Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
"Excuse-moi," dit Draco. Il se détourna de Harry, puis il essaya de se calmer, il fallait qu'il fasse ce test, et il ne voulait pas l'échouer à cause de la nervosité ou de la honte.
Il leva sa baguette en position de départ pour un Patronus.
Il se souvint tomber de son balais, la douleur, la peur, il imagina une grande silhouette encapuchonnée qui s'approchait, qui ressemblait à une chose morte qu'on aurait laissée dans l'eau.
Puis il ferma ses yeux, pour mieux se souvenir de Père tenant ses petites mains froides dans sa force chaude.
N'aie pas peur, mon fils, je suis là...
La baguette fut brandie pour repousser la peur, et Draco fut surpris par la force du geste ; et il se souvint alors que Père n'était pas perdu, qu'il ne le serait jamais, qu'il serait toujours là et qu'il serait toujours fort, peu importe ce qui arriverait à Draco, et sa voix s'exclama : "Expecto Patronum !"
Draco ouvrit les yeux.
Un serpent étincelant lui rendit son regard, pas moins lumineux qu'avant.
Derrière lui, il entendit Harry exhaler, comme s'il était soulagé.
Draco regarda la lumière blanche. Il semblait qu'il n'était pas totalement perdu, après tout.
"Ce qui me rappelle," dit Harry après un moment. "Peut-on tester mon hypothèse sur la façon d'utiliser le Patronus pour envoyer des messages ?"
"Est-ce que ça va me surprendre ?" dit Draco. "Je ne veux plus de surprises pour aujourd'hui."
Harry avait prétendu que l'idée n'était pas si bizarre que ça et qu'il ne voyait pas en quoi elle pourrait choquer Draco, ce qui n'avait eu pour effet que de rendre ce dernier encore plus nerveux ; mais Draco pouvait comprendre à quel point il était important de pouvoir s'envoyer des messages en cas d'urgence.
Le truc - c'était du moins l'hypothèse de Harry - consistait à vouloir partager la bonne nouvelle, à vouloir que le destinataire apprenne la pensée heureuse que vous aviez utilisée pour lancer le Patronus. Sauf qu'au lieu de communiquer avec des mots, le Patronus lui-même était le message. En voulant que le destinataire voit le Patronus, ce dernier irait le rejoindre.
"Dis à Harry," dit Draco au serpent lumineux, même si Harry se tenait à quelques pas de lui, de l'autre côté de la pièce, "de, euh, faire attention au singe vert," ce qui était un code dans une pièce qu'il avait un jour vue.
Et alors, comme à la gare de King's Cross, Draco voulut que Harry sache à quel point Père avait toujours tenu à lui ; sauf que cette fois il n'essaya de le dire par des mots mais par sa pensée heureuse.
Le serpent brillant ondula à travers la pièce, donnant l'impression qu'il ondulait dans les airs plutôt que sur la pierre ; il parcourut une courte distance, parvint à Harry -
- et lui dit, d'une étrange voix que Draco reconnut comme étant probablement celle que les gens entendaient quand il parlait : "Attention au singe vert."
"Hsssss ssss sshsshssss," dit Harry.
Le serpent ondula en sens inverse jusqu'à Draco.
"Harry dit que le message est bien reçu," dit le Bungarus Candidus étincelant avec la voix de Draco.
"Euh," dit Harry. "Ça fait bizarre de parler à un Patronus."
...
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"Pourquoi est-ce que tu me regardes comme ça ?" dit l'héritier de Serpentard.
Après-coup :
Harry regardait Draco.
"Tu veux dire seulement les serpents magiques, c'est ça ?"
"N-non," dit Draco. Il avait l'air assez pâle, et il bégayait encore, mais il au moins il avait arrêté de produire des sons incohérents. "Tu peux parler Fourchelangue, c'est le langage de tous les serpents. Tu peux comprendre n'importe quel serpent quand il parle, et ils peuvent comprendre ce que tu leur dis... Harry, tu ne peux pas croire que tu as vraiment été Trié à Serdaigle ! Tu es l'héritier de Serpentard !"
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...
"LES SERPENTS SONT SENTIENTS ?"
*Chapter 48*: Priorités utilitaristes
On était samedi, le premier matin de février, et à la table Serdaigle, un garçon faisait face à une assiette contenant un haut monticule de légumes. Il les inspectait nerveusement, à la recherche de la moindre trace de viande.
La réaction avait peut-être été excessive. Après s'être remis du choc initial, le bon sens de Harry s'était réveillé et avait émit l'hypothèse que "Fourchelangue" n'était probablement qu'une interface linguistique permettant de contrôler les serpents...
...après tout, les serpents ne pouvaient pas vraiment être aussi intelligents que les humains, quelqu'un aurait finit par s'en rendre compte. Le plus petit cerveau permettant une quelconque capacité linguistique dont Harry avait jamais entendu parler était celui du perroquet gris d'Afrique, entraîné par Irene Pepperberg. Et c'était un protolangage sans structure, chez une espèce qui jouait à de complexes jeux adultérins et qui devait donc être capable de se représenter d'autres perroquets. En revanche, selon les souvenirs de Draco, les serpents parlaient Fourchelangue dans ce qui semblait être un langage humain normal, c'est à dire avec une grammaire complète et syntaxiquement récursive. Il avait fallut longtemps pour que, par le biais de l'évolution, les hominidés acquièrent cette capacité, et ils avaient des cerveaux immenses, et de fortes pressions de sélection sociale. Pour ce que Harry en savait, les serpents n'avaient pour ainsi dire pas de société. Et avec des milliers et des milliers d'espèces différentes dans le monde, comment auraient-ils tous pu utiliser la même version de leur langage mythique ?
Bien sûr, tout cela n'était que du bon sens, auquel Harry commençait à complètement cesser de croire.
Mais il était certain d'avoir déjà entendu des serpents siffler à la télévision - après tout, il devait bien avoir entendu ce son quelque part - et ça ne lui avait pas semblé être un langage, ce qui avait été fort rassurant...
... au début. Le problème, c'était que Draco avait aussi affirmé que les Fourchelangue pouvaient aussi envoyer des serpents exécuter des missions complexes. Et si c'était vrai, alors il fallait que les Fourchelangue rendent les serpents intelligents de façon permanente en leur parlant. Dans le pire des cas, cela rendrai le serpent conscient de sa propre existence, comme ce que Harry avait accidentellement fait au Choixpeau.
Et quand Harry avait offert cette hypothèse, Draco avait prétendu se souvenir d'une histoire - Harry priait Cthulhu pour que celle-ci ne soit qu'un compte de fée, elle y ressemblait, mais l'histoire existait quand même - disant que Salazar Serpentard avait envoyé une jeune et brave vipère collecter des informations auprès d'autres serpents.
Si un serpent auquel un Fourchelangue avait parlé pouvait rendre d'autres serpents conscients de leur propre existence en leur parlant, alors...
Alors...
Harry ne savait même pas pourquoi son cerveau continuait de dire "alors... alors..." puisqu'il savait parfaitement bien comment la progression exponentielle fonctionnerait, c'était juste que l'horreur morale profonde de la situation bloquait son esprit.
Et si quelqu'un avait inventé un sort similaire permettant de parler aux vaches ?
Et s'il y avait des Volaillelangue ?
Ou tant qu'on y était...
Harry se figea sous l'effet de la compréhension soudaine, alors même qu'une pleine fourchetée de carottes était sur le point d'entrer dans sa bouche.
C'était impossible, ça ne pouvait pas être vrai, certainement qu'aucun sorcier ne serait assez stupide pour faire CA...