Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé
- Автор: Роулинг Джоан Кэтлинг
- Серия: Harry Potter (Francais) #6
- Язык: французский
- Переводчик: Jean François Ménard
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé». Краткое содержание книги:
"Je m'en suis douté," jubila-t-il "J'ai entendu la malle de Goyle te frapper.
Et il m'avait semblé avoir vu un éclair blanc en l'air quand Zabini était revenu… "
Ses yeux s'attardèrent un moment sur les baskets de Harry.
" Tu n'as rien entendu d'inquiétant, Potter. Et pendant que je te tiens ici..."
Il donna un coup de pied sur le visage de Harry. Celui-ci sentit son nez se casser. le sang giclait partout.
"C'est de la part de mon père. Maintenant, laisse-moi regarder..."
Malefoy tira la cape de dessous le corps immobilisé de Harry et la lui jeta dessus.
"Je ne pense pas qu'on te trouvera jusqu'à ce que le train soit revenu à Londres," dit-il tranquillement. "Regarde autour de toi, Potter… personne."
Et prenant soin d'écraser les doigts de Harry, Malefoy sortit du compartiment.
Chapitre 8 : La victoire de Rogue
Harry ne pourrait pas bouger un muscle. Il était étendu là sous le manteau d'invisibilité sentant le sang s'écouler de son nez, chaud et humide, sur son visage, écoutant les voix et les pas dans le couloir, au loin. Il pensa d'abord que quelqu'un vérifierait sûrement les compartiments avant que le train ne reparte. Mais immédiatement il réalisa, découragé, que même si quelqu'un regardait dans le compartiment, il n'y serait ni vu ni entendu Son meilleur espoir était que quelqu'un lui marche dessus ou lui tape dedans. Harry n'avait jamais autant détesté Malefoy que depuis qu'il était étendu là, absurde, comme une tortue sur son dos, le sang s'écoulant lentement dans sa bouche ouverte. Dans quelle situation stupide s'était-il fourré... et maintenant les derniers pas mouraient au loin. Il y avait du battage, le long des quais, à l'extérieur. il pouvait entendre le frottement des sacs et le bruit des discussions. Ron et Hermione penseraient qu'il avait quitté le train sans eux.
Une fois qu'ils arriveraient à Poudlard et prendraient leur place dans le grand Hall, en regardant tout au long de la table des Gryffondor plusieurs fois, ils se rendraient finalement compte qu'il n'était pas là, mais alors, sans aucun doute, il serait de nouveau à mi-chemin vers Londres. Il essaya de faire du bruit, même un grognement, mais c'était impossible. Puis il se rappela que quelques sorciers, comme Dumbledore, pouvaient exécuter des sorts sans parler, ainsi il essaya de ramasser sa baguette, qui était tombée de sa main, en disant les mots " Accio baguette !" à plusieurs reprises dans sa tête, mais rien ne se produisit. Il pensa qu'il entendait bruire les arbres qui entouraient le lac, et le hululement lointain d'un hibou, mais aucun signe d'une recherche quelconque ni même (il s'était mis légèrement à l'espérer) d'une voix paniquée demandant où était passé Harry Potter. Un sentiment diffus de désespoir le traversa quand il imagina le convoi de chariots tirés par des sombrals, faisant le trajet jusqu'à l'école et les hurlements sonores du rire de Malefoy, audibles de n'importe quel chariot, racontant l'attaque de Harry à Crabbe, Goyle, Zabini, et Pansy Parkinson.
Le train s'ébranla, envoyant Harry rouler sur l'autre côté. Maintenant il fixait le dessous poussiéreux des sièges au lieu du plafond. Le plancher commença à vibrer quand le moteur se ralluma. L'express partait et personne ne savait qu'il était toujours là-dedans… Alors il s'est senti sa cape d'invisibilité se soulever et une voix au-dessus lui dit, "Salut, Harry."
Il y eut un flash de lumière rouge et le corps de Harry se dégela ; il pouvait se mettre maintenant en position assise, ce qui était moins humiliant, il essuya à la hâte le sang de son visage avec le dos de sa main, et il leva la tête pour regarder Tonks, qui tenait la cape d'Invisibilité qu'elle avait juste soulevée.
