Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Les derniers jours du paradis
Les derniers jours du paradis - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les derniers jours du paradis

Электронная книга - «Les derniers jours du paradis». Краткое содержание книги:

Alors que l’Amérique se prépare à fêter les cent ans de l’Armistice de 1914, un siècle de paix mondiale, d’avancées sociales et de prospérité, Cassie n’arrive pas à dormir. Au milieu de la nuit, elle se lève et va regarder par la fenêtre. Elle remarque alors dans la rue un homme étrange qui l’observe longtemps, traverse la chaussée… et se fait écraser par un chauffard. L’état du cadavre confirme ses craintes : la victime n’est pas un homme mais un des simulacres de l’Hypercolonie, sans doute venu pour les tuer, son petit frère et elle. Encore traumatisée par l’assassinat de ses parents, victimes sept ans plus tôt des simulacres, Cassie n’a pas d’autre solution que de fuir. L’Hypercolonie est repartie en guerre contre tous ceux qui savent que la Terre de 2014 est un paradis truqué.
1 ... 50 51 52 53 54 55 56 57 58 ... 80
Перейти на страницу:

Il baissa ensuite les yeux sur l’homme qu’il venait d’abattre : au sang que celui-ci perdait sur le trottoir se mêlait un fluide vert à l’odeur d’engrais de jardin.

Eugene n’avait toujours pas tué d’êtres humains.

« Cours », ordonna-t-il à Leo.

Ils se fondirent sans mal dans la foule paniquée. Eugene glissa le pistolet dans sa ceinture et se fraya un chemin dans un cercle de badauds à la bouche béant d’horreur, s’assura que Leo le suivait et se mit à courir. Ils devinrent alors impossibles à distinguer d’une dizaine d’autres touristes qui avaient réagi au coup de feu et à la vue du sang vert/rouge du sim en voulant quitter les lieux le plus vite possible pour trouver un endroit plus sûr. Après quelques changements de direction spontanés et par conséquent utilement aléatoires, Eugene ralentit pour reprendre son souffle. La blessure infligée par le sim était gênante et de plus en plus douloureuse, mais pour le moment son jean étanchait la plaie et ne laissait rien couler de compromettant. Il constata par une prudente exploration visuelle des alentours qu’aucun policía n’était à leurs trousses, même si de nombreuses sirènes se faisaient entendre au loin.

Par chance, à l’hôtel, Beth et les deux gamins tuaient le temps dans le restaurant au rez-de-chaussée ; il n’eut pas besoin d’aller à leur recherche, juste de les raccompagner dans leurs chambres en leur ordonnant de faire leurs bagages. Il fallait désormais partir le plus vite possible. La boîte aux lettres morte, quelles que soient les instructions que Werner Beck avait pu y laisser, était compromise et par conséquent inaccessible. La procédure convenue dans pareil cas consistait à honorer le rendez-vous à Antofagasta. Peut-être ce plan avait-il été modifié et peut-être Beck s’était-il servi de la boîte aux lettres pour l’en informer, mais comme disait la mère d’Eugene, les peut-être ne remplissent pas ton assiette.

Eugene se mit en caleçon. La lame du sim avait tracé une belle entaille. Celle-ci était toutefois superficielle et il laissa Cassie la recouvrir de gaze, ce qu’elle fit en se penchant avec les yeux d’un animal sauvage pris dans les phares d’une voiture, mais ses mains ne tremblèrent pas et elle ne broncha pas à la vue du sang. Il avait commencé à comprendre qu’elle était peut-être plus fiable que Beth et que son aspect un peu batracien dissimulait de réelles qualités humaines. Rien de vraiment surprenant, donc, que Leo ait commencé à la sauter sitôt largué par Beth.

Sans doute aurait-il été plus sage de poser quelques points, même improvisés avec une aiguille stérilisée et du fil de couture. Mais le temps manquait. Il valait nettement mieux reprendre la route. Après avoir pansé Eugene, Cassie se mit à ses bagages, en hésitant sur le contenu de son sac marin comme si le fait que sa lingerie soit pliée ou non avait une quelconque importance. « Fourre donc tout dans ce putain de sac ! » jeta Eugene. Ne comprenait-elle donc pas la signification de ce qui venait de se passer ? Le sim mort savait qu’Eugene et les autres étaient à Mazatlán et où tendre son embuscade. Bien que peu nombreux et isolés, lui avait dit un jour Beck, les sims étaient intelligents et suivaient une stratégie, aussi y en avait-il peut-être d’autres dans les environs… peut-être, pour ce qu’il en savait, y en avait-il toute une armée en train de converger sur l’hôtel.

« Non, attends », dit Leo, ce qui fit bouillir Eugene encore davantage.

