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La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette [Flickan som lekte med elden - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette [Flickan som lekte med elden - fr]

Электронная книга - «La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette [Flickan som lekte med elden - fr]». Краткое содержание книги:

Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est.
Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie.
Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé.
Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d'un maniaque et qui survivait en rêvant d'un bidon d'essence et d'une allumette ? S'agissait-il d'une des filles des pays de l'Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C'est dans cet univers à cent à l'heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.
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Lisbeth Salander hocha pensivement la tête. Elle réfléchit deux minutes et se rendit compte soudain qu'elle aimait bien le Dr A. Sivarnandan avec sa tête d'Indien et son accent finlandais.

— Le A, c'est pour ? demanda-t-elle brusquement.

Il lui jeta un regard amusé.

— Anders.

— Anders ?

— Je suis né au Sri Lanka mais j'ai été adopté à Åbo quand je n'avais que quelques mois.

— Très bien, Anders, dites-moi comment je peux l'aider.

— Rends-lui visite. Offre-lui une stimulation intellectuelle.

— Je peux venir tous les jours.

— Je ne veux pas que tu sois ici tous les jours. S'il t'aime bien, je voudrais qu'il se réjouisse d'avance de tes visites et qu'elles ne l'ennuient pas.

— Est-ce qu'une quelconque forme de soins spécialisés pourrait augmenter ses chances ? Je paierai le prix qu'il faut.

Il sourit tout à coup à Lisbeth Salander, puis redevint sérieux tout aussi soudainement.

— J'ai bien peur que ce soit nous, les soins spécialisés. J'aurais évidemment souhaité qu'on dispose de plus de moyens et qu'on arrête de nous sucrer des crédits, mais je t'assure qu'il reçoit des soins très compétents.

— Et si vous n'aviez pas à vous préoccuper des crédits qu'on vous sucre ? Qu'est-ce que vous auriez pu lui offrir ?

— Si j'avais tous les moyens qu'il me faut... eh bien, l'idéal pour des patients tels que Holger Palmgren serait évidemment de pouvoir leur offrir un ergothérapeute personnel à temps plein. Mais il y a très longtemps que nous n'avons plus ce genre de ressources en Suède.

— Embauchez-en un.

— Pardon ?

— Embauchez un ergothérapeute personnel pour Holger Palmgren. Trouvez le meilleur. Et faites-le dès demain. Assurez-vous qu'il dispose de tout ce qu'il lui faut en matière d'équipement technique et ce genre de choses. Je veillerai à ce que l'argent soit versé avant la fin de la semaine pour son salaire et pour l'équipement nécessaire.

— C'est une plaisanterie ?

Lisbeth regarda le Dr Anders Sivarnandan de ses grands yeux inexpressifs dépourvus de toute trace d'humour.

MIA BERGMAN FREINA et rangea la Fiat au bord du trottoir devant la station de métro Gamla Stan, sur le chemin du retour à la maison. Dag Svensson ouvrit la portière et se glissa sur le siège du passager. Il se pencha et lui fit la bise tandis qu'elle réengageait la voiture dans le flot de voitures derrière un autocar.

— Salut, dit-elle sans détourner son regard de la circulation. Tu avais l'air sérieux quand je suis arrivée. Il s'est passé quelque chose ?

Dag Svensson soupira et attacha sa ceinture de sécurité.

— Non, rien de grave. Je galère un peu avec le texte.

— C'est-à-dire ?

— Plus qu'un mois avant la deadline. J'ai fait neuf des vingt-deux confrontations qu'on a prévues. J'ai des problèmes avec Björck à la Säpo. Ce con est en congé longue maladie et il ne répond pas au téléphone à son domicile.

— Il est peut-être hospitalisé ?

— Chais pas. Est-ce que tu as jamais essayé d'obtenir des informations de la Säpo ? Ils ne reconnaissent même pas que le bonhomme travaille pour eux.

— Tu n'as pas essayé ses parents ?

— Morts tous les deux. Il n'est pas marié. Il a un frère qui habite en Espagne. C'est simple, je ne sais pas comment faire pour le trouver.

