Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Классическая проза » La Dame de Monsoreau Tome III
La Dame de Monsoreau Tome III - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La Dame de Monsoreau Tome III

Электронная книга - «La Dame de Monsoreau Tome III». Краткое содержание книги:

Le dimanche gras de l'année 1578, après la fête du populaire, et tandis que s'éteignaient dans les rues les rumeurs de la joyeuse journée, commençait une fête splendide dans le magnifique hôtel que venait de se faire bâtir, de l'autre côté de l'eau et presque en face du Louvre, cette illustre famille de Montmorency qui, alliée à la royauté de France, marchait l'égale des familles princières. Cette fête particulière, qui succédait à la fête publique, avait pour but de célébrer les noces de François d'Epinay de Saint-Luc, grand ami du roi Henri III et l'un des favoris les plus intimes, avec Jeanne de Cossé-Brissac, fille du maréchal de France de ce nom. Le repas avait eu lieu au Louvre, et le roi, qui avait consenti à grand-peine au mariage, avait paru au festin avec un visage sévère qui n'avait rien d'approprié à la circonstance …' 'La Dame de Monsoreau' est, à la suite de 'La Reine Margot', le deuxième volet du somptueux ensemble historique que Dumas écrivit sur la Renaissance.
1 ... 56 57 58 59 60 61 62 63 64 ... 74
Перейти на страницу:

– Quatre et deux font six, dit Bussy; où sont les autres?

– Ils sont à la porte et attendent, dit le grand veneur.

Diane tomba sur ses genoux, et, quelque effort qu'elle fit, Bussy entendit ses sanglots.

Il jeta un coup d'œil rapide sur elle, puis ramenant son regard vers le comte:

– Mon cher monsieur, dit-il après avoir réfléchi une seconde, vous savez que je suis un homme d'honneur.

– Oui, dit Monsoreau, vous êtes un homme d'honneur, comme madame est une femme chaste.

– Bien, monsieur, répondit Bussy en faisant un léger mouvement de tête de haut en bas; c'est vif, mais c'est mérité, et tout cela se payera ensemble. Seulement, comme j'ai demain partie liée avec quatre gentilshommes que vous connaissez, et qu'ils ont la priorité sur vous, je réclame la grâce de me retirer ce soir, en vous engageant ma parole de me retrouver où et quand vous voudrez.

Monsoreau haussa les épaules.

– Écoutez, dit Bussy, je jure Dieu, monsieur, que, lorsque j'aurai satisfait MM. de Schomberg, d'Épernon, Quélus et Maugiron, je serai à vous, tout à vous et rien qu'à vous. S'ils me tuent, oh bien, vous serez payé par leurs mains, voilà tout; si, au contraire, je me trouve en fonds pour vous payer moi-même…

Monsoreau se retourna vers ses gens.

– Allons! leur dit-il, sus, mes braves!

– Ah! dit Bussy, je me trompais, ce n'est plus un duel, c'est un assassinat.

– Parbleu! fit Monsoreau.

– Oui, je le vois: nous nous étions trompés tous deux l'un à l'égard de l'autre; mais, songez-y, monsieur, le duc d'Anjou prendra mal la chose.

– C'est lui qui m'envoie, dit Monsoreau.

Bussy frissonna, Diane leva les mains au ciel avec un gémissement.

– En ce cas, dit le jeune homme, j'en appelle à Bussy tout seul. Tenez-vous bien, mes braves!

Et, d'un tour de main, il renversa le prie-Dieu, attira à lui une table, et jeta sur le tout une chaise; de sorte qu'il avait, en une seconde, improvisé comme un rempart entre lui et ses ennemis.

Ce mouvement avait été si rapide, que la balle partie de l'arquebuse ne frappa que le prie-Dieu, dans l'épaisseur duquel elle se logea en s'amortissant; pendant ce temps, Bussy abattait une magnifique crédence du temps de François 1er, et l'ajoutait à son retranchement.

Diane se trouva cachée par ce dernier meuble; elle comprenait qu'elle ne pouvait aider Bussy que de ses prières, et elle priait.

Bussy jeta un coup d'œil sur elle, puis sur les assaillants, puis sur son rempart improvisé.

– Allez maintenant, dit-il; mais prenez garde, mon épée pique.