"Nous ferions mieux de sortir d'ici, rapidement, "dit-elle, alors que les fenêtres du train se brouillaient avec la vapeur et elle commença à aller vers la sortie. "Avançons, nous sauterons."
Harry la suivit rapidement dans le couloir. Elle ouvrit la porte du train et sauta sur le marchepied, qui sembla se dérober sous eux avec l'élan du train.
Il la suivit, chancela à l'atterrissage, et se redressa à temps pour voir le train à vapeur brillant écarlate continuer sur son élan, et disparaître hors de sa vue. L'air froid de la nuit calmait les palpitations de son nez. Tonks le regarda. il se sentit fâché et embarrassé qu'elle l'ait découvert dans une position aussi ridicule. Silencieusement elle lui remit en arrière le manteau d'invisibilité.
“Qui a fait ça ?"
“Draco Malefoy,” dit Harry amèrement. " Merci pour… enfin..."
“ Aucun problème, " dit Tonks, sans sourire.
Harry pouvait voir dans l'obscurité, qu'elle avait une chevelure aussi terne et une mine aussi fatigué que quand il l'avait rencontrée au terrier.
"Je peux arrêter l'écoulement de sang de ton nez si tu te tiens tranquille."
Harry n'était pas vraiment rassuré. Il avait eu l'intention de rendre visite à Mrs Pomfresh, en laquelle il avait un peu plus confiance pour tout ce qui touchait au domaine des sorts curatifs, mais il aurait semblé grossier de le dire et il se laissa donc faire en fermant les yeux.
“Episkey" formula Tonks.
Le nez de Harry devint très chaud, puis très froid. Il souleva une main et le toucha délicatement. Il semblait réparé.
“ Merci beaucoup !"
"tu seras plus vite remis avec ce manteau par-dessus, et nous pourrons marchons jusqu'à l'école," dit Tonks, en lui adressant un sourire. Harry balança le manteau sur lui, elle remua sa baguette magique et une immense créature à quatre jambes argentée s'en échappa et au loin dans l'obscurité.
''C'était un Patronus ?" demanda Harry, qui avait déjà vu Dumbledore envoyer des messages de cette façon.
"Oui, j'envoie un mot au château pour dire que je t'ai trouvé ou bien ils s'inquiéteront. Allons, nous ferions mieux de ne pas lambiner."
Ils prirent, un peu plus, loin la ruelle qui menait à l'école.
"Comment m'avez-vous trouvé ?"
" J'ai vu que tu n'avais pas quitté le train et je savais que tu avais cette cape. J'ai pensé que tu pourrais te cacher pour une raison quelconque. Quand j'ai vu les rideaux baissés dans ce compartiment, j'ai pensé qu'il fallait vérifier." "Mais, quoiqu'il en soit, que faisiez-vous ici ?" demanda Harry.
"je suis posté à Pré-au-lard maintenant, pour fournir à l'école une protection supplémentaire," répondit Tonks.
"Il n'y a que vous posté ici ou… ?"
"Non, Proudfoot, Savage, et Dawlish sont également là."
"Dawlish, c'est l'Auror que Dumbledore a attaqué l'année dernière ?"
" C'est exact."
Ils marchaient péniblement à travers l'obscurité le long du chemin sombre, suivant les traces fraîchement creusées par les calèches. Harry regarda en douce vers Tonks. L'année passée, elle l'avait beaucoup interrogé (au point d'être peu un ennuyeuse parfois), elle riait facilement, elle faisait des plaisanteries. Maintenant elle semblait plus âgée et beaucoup plus sérieuse et résolue. Était-ce la conséquence de tout ce qui s'était produit au ministère ?
Il se souvenait, avec un peu de gêne, que Hermione avait suggéré de dire quelque chose à propos de Sirius pour la consoler, que ce n'était pas sa faute, mais il ne pouvait se résoudre à le faire. Il ne la blâmait pas de la mort de Sirius. Ce n'était pas plus de sa faute que celle de n'importe qui d'autre (et, en fait, beaucoup moins que sa faute à lui !), mais il n'aimerait pas parler de Sirius s'il pouvait l'éviter. Ils marchèrent donc en silence à grands pas dans la nuit froide, le long manteau de Tonks balayant le sol derrière eux.