Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Le Seigneur des anneaux [1 La fraternité de l'anneau]
Le Seigneur des anneaux [1 La fraternité de l'anneau] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le Seigneur des anneaux [1 La fraternité de l'anneau]

Электронная книга - «Le Seigneur des anneaux [1 La fraternité de l'anneau]». Краткое содержание книги:

Depuis sa publication en 1954-1955, le récit des aventures de Frodo et de ses compagnons, traversant la Terre du Milieu au péril de leur vie pour détruire l’Anneau forgé par Sauron, a enchanté des dizaines de millions de lecteurs, de tous les âges. Chef-d’œuvre de la fantasy, découverte d’un monde imaginaire, de sa géographie, de son histoire et de ses langues, mais aussi réflexion sur le pouvoir et la mort, Le Seigneur des Anneaux est sans équivalent par sa puissance d’évocation, son souffle et son ampleur. Cette nouvelle traduction prend en compte la dernière version du texte anglais, les indications laissées par Tolkien à l’intention des traducteurs et les découvertes permises par les publications posthumes proposées par Christopher Tolkien. Ce volume contient 18 illustrations d’Alan Lee, entièrement re-numérisées, d’une qualité inégalée, ainsi que deux cartes (en couleur) de la Terre du Milieu et du Comté.
Version 104826 - 2014-09-30 14:40:02 +0200
1 ... 23 24 25 26 27 28 29 30 31 ... 154
Перейти на страницу:

Sam tomba à genoux, tremblant de peur. « Debout, Sam ! dit Gandalf. J’ai pensé à quelque chose de mieux. Quelque chose qui vous clouera le bec et qui vous servira de correction pour avoir écouté. Vous allez partir avec M. Frodo ! »

« Moi, m’sieur ! s’écria Sam, bondissant comme un chien invité à faire une promenade. Moi, aller voir les Elfes et tout ? Hourra ! » s’écria-t-il, puis il fondit en larmes.

3Les trois font la paire

« Vous devriez partir bientôt et sans vous faire remarquer », dit Gandalf. Deux ou trois semaines s’étaient écoulées, et Frodo ne semblait toujours pas décidé à entamer les préparatifs de départ.

« Je sais. Mais c’est difficile de faire les deux à la fois, protesta-t-il. Si je me contente de disparaître comme Bilbo, le bruit se répandra dans tout le Comté en un rien de temps. »

« Évidemment que vous ne devez pas disparaître ! dit Gandalf. Ça n’irait pas du tout. J’ai dit bientôt, pas instantanément. Si vous pensez qu’il y a moyen de quitter discrètement le Comté sans que tout le monde soit au courant, il vaut la peine d’attendre un peu. Mais vous ne devez pas trop tarder ! »

« Que diriez-vous de cet automne, le jour de Notre Anniversaire, ou après ? demanda Frodo. Je pense être en mesure de faire quelques préparatifs d’ici là. »

À vrai dire, il n’avait plus tellement envie de s’y mettre, maintenant que le temps était venu : sa résidence de Cul-de-Sac lui semblait plus enviable qu’elle ne l’avait été depuis des années, et il voulait profiter le plus possible de son dernier été dans le Comté. Il savait que l’automne venu, son cœur serait un peu plus enclin au voyage, comme chaque année en cette saison. En fait, il avait résolu en son for intérieur de partir le jour de son cinquantième anniversaire, le cent vingt-huitième de Bilbo. D’une certaine façon, cela semblait la journée idéale pour se mettre en route et suivre enfin ses traces. Suivre Bilbo, voilà ce qui lui importait par-dessus tout ; et c’était bien la seule chose capable de le réconcilier avec l’idée de partir. Il songeait le moins possible à l’Anneau, n’osant imaginer où celui-ci pourrait finir par le conduire. Mais il ne confiait pas chacune de ses pensées à Gandalf. Quant à ce que le magicien en devinait, c’était toujours difficile à dire.

Gandalf regarda Frodo et sourit. « Très bien, dit-il. Je pense que ça ira ; mais il ne faudra pas attendre plus longtemps. Je deviens très inquiet. Entre-temps, faites bien attention et ne donnez aucun indice de votre destination ! Et veillez à ce que Sam Gamgie reste muet. S’il ouvre la bouche, je vais vraiment le changer en crapaud. »

« Pour ce qui est de ma destination, dit Frodo, il serait difficile de la révéler, car je ne la connais pas moi-même… pas encore. »

« Ne dites pas de sottises ! répondit Gandalf. Je ne suis pas en train de vous dissuader de laisser une adresse au bureau de poste ! Mais vous quittez le Comté – et cela ne doit pas se savoir avant que vous soyez loin. Et vous devrez voyager (ou du moins partir) dans une direction ou une autre, que ce soit le nord, le sud, l’ouest ou l’est – et cela doit encore moins se savoir. »

