Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Les enfants de Dune [Children of Dune - fr]
Les enfants de Dune [Children of Dune - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les enfants de Dune [Children of Dune - fr]

Электронная книга - «Les enfants de Dune [Children of Dune - fr]». Краткое содержание книги:

Sur Dune, la planète des sables, les anciennes prophéties sont en train de s’accomplir. La transformation écologique s’accélère : l’eau, jadis plus coûteuse que l’or, coule à flots, et les jardins débordent sur le désert. Mais la prospérité nouvelle de Dune menace sa richesse, l’Epice de longévité et de prescience. Les durs Fremen, qui ont porté aux confins de l’univers humain la bannière et la parole de Muad’Dib, s’amollissent. Les vers géants se font rares. Et depuis que Paul est allé au désert pour y mourir selon la tradition Fremen parce qu’il a perdu la vue, ses prêtres ont construit sur son message de paix une théocratie autoritaire qui régit toute la galaxie.
C’est alors que se jouent les destins des enfants de Dune.
Leto et Ghanima, les jumeaux nés de Paul et de Chani, se sont éveillés à la conscience dans le ventre de leur mère et portent en eux les mémoires héréditaires d’innombrables générations. Il leur faut les dompter s’ils veulent échapper à l’Abomination redoutée par les Sœurs du Bene Gesserit à la possession par un spectre surgi de ce passé génétique.
Il leur faut aussi déjouer les complots s’ils veulent survivre, refondre l’univers humain ébranlé par le Jihad et régner à leur tour sur Dune.

Voici enfin le troisième volet de l’épopée la plus fascinante de toute la science-fiction moderne. Un grand roman historique situé dans l’avenir lointain.
Dans huit mille ans.
1 ... 22 23 24 25 26 27 28 29 30 ... 134
Перейти на страницу:

Le culte de Muad’Dib avait viré à l’aigre, par les ferments des erreurs d’Alia, et par la prêtrise militaire qui, bride abattue, chevauchait la puissance Fremen. Ce que désirait Leto, c’était la régénération.

Mais il me cache quelque chose, se dit Ghanima.

Il lui revint ce que Leto lui avait rapporté de son rêve. Et ce rêve avait une telle réalité iridescente et magnifique que le rêveur avait pu le vivre encore des heures durant, dans la brume, sans jamais qu’il ne change.

« Je suis sur le sable, dans la chaude clarté du jour, et pourtant il n’y a pas de soleil. C’est à ce moment que je comprends que je suis le soleil. Ma lumière se déploie en un Sentier d’Or. Au moment où je comprends cela, je sors de moi-même. Je me retourne, m’attendant à me voir devenir soleil. Mais je vois autre chose : je ne suis qu’un dessin d’enfant. Mes yeux sont des éclairs et mes bras et mes jambes de simples bâtons. Pourtant, je tiens un sceptre dans la main gauche, un vrai sceptre, qui n’a rien à voir avec cette espèce de gribouillis que je suis. Alors, le sceptre bouge et je suis terrifié. Et cela m’éveille ; pourtant, je sais que je continue de rêver. C’est à ce moment que je prends conscience d’être enfermé dans quelque chose – une armure qui suit les mouvements de ma peau. Je ne peux voir vraiment cette armure, mais je la sens. C’est alors que la terreur me quitte, car je sens que cette armure me donne la puissance de dix mille hommes. »

Il sentit avant même de le rencontrer le regard de sa sœur et il tenta de se dégager, de reprendre sa marche vers les appartements de Jessica. Mais Ghanima lui résista.

« Ce Sentier d’Or ne vaut peut-être pas mieux que tous les autres », dit-elle.

Il baissa les yeux sur le sol de roc, envahi par les doutes puissants de sa sœur.

« Je dois le faire », dit-il enfin.

« Alia est possédée. Cela pourrait bien nous arriver. Peut-être cela nous est-il déjà arrivé sans que nous en ayons conscience…»

« Non. (Il secoua la tête et affronta le regard de sa sœur.) Alia a résisté. Ce qui a augmenté la force des pouvoirs qui l’habitent. C’est par sa puissance qu’elle a été vaincue. Nous avons osé la quête intérieure, nous sommes partis à la recherche des langages anciens, des connaissances perdues. Nous sommes d’ores et déjà des amalgames vivants de ces existences que nous portons. Nous ne leur résistons pas. Nous nous laissons porter par elles. Voilà ce que j’ai appris de notre père la nuit dernière. C’est ce que je devais savoir. »

« Il n’a rien dit de ce qui est en moi. »

« Tu as écouté notre mère. C’est ce qui nous…»

« J’ai failli perdre. »

« Est-elle encore aussi forte en toi ? » demanda Leto, et la crainte se lisait sur son visage.

