissaient mutuellement les plumes tandis que trois oisillons marchaient dans l’eau sur leurs pattes disgracieuses en s’éclaboussant et en criant ou flottaient en frissonnant, leurs plumes huileuses auréolées de gouttelettes. Leur robe noire, leur carcasse dégingandée et leurs ailes minuscules donnaient un air comique à leur quatuor, mais je surveillai attentivement leurs évolutions tout le temps que je restai sur le bord, car même le plus petit des jeunes atteignait trois ou quatre pieds et semblait puissamment musclé.

J’approchai du bord de l’eau, m’humectai les doigts et les léchai. L’eau était salée. De l’eau de mer !

J’eus l’impression que le soleil avait encore perdu de la hauteur, comme s’il allait se coucher dans la forêt, qui devait être à l’ouest. J’avais par conséquent parcouru environ un demi-mille vers l’est par rapport à la position du Chronomobile ; j’étais donc – imaginai-je – quelque part près de l’intersection de Knightsbridge avec Sloane Street. En cette ère du paléocène, c’était là le rivage d’une mer ! Mon regard se perdait sur cet océan qui semblait recouvrir tout Londres jusqu’à l’est de Hyde Park Corner. Peut-être cette mer était-elle une extension de la mer du Nord ou de la Manche qui avait envahi la capitale. Si c’était le cas, nous avions eu beaucoup de chance ; le niveau des eaux se fut-il un tant soit peu élevé, Nebogipfel et moi aurions émergé…, mais dans les profondeurs de l’océan et non sur sa grève.

1 ... 73 74 75 76 77 78 79 80 81 ... 143
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)