Le roman des châteaux de France. Tome 1
- Автор: Бенцони Жюльетта
- Серия: Любовь и замки #1
- Язык: французский
- Жанр: Исторические любовные романы
Электронная книга - «Le roman des châteaux de France. Tome 1». Краткое содержание книги:
Juliette Benzoni nous conte près de soixante-quinze des plus symboliques d'entre eux ; de Josselin à Saverne en passant par Amboise, Bellême, Blaye, Bonneval, Castries, Chambord, Château-Gaillard, Compiègne, Lunéville, Pau, Polignac, Vaux-le-Vicomte ou Uzès.
Ces hauts lieux sont tous le décor de la vie d'un personnage exceptionnel, d'une aventure incroyable, d'un événement historique de premier plan.
Pour les châteaux ouverts au public, le lecteur trouvera à la fin de chaque texte les périodes et horaires d'ouverture.
Eugénie comprend très vite ce qui lui arrive et, comme elle est honnête, comme la maréchale l’a toujours reçue avec bonté, elle trouve le courage de cesser toute visite à Jean d’Heurs. À la stupeur de Mme de La Guérivière qui finit par conclure, faute d’information plus précise, que son aristocrate de sœur trouve les Oudinot de naissance trop modeste pour elle.
Or, à l’automne 1810, la maréchale Oudinot meurt à la suite d’une courte maladie, loin de son époux qui se trouve alors en Hollande. C’est seulement l’année suivante que celui-ci peut revenir s’agenouiller sur sa tombe… mais presque immédiatement après il se rend à Bar, chez Mme de La Guérivière. Car si Eugénie est amoureuse d’Oudinot, celui-ci rêve d’elle depuis pas mal de temps. Quelques mois plus tard, l’accord se fait entre eux à la grande stupeur de la sœur aînée.
Le voyage de noces est bref. Le maréchal doit se rendre à Berlin pour y prendre le commandement du 2e corps de la Grande Armée. Eugénie l’accompagne, fière et heureuse. Avec orgueil elle voit son époux entrer dans Berlin à la tête de ses quarante mille hommes et défiler dans Unter den Linden. Mais ensuite il faut regagner la France et la regagner seule : l’Empereur prépare la campagne de Russie.
À Jean d’Heurs où elle est désormais maîtresse, Eugénie occupe ses loisirs à écrire de longues lettres pour l’absent et à monter sa maison sur un pied réellement ducal. Sa vie y est paisible entre sa mère, son oncle le baron de Coussy et ses beaux-enfants… jusqu’à ce qu’elle apprenne par Le Moniteur que son époux est grièvement blessé au fin fond de la Pologne. Alors, n’écoutant que son amour, Eugénie, accompagnée de son seul oncle, se lance sur les routes pour rejoindre le cher Nicolas, priant continuellement pour avoir la joie de l’embrasser une dernière fois.
C’est une folle, une incroyable équipée qui porte Eugénie à la hauteur des héroïnes de roman. Elle réussit non seulement à retrouver son Nicolas encore vivant mais à le ramener à travers les invraisemblables dangers et le drame que fut la retraite de la Grande Armée. Et c’est triomphalement qu’elle rentre avec lui dans leur château. Hélas, c’en est fini de l’héroïsme pour l’un comme pour l’autre. Poussé par sa femme, Oudinot se retourne contre Napoléon. Il fait partie de ceux qui l’obligent à signer son abdication et reste chez lui tandis que le canon tonne à Waterloo… Il en sera récompensé : jusqu’à sa mort, en 1847, il demeurera grand chancelier de la Légion d’honneur et gouverneur des Invalides. Jusqu’à sa mort aussi, il conservera l’amour d’une épouse qui lui a donné quatre enfants.
Pour sa part, Eugénie devient, par la grâce de Louis XVIII, dame d’honneur de la jeune duchesse de Berry. Une dame d’honneur singulièrement dévouée car, lorsque les mauvais jours seront venus pour la folle duchesse, Mme Oudinot demandera la faveur de la rejoindre dans sa prison de Blaye.
Mais c’est à elle que le château doit d’avoir connu nombre d’heures pompeuses car elle avait réussi à en faire un séjour à la fois somptueux et fort agréable. C’est ainsi que, durant la Restauration et la monarchie de Juillet, Mme la duchesse de Reggio allait y recevoir le duc de Berry en septembre 1814 – la fête donnée alors fut mémorable –, le comte d’Artois, futur Charles X la même année, son second fils le duc d’Angoulême en 1818, la duchesse de Berry naturellement en 1825, la duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, en 1828, puis en 1834 les ducs d’Orléans et de Nemours, fils de Louis-Philippe.
Après la mort d’Eugénie survenue en 1868, le château passe à M. Léon Ratier, cousin des frères Goncourt, qui va lui donner ses lettres de noblesse littéraires. C’est en effet à Jean d’Heurs qu’Edmond de Goncourt écrit son roman Chéri – ne pas confondre avec celui de Colette – et que les deux frères accumulent des notes pour leur fameux Journal.
HORAIRES D’OUVERTURE
Du 1er juillet au 20 août visites guidées
Josselin
Olivier de Clisson, connétable de France
Roi ne puis, prince ne daigne, Rohan suis.