Les braves, poussés par Monsoreau, firent un mouvement vers le sanglier qui les attendait, replié sur lui-même et les yeux ardents; l'un d'eux allongea même la main vers le prie-Dieu pour l'attirer à lui; mais, avant que sa main eût touché le meuble protecteur, l'épée de Bussy, passant par une meurtrière, avait pris le bras dans toute sa longueur, et l'avait percé depuis la saignée jusqu'à l'épaule.

L'homme poussa un cri, et se recula jusqu'à la fenêtre.

Bussy entendit alors des pas rapides dans le corridor, et se crut pris entre deux feux. Il s'élança vers la porte pour en pousser les verrous; mais, avant qu'il l'eût atteinte, elle s'ouvrit.

Le jeune homme fit un pas en arrière pour se mettre en défense à la fois contre ses anciens et contre ses nouveaux ennemis.

Deux hommes se précipitèrent par cette porte.

– Ah! cher maître! cria une voix bien connue, arrivons-nous à temps?

– Remy! dit le comte.

– Et moi! cria une seconde voix; il paraît que l'on assassine ici?

Bussy reconnut cette voix, et poussa un rugissement de joie.

– Saint-Luc! dit-il.

– Moi-même.

– Ah! ah! dit Bussy, je crois maintenant, cher monsieur de Monsoreau, que vous ferez bien de nous laisser passer, car maintenant, si vous ne vous rangez pas, nous passerons sur vous.

– Trois hommes à moi! cria Monsoreau.

Et l'on vit trois nouveaux assaillants apparaître au-dessus de la balustrade.

– Ah çà, mais ils ont donc une armée? dit Saint-Luc.

– Mon Dieu, Seigneur, protégez-le! priait Diane.

– Infâme! cria Monsoreau.

Et il s'avança pour frapper Diane.

Bussy vit le mouvement. Agile comme un tigre, il sauta d'un bond par-dessus le retranchement; son épée rencontra celle de Monsoreau, puis il se fendit, et le toucha à la gorge; mais la distance était trop grande: il en fut quitte pour une écorchure.

Cinq ou six hommes fondirent à la fois sur Bussy.

Un de ces hommes tomba sous l'épée de Saint-Luc.

– En avant! cria Remy.

– Non pas en avant, dit Bussy; au contraire, Remy, prends et emporte Diane.

Monsoreau poussa un rugissement, et arracha un pistolet des mains d'un des nouveaux venus.

Remy hésitait.

– Mais vous? dit-il.

– Enlève! enlève! cria Bussy. Je te la confie.

– Mon Dieu! murmura Diane, mon Dieu! secourez-le!

– Venez, madame, dit Remy.

– Jamais; non, jamais je ne l'abandonnerai!

Remy l'enleva entre ses bras.

– Bussy, cria Diane; Bussy, à moi! au secours!

La pauvre femme était folle, elle ne distinguait plus ses amis de ses ennemis; tout ce qui l'écartait de Bussy lui était fatal et mortel.

– Va, va, dit Bussy; je te rejoins.

– Oui, hurla Monsoreau; oui, tu la rejoindras, je l'espère.

Bussy vit le Haudouin osciller, puis s'affaisser sur lui-même, et presque aussitôt tomber en entraînant Diane.

Bussy jeta un cri, et se retournant:

– Ce n'est rien, maître, dit Remy; c'est moi qui ai reçu la balle; elle est sauve.

Trois hommes se jetèrent sur Bussy; au moment où il se retournait, Saint-Luc passa entre Bussy et les trois hommes; un des trois tomba.

Les deux autres reculèrent.

– Saint-Luc, dit Bussy; Saint-Luc, par celle que tu aimes, sauve Diane!

– Mais toi?

– Moi, je suis un homme.

Saint-Luc s'élança vers Diane, déjà relevée sur ses genoux, la prit entre ses bras et disparut avec elle par la porte.

– À moi! cria Monsoreau, à moi, ceux de l'escalier!

– Ah! scélérat! cria Bussy. Ah! lâche!

Monsoreau se retira derrière ses hommes.

Bussy tira un revers et poussa un coup de pointe; du premier, il fendit une tête par la tempe; du second, il troua une poitrine.

– Cela déblaye, dit-il.

Puis il revint dans son retranchement.

– Fuyez, maître, fuyez! murmura Remy.

– Moi! fuir… fuir devant des assassins!

Puis, se penchant vers le jeune homme:

– Il faut que Diane se sauve, lui dit-il; mais toi, qu'as-tu?

– Prenez garde! dit Remy, prenez garde!

1 ... 56 57 58 59 60 61 62 63 64 ... 74
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)