Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]
Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]

Электронная книга - «Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]». Краткое содержание книги:

Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand — ou si — il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…
1 ... 46 47 48 49 50 51 52 53 54 ... 154
Перейти на страницу:

« Fiche-moi le camp d’ici, Sam, dit Freddy. C’est une belle journée. Tu voudrais pas la passer au trou, hein ? »

Toutefois quelque chose — le fait d’être traité de poivrot, ou peut-être de se faire pincer le nez, ou peut-être les deux — avait rallumé un peu de la rage qui avait tant impressionné et effrayé les potes bûcherons de Sam quand il était un as du débardage, quarante ans auparavant, sur la rive canadienne de la Merimachee. Le tremblement de ses lèvres et de ses mains s’arrêta, du moins temporairement. Ses yeux se portèrent sur Junior et il s’éclaircit la gorge, émettant un son gras, enchifrené, indéniablement chargé de mépris. Et quand il parla, il n’avait plus la voix pâteuse :

« Va chier, morveux. T’es pas un flic, et t’as jamais été un vrai joueur de football. Même pas foutu d’entrer dans l’équipe B de ton collège, d’après ce que j’ai entendu dire. »

Il se tourna vers Denton.

« Et toi, l’adjoint Duchnoque. Il est parfaitement légal d’acheter après neuf heures du matin les dimanches. C’est comme ça depuis les années 1970, un point, c’est tout. »

À présent, il regardait Johnny Carver. Johnny ne souriait plus et les clients qui assistaient à la scène ne disaient plus un mot. Une femme avait porté une main à sa gorge.

« J’ai du fric, du bon fric, et je prends ce qui est à moi. »

Il voulut contourner le comptoir. Junior le saisit par le col de sa chemise et le fond de son pantalon, le fit pivoter et le poussa en courant jusqu’à l’entrée du magasin.

« Hé ! cria Sam tandis que ses pieds pédalaient vainement au-dessus du vieux plancher huilé. Hé ! Bas les pattes ! J’veux pas de tes sales pattes sur moi ! »

Une fois la porte franchie, en bas des marches, Junior tenait toujours le vieil homme devant lui. Il était aussi léger qu’un sac de plumes. Et, bon Dieu, il pétait ! Pan-pan-pan, une vraie mitrailleuse !

Le camion de Stubby Norman était garé le long du trottoir. Facilement reconnaissable avec MOBILIER ACHAT VENTE et ANTIQUITÉS AU MEILLEUR PRIX écrits sur les côtés. Stubby lui-même se tenait non loin, bouche bée. Junior n’hésita pas. Il poussa le vieil ivrogne qui le couvrait de jurons la tête la première contre le flanc du véhicule. Le métal peu épais émit un BONNNG ! sourd.

Junior ne réalisa qu’il aurait pu tuer l’odorant enfoiré que lorsque Sam le Poivrot tomba comme une pierre, en partie sur le trottoir, en partie dans le caniveau. Il fallait cependant davantage qu’un contact un peu rugueux avec la tôle molle d’un vieux bahut pour tuer Sam Verdreaux. Ou le faire taire. Il poussa un cri, puis se mit à pleurer. Il se hissa sur les genoux. Un liquide écarlate coulait de la peau fendue de son crâne et lui inondait le visage. Il en essuya une partie, regarda sa main avec incrédulité, puis tendit ses doigts d’où gouttait le sang.

Les piétons qui passaient s’étaient immobilisés, tous, et si complètement qu’on aurait pu croire qu’ils jouaient au jeu des statues. Ils regardaient, les yeux écarquillés, l’homme agenouillé qui tendait une main pleine de sang.

« Je vais poursuivre toute cette putain de ville pour brutalités policières ! brailla Sam. ET JE GAGNERAI ! »

Freddy descendit les marches du magasin et vint près de Junior.

« Allez, dites-le, lui dit Junior.

— Quoi donc ?

— J’ai exageré.

— Putain oui. Mais tu as entendu ce qu’a dit Pete : on ne laisse personne nous faire chier. Collègue, c’est ici et maintenant que ce truc entre en vigueur. »

Collègue ! Junior sentit son cœur se soulever de joie.

« Vous avez pas le droit de me jeter dehors alors que j’ai de l’argent ! hurlait Sam. Vous avez pas le droit de me frapper ! Je suis un citoyen américain ! Je vous traînerai devant la cour !