« Oui… mais à présent je crois qu’elle me protège par son amour. Tes arguments étaient excellents. Notre mère existe à présent pour moi dans l’alam al-mythal avec les autres, mais elle a goûté au fruit de l’enfer. Désormais, je peux l’écouter sans peur. Quant aux autres…»

« Oui, dit Leto. Et moi, tandis que j’écoute mon père, je pense que je suis en vérité le conseil de ce grand-père dont je porte le nom. Mais c’est peut-être justement ce nom qui facilite tout…»

« T’a-t-on dit de parler du Sentier d’Or à notre grand-mère ? »

Leto allait répondre mais se tut à l’instant où passait un serviteur portant le panier du petit déjeuner de Dame Jessica, suivi d’un sillage de parfum d’épice.

« Elle vit en nous en même temps qu’en sa propre chair, dit Leto. Il convient de la consulter deux fois. »

« Pas en ce qui me concerne, protesta Ghanima. Je ne m’y risquerai pas à nouveau. »

« Ce sera donc à moi. »

« Je pensais que nous avions admis l’un et l’autre qu’elle était retournée auprès des Sœurs. »

« Certainement. Elle a été élevée Bene Gesserit, elle a vécu sa propre vie ensuite, et puis elle est redevenue Bene Gesserit pour la fin. Mais rappelle-toi qu’elle porte elle aussi le sang des Harkonnens en elle, qu’elle en est plus proche que nous, et qu’elle a connu elle aussi cet échange intérieur. »

« De manière superficielle, dit Ghanima. Mais tu n’as pas répondu à ma question. »

« Je ne pense pas que je mentionnerai le Sentier d’Or. »

« Je pourrais le faire. »

« Ghani ! »

« Nous n’avons plus besoin des dieux Atréides ! Il faut retrouver le champ nécessaire à une certaine humanité ! »

« Ai-je donc jamais dit le contraire ? »

« Non. » Elle prit une profonde inspiration et détourna les yeux. Depuis le seuil de l’antichambre, les serviteurs les observaient, percevant la tension dans le ton, mais incapables de comprendre les mots anciens.

« Il faut que nous le fassions, reprit Leto. Sinon, nous ferions mieux de tomber sur nos couteaux. »

Ce disant, il employait l’ancienne forme Fremen qui avait le sens de « répandre notre eau dans la citerne tribale ».

Une fois encore, sa sœur l’observa attentivement. Elle ne pouvait qu’être en accord avec lui, mais elle était prise au piège d’une construction aux multiples murailles. L’un et l’autre savaient que, sur leur chemin, ils rencontreraient fatalement un jour d’expiation. Pour Ghanima, c’était une certitude que venaient renforcer ces autres vies-mémoires qui résidaient en elle, mais, en cet instant, ce qu’elle redoutait, c’était la puissance qu’elle communiquait à toutes les psychés dont elle utilisait les souvenirs. En elle, elles se tenaient tapies comme autant de harpies, d’ombres démoniaques en embuscade. Excepté sa mère, qui avait eu pouvoir sur sa chair et y avait renoncé. Ghanima était encore éprouvée par ce combat qui s’était déroulé en elle et qu’elle aurait perdu sans les exhortations de Leto.

Leto prétendait que le Sentier d’Or était la seule issue qui pouvait les libérer du piège. Elle devait le croire. Même s’il gardait en lui quelque secret arraché à sa vision, il avait besoin de Ghanima, de sa créativité pour enrichir leur plan.

« On nous éprouvera », dit-il, sachant bien où résidaient les doutes de Ghanima.

« Ce ne sera pas l’épice. »

« Même dans l’épice. Certainement dans le désert et dans l’Épreuve de la Possession. »

« Jamais tu n’as mentionné cette Épreuve de la Possession ! Fait-elle partie de ton rêve ? »

La gorge sèche, il dut avouer :

« Oui. »

« Alors… nous serons… possédés ? »

« Non. »

Elle songea à l’Épreuve, à cet examen très ancien des Fremen qui souvent s’achevait en une mort hideuse. Le plan de Leto recelait donc d’autres complexités. Il les conduirait jusqu’à un seuil au-delà duquel la chute d’un côté ou d’un autre pourrait ne pas être supportée par l’esprit humain, cet esprit demeurant sain.

Devinant le cheminement des pensées de sa sœur, Leto déclara : « Le pouvoir attire les psychotiques. Toujours. C’est ce qu’il nous faut empêcher en nous-mêmes. »

« Tu es certain que nous ne serons pas… possédés ? »

« Nous ne le serons pas, si nous créons le Sentier d’Or. »

En proie au doute encore, elle dit :

« Je ne porterai pas ton enfant, Leto. »

Il secoua la tête, refoulant les désirs intérieurs, et lui répondit dans la forme royale du langage ancien : « Ma sœur, je vous aime plus que moi-même, mais vous n’êtes point le plus tendre de mes désirs. »

1 ... 22 23 24 25 26 27 28 29 30 ... 134
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)