« J’ai été tellement tracassé par l’idée de quitter Cul-de-Sac et de faire mes adieux que je n’ai même pas songé à la direction que je prendrai, dit Frodo. Car où puis-je aller ? Où mettre le cap ? Et quelle doit être ma quête ? Bilbo partait à la recherche d’un trésor, aller et retour ; mais moi, c’est pour en perdre un, y renoncer et ne pas revenir, pour autant que je puisse voir. »

« Vous ne pouvez cependant voir très loin, dit Gandalf. Ni moi non plus. Vous aurez peut-être à trouver les Failles du Destin ; mais cette quête peut échoir à d’autres : je l’ignore. En tout cas, vous n’êtes pas encore prêt pour cette longue route. »

« Non, en effet ! dit Frodo. Mais en attendant, quel chemin dois-je prendre ? »

« Celui du danger ; mais pas de manière trop inconsidérée, ni trop directe, répondit le magicien. Si vous voulez mon avis, rendez-vous à Fendeval. Ce voyage ne devrait point s’avérer trop périlleux, bien que la Route soit moins commode qu’avant ; et elle le sera encore moins à mesure que l’année avance. »

« Fendeval ! dit Frodo. Très bien : j’irai vers l’est, et je me dirigerai vers Fendeval. J’emmènerai Sam visiter les Elfes : il sera ravi. » Il parlait d’un ton léger ; mais son cœur éprouva soudain le désir de contempler la maison d’Elrond le Semi-Elfe, de respirer l’air de cette profonde vallée où bon nombre de ceux qu’on appelait les Belles Gens vivaient encore en paix.

Un soir d’été, une étonnante nouvelle parvint au Buisson de Lierre et au Dragon Vert. Les géants et autres présages des frontières du Comté furent délaissés au profit de choses plus importantes : M. Frodo vendait Cul-de-Sac – en fait, il l’avait déjà vendu… aux Bessac-Descarcelle !

« Et pour une coquette somme », disaient certains. « À prix dérisoire, contraient d’autres : plus probable, quand c’est Mme Lobelia qui paie. » (Otho était mort quelques années auparavant, vénérable mais déçu, à l’âge de cent deux ans.)

Pour quelle raison au juste M. Frodo vendait-il son joli trou ? La question faisait jaser encore plus que le prix de vente. Quelques-uns avançant la thèse – soutenue par les propres allusions et admissions de M. Bessac – selon laquelle il était à court d’argent : il quitterait donc Hobbiteville et se servirait du produit de la vente pour aller couler des jours tranquilles au Pays-de-Bouc, auprès de ses parents du côté Brandibouc. « Aussi loin que possible des Bessac-Descarcelle », renchérissaient certains. Mais l’idée de l’incommensurable fortune des Bessac était désormais si solidement ancrée que la plupart trouvaient l’histoire invraisemblable, plus encore que tout autre motif (raisonnable ou non) qu’ils pouvaient concevoir : pour la plupart des gens, il s’agissait d’une sombre machination de Gandalf qui n’avait pas encore éclaté au grand jour. Car même s’il se tenait plutôt tranquille, s’abstenant de sortir le jour, on savait pertinemment qu’il était « terré là-haut dans le Cul-de-Sac ». Mais quel que fût le rapport entre ce déménagement et les arcanes de sa magie, une chose était claire : Frodo Bessac s’en retournait au Pays-de-Bouc.

« Oui, je déménage à l’automne, disait-il. Merry Brandibouc doit me dénicher un joli petit trou, ou encore une petite maison. »

En fait, avec l’aide de Merry, il avait déjà choisi et acheté une petite maison à Creux-le-Cricq, dans la campagne derrière Fertébouc. À tous sauf Sam, il fit croire qu’il s’y installait définitivement. La décision de partir vers l’est lui en avait suggéré l’idée ; car le Pays-de-Bouc se trouvait aux frontières occidentales du Comté, et comme il y avait habité dans son enfance, son retour là-bas aurait au moins une certaine crédibilité.

Gandalf demeura dans le Comté pendant au moins deux mois. Puis, un soir de la fin du mois de juin, peu après que le plan de Frodo eut été enfin arrêté, il annonça subitement qu’il repartait le lendemain matin. « Pas pour longtemps, je l’espère, dit-il. Mais je m’en vais au-delà des frontières méridionales pour aller en quête de nouvelles. Je suis resté trop longtemps inactif. »

Il parlait d’un ton léger, mais Frodo lui trouvait un air assez préoccupé. « Est-il arrivé quelque chose ? »

« Eh bien, non ; mais j’ai entendu quelque chose qui m’a inquiété et je dois tirer l’affaire au clair. S’il me paraît après tout nécessaire que vous partiez sur-le-champ, je reviendrai immédiatement, ou j’enverrai à tout le moins un message. Entre-temps, tenez-vous-en à votre plan ; mais faites plus que jamais attention, surtout à l’Anneau. Permettez-moi d’insister une nouvelle fois : ne vous en servez pas ! »

1 ... 23 24 25 26 27 28 29 30 31 ... 154
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)