— Eh bien bonne chance, dit Freddy. Parce que la cour siège à Castle Rock et que d’après ce que j’ai entendu dire, la route vers là-bas est fermée. »

Il remit le vieil homme sur ses pieds. Sam saignait aussi du nez, et le devant de son T-shirt était tout rouge. Freddy passa une main dans son dos pour prendre un jeu de menottes en plastique (Faut que je m’en procure, songea Junior, admiratif). L’instant suivant, elles entouraient les poignets de Sam.

Freddy parcourut des yeux la foule des témoins — les passants comme ceux qui s’entassaient dans l’entrée du magasin. « Cet homme est arrêté pour trouble à l’ordre public, résistance à des officiers de police et tentative d’agression ! » déclara-t-il de la voix de stentor que Junior n’avait pas oubliée. Quand lui-même jouait au football et qu’il se faisait remonter les bretelles depuis le banc de touche par Freddy. À l’époque, elle l’irritait. Aujourd’hui, elle le ravissait.

Je crois que je grandis, songea-t-il.

« Il est aussi arrêté pour violation du nouveau règlement sur l’alcool, institué par le chef Randolph. Prenez-en de la graine ! » Freddy secoua Sam. Du sang vola de son nez et de ses cheveux crasseux. « Nous sommes en situation de crise, m’sieurs-dames, nous avons un nouveau chef de la police et il a bien l’intention de la contrôler. Faudra s’y habituer, faire avec, et même aimer ça. C’est mon conseil. Suivez-le et je suis sûr qu’on s’en sortira sans problème. Ne le suivez pas, et… »

Il se contenta de montrer les mains de Sam, menottées dans son dos.

Deux personnes applaudirent — applaudirent vraiment. Pour Junior Rennie, ce fut comme une eau bien fraîche par une chaude journée. Puis, tandis que Freddy entraînait un Sam titubant et en sang, Junior sentit un regard tomber sur lui. La sensation était forte, presque comme si deux doigts s’enfonçaient dans sa nuque. Il se tourna et vit Dale Barbara. À côté de la femme du journal, qui l’observait d’un regard dépourvu d’expression. Barbara, qui lui avait flanqué une sacrée raclée l’autre soir dans le parking. Qui les avait même esquintés tous les trois, avant qu’il ne soit finalement écrasé sous le nombre.

Les impressions agréables de Junior commencèrent à s’évanouir. Presque comme si elles s’envolaient par le haut de sa tête, comme des oiseaux. Ou comme des chauves-souris chassées d’un beffroi.

« Qu’est-ce que vous fabriquez ici ? demanda-t-il à Barbara.

— J’ai une meilleure question », intervint Julia Shumway. Elle arborait un petit sourire dur. « Qu’est-ce qui vous prend, vous, de brutaliser un homme qui fait le quart de votre poids et qui a trois fois votre âge ? »

Junior fut à court de réponse. Il sentit le sang lui monter aux joues et s’y déployer. Il imagina soudain cette salope de journaliste dans le placard des McCain, tenant compagnie à Angie et Dodee. Barbara, aussi. Peut-être allongé sur la salope de journaliste, comme pour une bonne vieille partie de jambes en l’air.

Freddy vola au secours de Junior. Il parla calmement. Arborant le masque autoritaire du flic, bien connu dans le monde entier. « Toutes les questions concernant les méthodes de la police doivent être adressées au nouveau chef, madame. En attendant, vous feriez mieux de ne pas oublier que nous sommes livrés à nous-mêmes. Parfois, quand les gens sont livrés à eux-mêmes, il n’est pas mauvais de faire des exemples.

— Parfois, lorsque les gens sont livrés à eux-mêmes, ils font des choses qu’ils regrettent par la suite, rétorqua Julia. Quand commencent les enquêtes, en général. »

Les coins de la bouche de Freddy s’affaissèrent. Puis il entraîna Sam sur le trottoir.

Junior regarda Barbie encore quelques instants. « T’as intérêt à faire gaffe à ce que tu me dis. Et à où tu mets les pieds. » Il caressa du pouce son badge flambant neuf. « Perkins est mort et je représente la loi.

1 ... 46 47 48 49 50 51 52 53 54 ... 154
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)