Souvenirs De La Maison Des Morts
- Автор: Достоевский Федор Михайлович
- Язык: французский
- Жанр: Русская классическая проза
Электронная книга - «Souvenirs De La Maison Des Morts». Краткое содержание книги:
On joua encore une fois l’ouverture, Siéni, moï siéni, et le rideau se releva. On allait maintenant représenter «Kedril le glouton». Kedril est une sorte de don Juan; on peut faire cette comparaison, car des diables emportent le maître et le serviteur en enfer à la fin de la pièce. Le manuscrit fut récité en entier, mais ce n’était évidemment qu’un fragment; le commencement et la fin de la pièce avaient dû se perdre, car elle n’avait ni queue ni tête. La scène se passe dans une auberge, quelque part en Russie. L’aubergiste introduit dans une chambre un seigneur en manteau et en chapeau rond déformé; le valet de ce dernier, Kedril, suit son maître, il porte une valise et une poule roulée dans du papier bleu. Il a une pelisse courte et une casquette de laquais. C’est ce valet qui est le glouton. Le forçat Potsieikine, le rival de Baklouchine, jouait ce rôle; tandis que le personnage du seigneur était rempli par Ivanof, le même qui faisait la grande dame dans la première pièce. L’aubergiste (Nietsviétaef) avertit le gentilhomme que cette chambre est hantée par des démons, et se retire. Le seigneur est triste et préoccupé, il marmotte tout haut qu’il le sait depuis longtemps et ordonne à Kedril de défaire les paquets, de préparer le souper. Kedril est glouton et poltron: quand il entend parler de diables, il pâlit et tremble comme une feuille, il voudrait se sauver, mais il a peur de son maître, et puis, il a faim. Il est voluptueux, bête, rusé à sa manière, couard. À chaque instant il trompe son maître, qu’il craint pourtant connue le feu. C’est un remarquable type de valet, dans lequel on retrouve les principaux traits du caractère de Leporello, mais indistincts et fondus. Ce caractère était vraiment supérieurement rendu par Potsieikine, dont le talent était indiscutable et qui surpassait, à mon avis celui de Baklouchine lui-même. Quand, le lendemain, j’accostai Baklouchine, je lui dissimulais mon impression, car je l’aurais cruellement affligé.