Mia Bergman jeta un regard en coin sur son compagnon tout en pilotant la voiture à travers l'échangeur de Slussen et en direction du tunnel de Nynâshamnsleden.

— Au pire, on supprimera le passage sur Björck. Blomkvist tient à ce que tous ceux qu'on met en cause aient une chance d'apporter leur commentaire avant qu'on les balance.

— Et ce serait dommage de louper un représentant de la police secrète qui court les putes. Qu'est-ce que tu vas faire ?

— Le chercher et le trouver, évidemment. Et toi, comment tu vas ?

— Plus calme que moi, tu meurs.

Il la titilla avec le doigt entre les côtes.

— Tu ne sens pas tes nerfs ?

— Pas du tout. Dans un mois, je soutiens ma thèse et je serai docteur et je me sens parfaitement sereine.

— Tu connais ton sujet. Alors pourquoi t'en faire ?

— Regarde sur le siège arrière.

Dag Svensson se retourna et vit un sac. Il y plongea la main et...

— Mia — elle est prête ! s'écria-t-il.

Il brandit une thèse imprimée.

Bons baisers de Russie

Trafic de femmes, criminalité organisée

et mesures prises par les autorités

par Mia Bergman

— Je croyais qu'elle ne sortirait que la semaine prochaine. Merde... il faut qu'on débouche une bouteille de vin en rentrant. Félicitations, docteur.

Il se pencha et lui fit encore une bise sur la joue.

— Calme-toi... Je ne serai docteur que dans trois semaines. Et surveille tes mains pendant que je conduis.

Dag Svensson rit. Puis il redevint sérieux.

— D'ailleurs, pour jouer un peu les rabat-joie... tu as interviewé une nana qui s'appelle Irina P. il y a un an.

— Irina P., vingt-deux ans, de Saint-Pétersbourg. Elle est venue en Suède la première fois en 1999, puis elle a fait quelques allers et retours. Pourquoi ?

— J'ai rencontré Gulbrandsen aujourd'hui. Le policier qui menait l'enquête sur le bordel à Södertälje. Tu as lu la semaine dernière qu'ils ont trouvé une fille qui flottait dans le canal de Södertälje. Il y avait de gros titres dans les journaux du soir.

— Oui.

— C'était Irina P.

— Quelle horreur !

Ils passèrent devant Skanstull en silence.

— Elle figure dans ma thèse, finit par dire Mia Bergman. Elle figure sous le pseudonyme de Tamara.

Dag Svensson ouvrit Bons baisers de Russie au passage des interviews et feuilleta jusqu'à Tamara. Il lut avec concentration pendant que Mia passait Gullmarsplan et Globen.

— C'est quelqu'un que tu appelles Anton qui l'a fait venir.

— Je ne veux pas utiliser les véritables noms. On m'a prévenue qu'on peut me le reprocher lors de la soutenance, mais je ne peux pas nommer les filles. Elles risqueraient de se faire tabasser à mort. Et je ne peux donc pas nommer les salauds non plus, ils trouveraient tout de suite laquelle des filles j'ai interrogée. Voilà pourquoi je n'ai que des pseudonymes et des gens anonymes dans toutes mes études de cas, sans détails spécifiques.

— Qui est Anton ?

— Il s'appelle probablement Zala. Je n'ai jamais réussi à l'identifier mais je crois qu'il est polonais ou yougoslave et qu'en réalité il s'appelle autrement. J'ai parlé avec Irina P. quatre-cinq fois et c'est seulement à la quatrième rencontre qu'elle l'a nommé. Elle était en train de mettre de l'ordre dans sa vie et avait l'intention d'arrêter mais elle avait terriblement peur de lui.

— Hmm..., fit Dag Svensson.

— Quoi hmm ?

— Je me demande... je suis tombé sur le nom de Zala il y a une semaine ou deux.

— Où ça ?

— J'ai procédé à une confrontation avec Sandström — tu sais, ce putain de micheton de journaliste. Merde. C'est un vrai salaud, ce mec.

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