Leo regardait dans le sac de Cassie. Il y plongea la main pour en ressortir ce qu’elle venait d’y mettre : un livre.

« Dans la rue, quand j’ai cru reconnaître quelqu’un…

— Ouais ? Quoi ? »

Leo brandit le livre. Le Pêcheur et l’Araignée. Aucun pêcheur sur la couverture sale et froissée, mais une araignée : une représentation impressionniste de ce qu’Eugene supposa être une veuve noire, vu le sablier rouge sur son abdomen. Leo retourna l’ouvrage en montrant le quatrième de couverture à Eugene. Y figurait en bas à gauche une photographie noir et blanc de l’auteur, Ethan Iverson, un parent de Cassie : un type mince à l’épaisse couronne de cheveux gris.

« C’est de là que je le connaissais, expliqua Leo. C’est le type que j’ai vu avant qu’on se fasse attaquer. »

Cassie étouffa un cri. « Il est là ? L’oncle Ethan est là ?

— Finis ton sac, bordel, dit Eugene. S’il était là, il est sans doute en route pour Antofagasta, maintenant. Tout comme nous.

— Mais on devrait essayer de le retrouver !

— On devrait plutôt continuer à se conformer au plan, oui. »

Cassie le fusilla du regard avant de céder et de se remettre à fourrer des vêtements dans son bagage.

Intraitable petite conne, se dit Eugene. Elle était plus sûre d’elle qu’elle le laissait voir. Il faudrait qu’il la garde à l’œil.

22

Mazatlán, Mexique/Antofagasta, Chili

« Ils étaient là ? » voulut savoir Nerissa.

Elle parlait de Cassie et de Thomas. Ethan venait de rentrer et racontait qu’il traînait un peu pour observer la circulation dans la rue de la boîte aux lettres morte avant de s’y engager quand il avait entendu claquer un coup de feu. Il s’était frayé un chemin dans la foule jusqu’à un sim qui agonisait en répandant des fluides sur le trottoir d’une boutique pour touristes, mais n’avait pas assisté à l’agression elle-même. « Je ne sais pas qui était impliqué », dit-il.

Cassie avait-elle pu se trouver là ? Nerissa n’arrivait pas à imaginer sa nièce un pistolet à la main, mais le garçon avec qui elle avait quitté Buffalo, Leo Beck, était sans doute assez irresponsable pour en porter un. « On fait quoi, alors ?

— On continue », décréta Werner Beck avant qu’Ethan puisse répondre.

Ils continuèrent donc. Parce que Beck l’avait dit. Même si, selon Nerissa, Werner Beck était subrepticement fou.

Elle faisait preuve d’une patience maussade, coopérait avec Beck parce qu’il avait de quoi payer le voyage et un plan grâce auquel elle retrouverait peut-être Cassie et Thomas. Ou du moins le fils de Beck, Leo. Peut-être chacune de ses actions l’éloignait-elle encore davantage de son neveu et sa nièce, mais il se pouvait également (c’était même probable, espérait-elle) qu’elle avait commencé à les rattraper… d’où sa patience.

Tout ce calme étudié faillit cependant voler en éclats quand elle entendit Ethan raconter le sim abattu. Elle voulut se précipiter dans la rue pour chercher Cassie et Thomas en criant leurs noms, mais se retint de tout acte impulsif et stupide de ce genre. Parce que, sur ce point, du moins, Beck avait sans doute raison. La meilleure solution consistait à se rendre au rendez-vous à Antofagasta. Puisque telle était la destination de Leo. À supposer qu’aucun sim ne s’en mêle. À supposer que Cassie et Thomas survivent au voyage.

Et ensuite ? Une pensée la glaça. Et si, par l’intermédiaire de Leo, une partie de la folie de Werner Beck avait contaminé sa nièce ?

Car c’était bel et bien de la folie… elle en était chaque jour plus convaincue.

Beck acheta des places sur un vol commercial à destination de Santiago, avec une correspondance pour Antofagasta. Leurs papiers furent superficiellement examinés à l’aéroport, où ils finirent par embarquer dans un quadrimoteur Fanaero United luisant qui grimpa dans le ciel dégagé avant de virer sur l’aile vers le sud.

Nerissa avait très envie de discuter de ses peurs avec Ethan, mais ils n’avaient été que très rarement seuls depuis leur arrivée chez Werner Beck. Elle sentait qu’Ethan ne faisait plus autant confiance à Beck depuis qu’il le voyait tous les jours de près. « Ce n’est pas l’homme que j’ai connu il y a dix ans, avait-il reconnu au cours d’un de leurs rares moments de solitude. Mais personne d’autre n’a ses connaissances ni ce genre d’influence. »

1 ... 50 51 52 53 54 55 56 57 58 ... 80
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)